Réponse courte
L'islam enseigne le Dieu unique (﷾) vers lequel pointent les Upanishads et la Gita, purement et sans contradiction. La Kena Upanishad dit que Brahman est « non ceci que les gens adorent ici ». Krishna dit que ceux qui adorent les dieux vont aux dieux, et que leur récompense ne dure pas. L'islam ne demande aucun nouveau Dieu (﷾), seulement que l'Unique soit adoré seul. Un livre de loi hindou prescrit de l'étain fondu ou de la laque dans les oreilles d'un shudra qui écoute le Véda à dessein. Le Coran dit aux musulmans d'accorder asile même à un païen hostile afin qu'il puisse l'entendre. Au lieu d'une renaissance sans fin, l'islam offre une seule vie et une page blanche à quiconque se tourne vers Dieu (﷾). Il interdit d'insulter les dieux des autres, et son écriture est un seul livre, gardé entier. L'islam est un mode de vie complet (deen). Considérez le Coran, et le dernier Prophète (ﷺ) qui l'a apporté.
Explication complète
La réponse hindoue : pourquoi changer ?
Beaucoup d'hindous répondent qu'il n'y a rien à changer. Le Rig-Véda dit que les sages donnent bien des noms à ce qui est Un. Dans la Gita, l'écriture hindoue où Krishna enseigne le guerrier Arjuna, Krishna dit que de toutes les manières les hommes suivent son chemin. Au Parlement des religions de Chicago en 1893, Swami Vivekananda, un moine hindou, cita un hymne qu'il répétait depuis son enfance. Il dit que les différents chemins que prennent les hommes mènent tous au Seigneur. Gandhi, le dirigeant indien du XXe siècle, honorait le Prophète Muhammad (ﷺ) et louait la croyance de l'islam en un seul Dieu (﷾), et pourtant il resta hindou. Il tenait Muhammad (ﷺ) pour aussi divin que Krishna et Rama. Selon cette vue, un bon hindou a déjà Dieu (﷾), et n'a aucune raison de quitter la foi de sa famille.
“On l'appelle Indra, Mitra, Varuṇa, Agni, et il est le céleste Garutmân aux nobles ailes. À ce qui est Un, les sages donnent bien des noms : ils l'appellent Agni, Yama, Mâtariṣvan.”
“Je sers les hommes selon la manière dont ils s'approchent de moi. De toutes les manières, ô fils de Prithâ ! les hommes suivent mon chemin.”
“Je vous citerai, mes frères, quelques lignes d'un hymne que je me souviens avoir répété depuis ma plus tendre enfance, et que répètent chaque jour des millions d'êtres humains : « Comme les différents cours d'eau qui ont leur source en différents lieux mêlent tous leur eau dans la mer, ainsi, ô Seigneur, les différents chemins que les hommes prennent selon leurs différentes tendances, si divers qu'ils paraissent, tortueux ou droits, mènent tous à toi. »”
Dans un chapitre de paroles de Gandhi sur les autres religions, ses éditeurs rassemblent trois passages pertinents, tous tirés d'entretiens. Dans un entretien avec le Dr Crane, un pasteur américain, rapporté dans Harijan (6 mars 1937), il dit que Jésus était aussi divin que Krishna, Rama, Muhammad (ﷺ) ou Zoroastre, et qu'il ne tenait pas chaque mot de la Bible, des Védas ou du Coran pour inspiré. Dans un entretien avec le journaliste américain Andrew Freeman, publié dans Harijan (17 novembre 1946), il dit que Muhammad (ﷺ), s'il venait en Inde aujourd'hui, désavouerait beaucoup de ses prétendus disciples et reconnaîtrait Gandhi lui-même comme un vrai musulman. Dans un entretien avec le Dr John Mott, publié dans Young India (21 mars 1929), il nomma comme contribution propre de l'islam à la culture de l'Inde sa croyance pure en l'unicité de Dieu. Il ajouta que l'hindouisme pratique, à la différence de sa philosophie, n'est pas aussi intransigeant que l'islam sur ce point.
