Réponse courte
Examinez la question sérieusement, et commencez maintenant. Ne pas être sûr est un point de départ honnête, mais la question est trop grande pour la laisser ouverte. Remettre à plus tard est aussi un choix, et si Dieu (﷾) existe, vous aurez choisi sans avoir regardé. Chercher coûte peu. Lisez les raisons, éprouvez les affirmations, et demandez à être guidé avec vos propres mots. L'islam dit la même chose. Dans le Coran, un croyant à la cour de Pharaon raisonne au sujet d'un messager. S'il ment, le mensonge retombe sur lui. S'il dit vrai, une partie de ce dont il avertit tombera sur eux. Le Coran promet aussi la guidance à ceux qui font l'effort (29:69).
Explication complète
Ne pas décider est encore une façon de vivre
Ne pas être sûr n'est pas un endroit où rien n'est en jeu. Vous pouvez prier ou non, consacrer une heure à la question ou non, et considérer votre vie comme devant rendre compte à quelqu'un au-delà de vous-même ou non. Chacun de ces choix en est un. Chacun convient mieux à une réponse qu'à l'autre. La question a aussi une échéance que personne ne maîtrise. Le mathématicien français du XVIIe siècle Blaise Pascal a formulé une version de cette idée dans le fragment qui contient son pari. Le pari est l'argument selon lequel une personne doit parier sur Dieu (﷾) à cause de ce qui est en jeu. Son lecteur dit qu'il préférerait ne pas parier du tout. Pascal répond qu'il faut parier : ce n'est pas facultatif, car il est déjà embarqué.
“Pesons le gain et la perte, en pariant que Dieu est. Estimons ces deux chances. Si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc, sans hésiter, qu'Il est.”
Chercher coûte peu, et les enjeux ne sont pas petits
Mettez les deux côtés en balance. S'il n'y a pas de Créateur, avoir cherché sérieusement coûte quelques lectures, quelques heures et un peu de réflexion honnête. S'il y a un Créateur qui vous a fait et a donné un but à votre vie, n'avoir jamais cherché coûte bien plus. Ce déséquilibre est une raison de chercher. Ce n'est pas une preuve que Dieu (﷾) existe, et cette page ne le présente pas comme tel. Le pari de Pascal a la même forme. Il dit que si vous gagnez, vous gagnez tout, et que si vous perdez, vous ne perdez rien. Cette page prétend moins. Elle ne dit pas que suivre l'islam ne coûte rien, car l'islam demande la prière, le jeûne et le don. Elle dit seulement que lire, demander et examiner coûtent peu.
“Pesons le gain et la perte, en pariant que Dieu est. Estimons ces deux chances. Si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc, sans hésiter, qu'Il est.”
Les enjeux disent pourquoi chercher, et les tests disent quoi croire
À lui seul, un argument tiré des enjeux convient à toute religion qui avertit d'une perte. L'écrivain français Denis Diderot l'a fait valoir contre Pascal, en écrivant qu'un imam pourrait en dire autant. Mais son objection ne supprime pas les enjeux. Elle ajoute des affirmations à éprouver, et un lecteur averti par plusieurs messages a plus de raisons de chercher, non moins. Les enjeux ne servent donc ici qu'à montrer pourquoi la question ne doit pas être laissée de côté. Choisir est l'œuvre de tests que chacun peut appliquer à tout message. Se contredit-il ? Nous parvient-il par des gens que l'on peut nommer ? Décrit-il un seul Créateur éternel, celui que désignent les raisons ? Ce site a une page sur la manière d'éprouver une Écriture. Le Coran lui-même invite à une telle épreuve (4:82). L'imam de Diderot est précisément l'affirmation que ce site demande au lecteur d'éprouver.
Répondant au pari de Pascal, Diderot note que Pascal disait qu'on ne risque rien à croire sa religion vraie et tout à la croire fausse, et ajoute qu'un imam pourrait en dire autant que Pascal. Son propos est que l'argument de l'enjeu sert également toutes les religions, et ne peut donc pas dire au lecteur laquelle choisir.
“Pesons le gain et la perte, en pariant que Dieu est. Estimons ces deux chances. Si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc, sans hésiter, qu'Il est.”
“Ne méditent-ils pas le Coran (avec soin) ? S'il venait d'un autre qu'Allah, ils y auraient certainement trouvé beaucoup de contradictions.”