Le respect : un avertisseur pour chaque peuple
L'islam ne demande pas à un hindou de mépriser ses ancêtres. Le Coran dit qu'il n'y a jamais eu de peuple sans avertisseur, un messager qui avertit les gens d'adorer Dieu (﷾) seul. L'Inde aussi a eu ses avertisseurs, bien que le Coran ne les nomme pas. Il interdit aux musulmans d'insulter les dieux que d'autres invoquent. Il leur dit d'inviter avec sagesse et une belle exhortation, et de discuter de la manière la plus courtoise. Il dit qu'il n'y a nulle contrainte en religion. Ce qu'il demande, c'est qu'un hindou achève la recherche de l'Unique commencée par ses ancêtres : L'adorer Lui seul. La page qui demande si Dieu (﷾) a envoyé des prophètes en Inde explique comment les musulmans jugent ce qui, dans les écritures de l'Inde, peut remonter à l'enseignement d'un messager.
“Nous t'avons envoyé en vérité, comme annonciateur de bonne nouvelle et comme avertisseur : et il n'y a jamais eu de peuple sans qu'un avertisseur n'ait vécu parmi eux (dans le passé).”
“N'insultez pas ceux qu'ils invoquent en dehors d'Allah, de peur que par dépit ils n'insultent Allah dans leur ignorance. Ainsi avons-Nous embelli à chaque peuple ses propres actions. À la fin, ils retourneront à leur Seigneur, et Nous leur dirons alors la vérité de tout ce qu'ils faisaient.”
“Invite (tous) au Chemin de ton Seigneur avec sagesse et une belle exhortation ; et discute avec eux de la manière la meilleure et la plus courtoise : car ton Seigneur connaît le mieux ceux qui se sont égarés de Son Chemin, et ceux qui reçoivent la guidée.”
“Nulle contrainte en religion : la Vérité se distingue clairement de l'erreur : quiconque rejette le mal et croit en Allah a saisi l'anse la plus solide, qui ne se brise jamais. Et Allah entend et sait tout.”
Votre propre Upanishad : « non ceci que les gens adorent ici »
La Kena Upanishad parle de l'Un par qui l'œil voit et l'esprit pense. Nous citons la traduction de Swami Paramananda, un moine hindou. Cinq fois elle dit : sache que cela seul est le Brahman, la réalité suprême, « non ceci que les gens adorent ici » (nedam yad idam upasate). La Svetasvatara Upanishad dit qu'on ne voit personne qui lui soit semblable, qu'il n'y a pas d'image de lui, et que sa forme ne peut être vue. Le Coran dit la même chose de Dieu (﷾) : rien n'est semblable à Lui, et aucun regard ne peut L'atteindre. L'islam adore donc l'Un qu'aucun regard ne peut atteindre, et ne fait de Lui aucune image. Shankara, le maître du Vedanta du VIIIe siècle environ, lit le refrain plus largement encore. Tout ce qui est adoré comme autre que son propre Soi n'est pas Brahman. Cette lecture repose sur son enseignement selon lequel son propre Soi est Brahman, que l'islam ne partage pas. Ramanuja, un autre grand maître des XIe et XIIe siècles, répond qu'il n'y a pas d'« Être pur » au-dessus du Seigneur. Et la même Upanishad dit que Brahman « doit être adoré sous le nom de Tadvanam » : par un nom, non par une image. Les pages sur la murti (l'image utilisée dans le culte) et sur le Dieu unique (﷾) des écritures hindoues exposent cela en entier.
“Ce que la parole n'éclaire pas, mais qui éclaire la parole : sache que cela seul est le Brahman (l'Être suprême), non ceci que les gens adorent ici. Ce qui ne peut être pensé par l'esprit, mais par quoi, dit-on, l'esprit peut penser : sache que cela seul est le Brahman, non ceci que les gens adorent ici. Ce qui n'est pas vu par l'œil, mais par quoi l'œil peut voir : sache que cela seul est le Brahman, non ceci que les gens adorent ici. Ce qui ne peut être entendu par l'oreille, mais par quoi l'oreille peut entendre : sache que cela seul est Brahman, non ceci que les gens adorent ici. Ce que nul ne respire avec le souffle, mais par quoi le souffle est inspiré : sache que cela seul est le Brahman, non ceci que les gens adorent ici.”