La croyance n'est pas un interrupteur, mais chercher est un choix
Personne ne peut se faire croire en le voulant. C'est vrai de toute croyance. Ce qu'une personne peut choisir, c'est ce qu'elle lit, à qui elle demande et si elle se tourne vers Dieu (﷾). La croyance suit les raisons qu'elle trouve, et l'islam ajoute que la guidance est un don de Dieu (﷾) à celui qui la demande. Certains conseillent à celui qui doute d'agir comme s'il croyait jusqu'à ce que la croyance vienne. Ce n'est pas la voie islamique. L'islam ne demande à personne de jouer une croyance qu'il n'a pas ni de faire taire sa raison. Il lui demande de s'en servir, et de demander.
“Pesons le gain et la perte, en pariant que Dieu est. Estimons ces deux chances. Si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc, sans hésiter, qu'Il est.”
L'islam dit la même chose : le croyant de la cour de Pharaon
Le Coran rapporte un croyant du peuple de Pharaon qui avait caché sa foi. Il parle à des hommes qui veulent tuer Moïse parce qu'il dit que son Seigneur est Allah (﷾). Il commence par le fait que Moïse est venu avec des signes clairs. Il raisonne ensuite que si Moïse ment, le mensonge retombe sur lui. S'il dit vrai, une partie de la calamité dont il avertit tombera sur eux (40:28). Un second verset demande à ceux qui rejettent la révélation de considérer ceci. Si elle vient vraiment d'Allah (﷾) et qu'ils la rejettent, qui est plus égaré (41:52) ? Les deux pèsent ce que le rejet risque si le message est vrai. Le premier commence par les signes clairs qu'a apportés Moïse ; les enjeux suivent donc les preuves et ne les remplacent pas. Aucun ne demande à quiconque de croire sans chercher. C'est la réponse de l'islam, et non la preuve ; un lecteur qui n'accepte pas le Coran ne perd donc rien de ce dont l'argument ci-dessus a besoin.
“Un croyant, un homme du peuple de Pharaon, qui avait caché sa foi, dit : « Tuerez-vous un homme parce qu'il dit : “Mon Seigneur est Allah” ? — alors qu'il vous est vraiment venu avec des (Signes) clairs de votre Seigneur ? et s'il est menteur, sur lui retombe (le péché de) son mensonge : mais s'il dit la Vérité, alors tombera sur vous une partie de la (calamité) dont il vous avertit : vraiment, Allah ne guide pas celui qui transgresse et ment ! »”
“Dis : « Voyez-vous, si la (Révélation) vient (vraiment) d'Allah, et que pourtant vous la rejetez ? Qui est plus égaré que celui qui est dans un schisme éloigné (de tout but) ? »”
La réponse de l'islam : chercher, et demander
Le Coran promet la guidance à ceux qui font un effort pour Dieu (29:69). Il dit que Dieu (﷾) est proche de ceux qui L'invoquent et écoute celui qui L'appelle (2:186). L'islam ajoute que la guidance elle-même est un don de Dieu (﷾) à celui qui la demande. Il enseigne que personne n'est puni avant qu'un messager ne lui soit parvenu (17:15). Il ajoute qu'après les messagers, les hommes ne devraient avoir aucun argument contre Dieu (4:165). L'islam donne donc trois étapes à un lecteur qui n'est pas sûr. Lisez les raisons, en commençant par les pages qui demandent comment nous savons que Dieu (﷾) existe. Éprouvez l'affirmation d'une révélation par son contenu et son histoire, non par la foule qui l'entoure. Demandez, avec vos propres mots, à être guidé vers la vérité. Même une prière aussi simple que : si Tu es là, guide-moi, est un commencement. En islam, c'est le premier pas dans toute une manière de vivre, avec la croyance, l'adoration et le caractère ensemble.
“Et ceux qui luttent pour Notre (cause), Nous les guiderons certainement vers Nos Chemins : car Allah est en vérité avec ceux qui font le bien.”
“Quand Mes serviteurs t'interrogent à Mon sujet, Je suis vraiment proche (d'eux) : J'écoute la prière de celui qui M'invoque quand il M'invoque : qu'ils répondent donc, de bon gré, à Mon appel, et qu'ils croient en Moi, afin qu'ils suivent le droit chemin.”