“On ne lui connaît ni effet ni cause, on ne voit personne qui lui soit semblable ou supérieur ; sa haute puissance se révèle multiple, inhérente, agissant comme force et connaissance.”
“Nul ne l'a saisi en haut, ni en travers, ni au milieu. Il n'y a pas d'image de celui dont le nom est Grande Gloire. Sa forme ne peut être vue, nul ne le perçoit de l'œil. Ceux qui, par le cœur et l'esprit, le connaissent ainsi demeurant dans le cœur, deviennent immortels.”
“(Il est) le Créateur des cieux et de la terre : Il vous a donné des épouses d'entre vous, et des couples parmi les bestiaux : c'est ainsi qu'Il vous multiplie : rien n'est semblable à Lui, et c'est Lui qui entend et voit (tout).”
“Aucun regard ne peut L'atteindre, mais Lui atteint tous les regards : Il est au-dessus de toute compréhension, et pourtant Il est informé de toute chose.”
“Sans tenir compte de ceux-ci, sache que l'Atman lui-même est le Brahman inconditionné. Tel est le sens. Brahman n'est pas ce que les gens adorent ici, tel Iswara, qui n'est pas l'Atman, et qui est conditionné et désigné comme « ceci ».”
“Car l'Écriture, la Smriti, l'Itihâsa et le Purâna enseignent également qu'il y a une seule cause suprême, à savoir Brahman, un être qui est le Seigneur de tous les Seigneurs, omniscient, tout-puissant, réalisant instantanément tous ses desseins, exempt de toute tache, limité ni par le lieu ni par le temps, jouissant d'une béatitude suprême et insurpassable. Et l'on ne peut soutenir qu'au-dessus du Seigneur il y ait un « Être pur » dont le Seigneur ne serait qu'une partie.”
“Ce Brahman est appelé Tadvanam (objet d'adoration). Il doit être adoré sous le nom de Tadvanam. Celui qui connaît ainsi Brahman est aimé de tous les êtres.”
Le propre classement par Krishna du culte de nombreux dieux
La Gita ne dit pas que le culte des dieux est égal au culte du Seigneur. Krishna dit que ceux que les désirs ont privés de connaissance s'approchent d'autres divinités. Leur fruit « est périssable » : ceux qui adorent les divinités vont aux divinités. Les dévots d'autres dieux qui adorent avec foi l'adorent lui, mais « irrégulièrement » (avidhi-purvakam). Ils ne le connaissent pas vraiment, « c'est pourquoi ils tombent ». L'adorateur qu'il place le plus haut est celui dont le culte s'adresse « à un seul (Être) ». Il promet de délivrer ceux dont la dévotion n'est « envers nul autre que moi ». Un hindou dévot tient déjà cette dévotion unique pour l'idéal. Dans la Gita, cet Un est Krishna lui-même. La page qui demande si Dieu (﷾) est devenu homme en Rama ou en Krishna pèse cette affirmation. L'islam donne cette dévotion au Dieu unique (﷾), à qui rien n'est semblable. Dieu (﷾) dit qu'Il est proche, et qu'Il entend Lui-même quiconque L'invoque. La page sur la Gita et les nombreux dieux cite Shankara, Ramanuja et Madhva, trois grands maîtres hindous, sur ces versets.
“Ceux qui sont privés de connaissance par divers désirs s'approchent d'autres divinités, observant diverses règles, et gouvernés par leur propre nature. Quelle que soit la forme (de divinité) qu'un adorateur veut adorer avec foi, c'est envers cette forme que je rends sa foi ferme. Possédant cette foi, il cherche à se concilier (la divinité sous) cette (forme), et obtient d'elle les biens qu'il désire, (bien qu'ils soient) en réalité donnés par moi. Mais le fruit ainsi (obtenu) par eux, qui ont peu de jugement, est périssable. Ceux qui adorent les divinités vont aux divinités, et mes adorateurs aussi viennent à moi.”