“Qui reçoit la guidance la reçoit pour son propre bien ; qui s'égare le fait à sa propre perte : nul porteur de fardeau ne portera le fardeau d'autrui : et Nous ne châtions pas avant d'avoir envoyé un messager (pour avertir).”
“Des messagers annonciateurs de bonne nouvelle et avertisseurs, afin qu'après (la venue) des messagers, les hommes n'aient aucun argument contre Allah : car Allah est Puissant, Sage.”
Les objections, et les réponses
Diderot, Addition aux Pensées philosophiques, LIX
Répondant au pari de Pascal, Diderot note que Pascal disait qu'on ne risque rien à croire sa religion vraie et tout à la croire fausse, et ajoute qu'un imam pourrait en dire autant que Pascal. Son propos est que l'argument de l'enjeu sert également toutes les religions, et ne peut donc pas dire au lecteur laquelle choisir.
Cité pour
Le pari marche pour toutes les religions. Comme l'a dit Diderot, un imam pourrait en dire autant que Pascal ; il ne peut donc pas me dire laquelle choisir.
La réponse
Les enjeux seuls ne choisissent pas, et cette page ne s'en sert pas pour cela. Mais plus d'avertissements signifient plus de choses à éprouver, non moins de raisons de chercher. Les enjeux disent pourquoi la question ne doit pas être laissée de côté. Les tests d'un message, que chacun peut appliquer, disent quelle affirmation mérite d'être crue. L'imam de Diderot est l'affirmation que ce site vous demande d'éprouver.
Ce qu'il en ressort — Les enjeux fixent l'urgence, les tests choisissent entre les religions, et l'islam demande à être éprouvé.
Blaise Pascal, Pensées, fragment 233 (« Infini-rien »), traduction anglaise de W. F. Trotter (1910 ; texte du Project Gutenberg n° 18269)
“Pesons le gain et la perte, en pariant que Dieu est. Estimons ces deux chances. Si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc, sans hésiter, qu'Il est.”
Cité pour
Pascal, que cite cette page, a écrit contre l'islam ailleurs dans le même livre.
La réponse
C'est vrai. Pascal pariait pour sa propre Église. Cette page ne prend rien de sa conclusion, seulement l'idée que la question ne peut pas être laissée de côté. Les affirmations de son Église et celles de l'islam font face aux mêmes tests.
Ce qu'il en ressort — Seule la forme du pari est utilisée, et les affirmations de chaque religion sont pesées par les mêmes tests.
Blaise Pascal, Pensées, fragment 233 (« Infini-rien »), traduction anglaise de W. F. Trotter (1910 ; texte du Project Gutenberg n° 18269)
“Pesons le gain et la perte, en pariant que Dieu est. Estimons ces deux chances. Si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc, sans hésiter, qu'Il est.”
Cité pour
Une croyance tenue pour éviter une perte n'est pas une vraie croyance. Personne ne peut croire parce que cela rapporte.
La réponse
C'est vrai de la croyance, et cette page ne demande pas une croyance achetée. Les enjeux sont une raison de lire et d'examiner. Si la croyance suit, elle repose sur les raisons trouvées. Ce qui est choisi, c'est la recherche.
Ce qu'il en ressort — La page demande une recherche, et toute croyance qui en vient repose sur des raisons et non sur la récompense.
Blaise Pascal, Pensées, fragment 233 (« Infini-rien »), traduction anglaise de W. F. Trotter (1910 ; texte du Project Gutenberg n° 18269)
“Pesons le gain et la perte, en pariant que Dieu est. Estimons ces deux chances. Si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc, sans hésiter, qu'Il est.”
Cité pour
Je ne peux pas me forcer à croire, même si je le voudrais beaucoup.
La réponse
Personne ne le peut par un seul acte de volonté. Mais vous pouvez choisir de lire, de peser les raisons, de poser vos questions à des gens qui connaissent la foi, et de demander. Ce sont des actes de volonté, et la croyance suit les raisons qui en viennent.
Ce qu'il en ressort — Ce qui ne peut pas être choisi, c'est la croyance sur commande. Ce qui peut être choisi, c'est la recherche.