“Même ceux, ô fils de Kuntî ! qui, dévots d'autres divinités, adorent avec foi, n'adorent que moi, (mais) irrégulièrement. Car je suis celui qui jouit de tous les sacrifices et leur seigneur. Mais ils ne me connaissent pas vraiment, c'est pourquoi ils tombent. Ceux qui font des vœux aux dieux vont aux dieux ; ceux qui font des vœux aux mânes vont aux mânes ; ceux qui adorent les Bhûtas vont aux Bhûtas ; et de même ceux qui m'adorent viennent à moi.”
“Parmi eux, celui qui possède la connaissance, qui est toujours dévoué, et dont le culte s'adresse à un seul (Être), est estimé le plus haut. Car à l'homme de connaissance je suis cher au-dessus de toutes choses, et il m'est cher.”
“Quant à ceux, cependant, ô fils de Prithâ ! qui, me consacrant toutes leurs actions, et (me tenant) pour leur (but) le plus haut, m'adorent, méditant sur moi avec une dévotion envers nul autre que moi, et dont l'esprit est fixé sur moi, moi, sans délai, je m'avance comme leur libérateur hors de l'océan de ce monde de mort.”
“Quand Mes serviteurs t'interrogent à Mon sujet, Je suis vraiment proche (d'eux) : J'écoute la prière de celui qui M'invoque quand il M'invoque : qu'ils répondent donc, de bon gré, à Mon appel, et qu'ils croient en Moi, afin qu'ils suivent le droit chemin.”
Le Véda fermé, le Coran ouvert
Le livre de loi de Gautama dit qu'un shudra qui écoute le Véda à dessein aura les oreilles remplies d'étain fondu ou de laque. Un shudra appartient à la quatrième des quatre castes classiques, la caste du service. Le Brahma Sutra est l'un des trois fondements du Vedanta, l'école de pensée bâtie sur les Upanishads. Il exclut le shudra de la connaissance de Brahman, parce que la smriti lui interdit d'entendre ou d'étudier le Véda. Smriti veut dire la tradition dont on se souvient, les livres de loi. Shankara cite les peines, et appelle l'exclusion du shudra hors du Véda « un point établi ». Il permet aux quatre castes d'apprendre les épopées et les Puranas, mais non le Véda lui-même. Ramanuja, son grand rival, est d'accord : il est « spécialement interdit au Sûdra d'entendre et d'étudier le Véda ». Le Coran ordonne l'inverse. Un païen qui demande asile, même en guerre contre les musulmans, doit le recevoir. La raison en est : « afin qu'il entende la parole d'Allah ». Son message est pour tous, et il se dit facile à comprendre et à retenir. Les pages sur les livres de loi hindous et sur la caste par la naissance donnent ces textes en entier.
“Or, s'il écoute intentionnellement (une récitation du) Véda, ses oreilles seront remplies d'étain (fondu) ou de laque. S'il récite (des textes védiques), sa langue sera coupée. S'il s'en souvient, son corps sera fendu en deux.”
“Et à cause de l'interdiction, dans la Smriti, (pour les Sûdras) d'entendre et d'étudier (le Véda) et de (connaître et d'accomplir) les choses (védiques).”
“L'interdiction d'entendre le Véda est exprimée par les passages suivants : « Les oreilles de celui qui entend le Véda doivent être remplies de plomb (fondu) et de laque », et « Car un Sûdra est (comme) un cimetière, c'est pourquoi (le Véda) ne doit pas être lu près d'un Sûdra. » De ce dernier passage résulte aussitôt l'interdiction d'étudier le Véda ; car comment étudierait-il l'Écriture celui près de qui elle ne doit même pas être lue ? Il y a en outre une interdiction expresse (que les Sûdras étudient le Véda) : « Sa langue doit être fendue s'il le prononce ; son corps doit être coupé s'il le garde en mémoire. »”
“Quant aux Sûdras qui, comme Vidura et « le chasseur religieux », acquièrent la connaissance en conséquence des effets ultérieurs d'actes antérieurs, le fruit de leur connaissance ne peut leur être refusé, puisque la connaissance produit dans tous les cas son fruit. La Smriti déclare en outre que les quatre castes sont toutes qualifiées pour acquérir la connaissance des itihâsas et des purânas ; comparez le passage : « Il doit enseigner les quatre castes » (Mahâbh.). Il reste cependant un point établi qu'elles ne possèdent aucune qualification de ce genre à l'égard du Véda.”
“Il est spécialement interdit au Sûdra d'entendre et d'étudier le Véda et d'accomplir les choses qui y sont prescrites. « Car un Sûdra est comme un cimetière, c'est pourquoi le Véda ne doit pas être lu près d'un Sûdra » ; « C'est pourquoi le Sûdra est comme une bête, impropre aux sacrifices. » Et celui qui n'entend pas réciter le Véda ne peut l'apprendre de manière à comprendre et accomplir ce que le Véda prescrit. L'interdiction d'entendre implique donc l'interdiction de comprendre et de tout ce qui en dépend.”
“Et si l'un des païens te demande asile, accorde-le-lui, afin qu'il entende la parole d'Allah ; puis fais-le parvenir en lieu sûr. C'est que ce sont des gens qui ne savent pas.”
“Et Nous avons vraiment rendu le Coran facile à comprendre et à retenir : y a-t-il donc quelqu'un pour recevoir l'avertissement ?”
L'aveugle
Manu, un livre de loi hindou, dit que ceux qui naissent déficients mentaux, muets, aveugles, sourds ou difformes naissent ainsi à cause de crimes antérieurs. Ils sont, dit-il, « méprisés par les vertueux ». Le Coran raconte l'histoire d'un aveugle qui vint au Prophète (ﷺ) pour être instruit. Le Prophète (ﷺ) parlait avec des chefs des Quraych, la principale tribu de La Mecque, et il se renfrogna et se détourna. Le Coran le lui reproche, dans des versets que les musulmans récitent depuis. Il dit qu'il n'y a pas de faute pour l'aveugle. Le Prophète (ﷺ) a rapporté que Dieu (﷾) promet le Paradis au serviteur qui perd la vue et se montre patient. Dans un enseignement, la cécité est une sentence pour des crimes dont personne ne se souvient. Dans l'autre, c'est une épreuve qui finit dans l'honneur. La page qui demande si le karma est juste traite de cela longuement. Le karma est l'enseignement hindou selon lequel chaque acte apporte son propre résultat, dans cette vie ou dans une vie ultérieure.
“Ainsi, en conséquence d'un reste (de la culpabilité de crimes antérieurs), naissent des idiots, des muets, des aveugles, des sourds et des hommes difformes, qui sont (tous) méprisés par les vertueux.”
“(Le Prophète) s'est renfrogné et s'est détourné, parce que l'aveugle est venu à lui (l'interrompre). Mais qu'en sais-tu ? Peut-être allait-il grandir (en compréhension spirituelle), ou recevoir le rappel, et l'enseignement lui aurait profité ? Quant à celui qui se juge suffisant à lui-même, c'est à lui que tu t'intéresses ; pourtant, ce n'est pas ta faute s'il ne grandit pas (en compréhension spirituelle). Mais celui qui est venu à toi en s'efforçant ardemment, et avec crainte (dans son cœur), de lui tu ne t'es pas soucié.”
“Il n'y a pas de faute pour l'aveugle, ni pour celui qui est né boiteux, ni pour celui qui est affligé de maladie, ni pour vous-mêmes, à manger dans vos propres maisons, ou dans celles de vos pères, ou de vos mères, ou de vos frères, ou de vos sœurs, ou des frères de votre père, ou des sœurs de votre père, ou des frères de votre mère, ou des sœurs de votre mère, ou dans les maisons dont vous avez les clefs, ou dans la maison d'un ami sincère : il n'y a pas de reproche à vous faire, que vous mangiez ensemble ou séparément. Mais quand vous entrez dans des maisons, saluez-vous les uns les autres, d'une salutation de bénédiction et de pureté comme venant d'Allah. Ainsi Allah vous rend clairs les signes, afin que vous compreniez.”
Anas ibn Malik entendit le Prophète (ﷺ) dire qu'Allah a dit : quand J'éprouve Mon serviteur par ses deux choses chéries, c'est-à-dire ses yeux, et qu'il est patient, Je lui donnerai le Paradis à leur place. Al-Bukhari l'a placé sous le titre « le mérite de celui qui a perdu la vue ».