Blaise Pascal, Pensées, fragment 233 (« Infini-rien »), traduction anglaise de W. F. Trotter (1910 ; texte du Project Gutenberg n° 18269)
“Pesons le gain et la perte, en pariant que Dieu est. Estimons ces deux chances. Si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc, sans hésiter, qu'Il est.”
Cité pour
Pascal dit qu'on ne perd rien à croire. Mais un croyant renonce à des années, à des plaisirs et à sa liberté s'il n'y a pas de Dieu.
La réponse
Cette page ne dit pas que suivre une foi ne coûte rien. Elle dit que chercher coûte peu : quelques lectures, un peu de temps, quelques questions. L'islam demande à un musulman des choses réelles, à savoir la prière, le jeûne, le don et le caractère. Qu'elles en vaillent la peine dépend de la vérité de ses affirmations, et c'est pour le découvrir que l'on cherche.
Ce qu'il en ressort — La page prétend seulement que chercher coûte peu, et laisse le coût d'une vie de foi être pesé au regard de sa vérité.
Coran 17:15 — Sourate al-Isra (Le Voyage nocturne), verset 15
“Qui reçoit la guidance la reçoit pour son propre bien ; qui s'égare le fait à sa propre perte : nul porteur de fardeau ne portera le fardeau d'autrui : et Nous ne châtions pas avant d'avoir envoyé un messager (pour avertir).”
Cité pour
Si un Dieu juste existe, Il récompenserait le doute honnête. Il ne punirait que ceux qui vont contre les preuves ; je suis donc en sécurité là où je suis.
La réponse
L'islam n'appelle pas mensonge le doute honnête, et Dieu (﷾) juge chaque personne en pleine connaissance de son cœur. Personne n'est puni avant que le message ne lui soit parvenu (17:15). Mais l'islam ne promet pas que rester immobile est sûr. Sa promesse va à celui qui continue de chercher et de demander : il sera guidé (29:69). La recherche dure aussi longtemps que la vie.
Ce qu'il en ressort — L'islam promet la guidance à une recherche qui continue, non la sécurité à une recherche qui s'est arrêtée.
Coran 40:28 — Sourate Ghafir (Le Pardonneur), verset 28
“Un croyant, un homme du peuple de Pharaon, qui avait caché sa foi, dit : « Tuerez-vous un homme parce qu'il dit : “Mon Seigneur est Allah” ? — alors qu'il vous est vraiment venu avec des (Signes) clairs de votre Seigneur ? et s'il est menteur, sur lui retombe (le péché de) son mensonge : mais s'il dit la Vérité, alors tombera sur vous une partie de la (calamité) dont il vous avertit : vraiment, Allah ne guide pas celui qui transgresse et ment ! »”
Cité pour
N'importe qui pourrait dire cela de n'importe quel messager, vrai ou faux. Évoquer une calamité s'il a raison ne prouve rien.
La réponse
Le croyant du verset ne s'arrête pas aux enjeux. Il commence par le fait que Moïse est venu avec des signes clairs, et les enjeux suivent. Le même ordre vaut aujourd'hui. Le message et son histoire viennent d'abord, et les enjeux expliquent seulement pourquoi attendre n'est pas sage.
Ce qu'il en ressort — Dans le verset, les signes viennent d'abord et les enjeux ensuite ; c'est donc un argument pour examiner une affirmation.
Coran 41:53 — Sourate Fussilat (Les Versets détaillés), verset 53
“Nous leur montrerons bientôt Nos signes dans les régions (les plus lointaines de la terre) et en eux-mêmes, jusqu'à ce qu'il leur devienne évident que c'est la vérité. Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit témoin de toute chose ?”
Cité pour
Si Dieu existe, Il pourrait Se rendre évident ; j'attendrai donc qu'Il le fasse.
La réponse
Attendre un signe qui supprime tout doute, c'est décider de laisser la question fermée. Le Coran dit que des signes seront montrés aux gens dans le monde et dans leurs propres âmes. Ils continueront de venir jusqu'à ce que la vérité devienne évidente (41:53). Les preuves présentées sur ce site sont ouvertes à chacun dès maintenant. La page qui demande pourquoi Dieu (﷾) ne Se rend pas évident traite le reste.
Ce qu'il en ressort — La recherche est ouverte maintenant, et le Coran promet que des signes continueront d'être montrés à ceux qui cherchent.
Coran 102:1-2 — Sourate al-Takathur (La Course aux richesses), versets 1-2
“La rivalité mutuelle pour accumuler (les bonnes choses de ce monde) vous distrait (des choses plus sérieuses), jusqu'à ce que vous visitiez les tombes.”
Cité pour
Je crois déjà en Dieu. Je n'ai simplement pas le temps de chercher ce qu'Il veut. La vie est chargée, et Il sait que je suis quelqu'un de bien.
La réponse
Croire qu'un Créateur existe sans jamais demander ce qu'Il veut laisse la plus grande question sans réponse. Le Coran nomme ce qui occupe les gens. La course à accumuler toujours plus les distrait jusqu'à ce qu'ils visitent les tombes (102:1-2). Il demande : « Pensiez-vous donc que Nous vous avions créés par jeu » (23:115) ? Il vous connaît, en effet. Être bon est un début, mais Lui seul peut dire ce qu'Il vous demande, et l'étape suivante est de l'apprendre. Chercher coûte peu, et Il promet de guider ceux qui luttent pour Lui (29:69).
Ce qu'il en ressort — Croire en Dieu (﷾) ouvre la question de ce qu'Il veut. Une vie chargée est une raison de chercher maintenant, non plus tard.
Points de vue
Athée et agnostique : le pari ne peut pas choisir une religion, et la croyance ne s'achète pas
Pascal soutenait qu'il faut parier que Dieu est, parce que le gain est illimité et la perte nulle. Les critiques répondent que le même raisonnement sert n'importe quelle religion, comme Diderot l'a dit d'un imam. Et ils disent que personne ne peut croire simplement parce que cela rapporte.
Le pari prouve trop. Un imam, ou un prêtre de n'importe quelle religion, peut faire le même argument ; il ne peut donc pas dire au lecteur quelle religion choisir.
Réfutation
Les enjeux seuls ne choisissent pas une religion, et cette page ne s'en sert jamais pour cela. Des avertissements rivaux ajoutent des affirmations à éprouver, non des raisons d'arrêter de chercher. Les tests d'un message peuvent choisir (4:82 ; 2:23).
Personne ne peut croire en le décidant, et une croyance adoptée pour éviter une perte n'est pas du tout une croyance. Le propre fragment de Pascal rapporte la réponse du lecteur : il est fait de telle sorte qu'il ne peut croire.
Réfutation
C'est vrai, et cette page ne demande pas une croyance achetée par intérêt. Lire, examiner et demander sont des choix, et la croyance suit les raisons trouvées.
Les enjeux sont une raison de chercher, non un moyen de choisir
Ne pas être sûr ne supprime pas la question, et chercher coûte peu au regard de ce qui est en jeu s'il y a un Créateur. Les enjeux montrent pourquoi chercher. Des tests que chacun peut appliquer décident de ce qu'il faut croire.
Ne pas décider est encore une façon de vivre ; ne pas être sûr ne fait donc pas disparaître la question.
Lire, examiner et demander coûtent peu. N'avoir pas cherché coûte bien plus, s'il y a un Créateur qui a donné un but à la vie.
Un argument tiré de ce qui est en jeu convient également à toute religion. Ce sont donc des tests que chacun peut appliquer à un message qui doivent décider quelle affirmation mérite d'être crue.
Le point de vue islamique
L'islam demande à celui qui n'est pas sûr d'examiner le message avant de le rejeter, de faire un effort et de demander à Dieu (﷾) la guidance. Il enseigne que Dieu (﷾) est proche de celui qui L'invoque.
Le Coran rapporte un croyant de la cour de Pharaon. Il a raisonné à partir des signes clairs de Moïse, puis à partir de ce qui était en jeu si Moïse disait vrai.
Le Coran demande à ceux qui rejettent la révélation de considérer ce qui s'ensuit si elle vient vraiment d'Allah (﷾).
Le Coran promet que Dieu (﷾) guidera ceux qui font un effort pour Lui.
Le Coran dit que Dieu (﷾) est proche de ceux qui L'invoquent et répond à celui qui L'appelle.
L'islam enseigne que personne n'est puni avant qu'un messager ne lui soit parvenu. Il ajoute que les hommes n'auront aucun argument contre Dieu (﷾) après les messagers.