Une page blanche au lieu d'un karma sans fin
Le karma, tel que l'enseigne le Vedanta, est une chaîne de vies sans commencement. Chaque naissance paie pour des actes commis dans des vies dont personne ne se souvient. L'islam enseigne une seule vie, et un seul jugement dans lequel chacun lit son propre registre. Nul ne porte le fardeau d'autrui. Et l'islam ouvre une porte que le karma n'a pas. Dieu (﷾) dit à ceux qui ont fait du tort à leur propre âme : « Ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah : car Allah pardonne tous les péchés ». Le verset suivant leur dit de se tourner vers leur Seigneur et de se soumettre à Lui. Quand Amr ibn al-As, un Compagnon du Prophète (ﷺ), vint accepter l'islam, il demanda d'abord à être pardonné. Le Prophète (ﷺ) lui demanda s'il ne savait pas que l'islam efface tout ce qui l'a précédé. Tout enfant, dit-il, naît pur, sur la fitra, la foi naturelle en Dieu (﷾). Personne ne naît chargé d'une dette.
“De lui (c.-à-d. du Seigneur, vient) le fruit (des œuvres) ; car (cela seul) est possible.”
“Si l'on objecte que cela (à savoir, le fait que le Seigneur tienne compte du mérite et du démérite) est impossible à cause de la non-distinction (du mérite et du démérite, avant la première création), nous réfutons l'objection en raison du fait que (le monde) est sans commencement.”
“Nous avons attaché au cou de chaque homme son destin : et au Jour du Jugement, Nous lui ferons sortir un registre qu'il trouvera déployé. (Il lui sera dit :) « Lis ton (propre) registre : il suffit aujourd'hui de ton âme pour faire ton compte. »”
“Dis : « Chercherais-je un autre Seigneur qu'Allah, alors qu'Il est le Seigneur de toute chose (qui existe) ? Chaque âme ne recueille le fruit de ses actes que pour elle-même : nul porteur de fardeau ne portera le fardeau d'autrui. Votre but final est vers Allah : Il vous dira la vérité sur ce en quoi vous divergiez. »”
“Dis : « Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès contre vous-mêmes ! Ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah : car Allah pardonne tous les péchés : Il est le Très Pardonneur, le Très Miséricordieux.”
“« Tournez-vous vers notre Seigneur (en repentir) et soumettez-vous à Sa (Volonté), avant que le Châtiment ne vous atteigne : après cela, vous ne serez pas secourus.”
Amr ibn al-As, près de la mort, dit qu'avant l'islam personne ne lui était plus odieux que le Prophète (ﷺ), et qu'il avait souhaité le tuer. Il raconta comment il vint au Prophète pour accepter l'islam. Il demanda au Prophète de tendre la main droite pour lui prêter serment, puis retira sa propre main. Interrogé sur la raison, il dit qu'il voulait une condition : être pardonné. Le Prophète lui demanda s'il ne savait pas que l'islam efface tout ce qui l'a précédé.
Abu Hurayra rapporte que le Prophète (ﷺ) a dit que tout enfant naît sur la fitra, la vraie foi, et que ce sont ses parents qui en font un juif, un chrétien ou un mazdéen, de même qu'une bête met au monde un petit entier : en voyez-vous un seul qui naisse mutilé ?
La préservation : beaucoup de branches alors, quelques-unes aujourd'hui
Ce qui subsiste du Véda a été gardé avec un soin remarquable. Le Véda a quatre recueils : le Rig-, le Yajur-, le Sama- et l'Atharva-Véda. Les prêtres ont transmis le Rig-Véda mot pour mot, et les spécialistes le disent extrêmement bien préservé. Mais vers 150 av. J.-C., le grammairien Patanjali, un savant du sanskrit, comptait 21 branches du Rig-Véda et 101 du Yajur-Véda. Le Sama-Véda était pour lui le Véda « aux mille chemins », et il donnait 9 branches à l'Atharva-Véda. Michael Witzel, un spécialiste moderne des Védas, juge la liste en partie irréaliste. Pourtant, même sans les mille du Sama-Véda, cela fait 131 branches. Beaucoup avaient leurs propres textes. Une douzaine environ de recueils védiques subsistent, et un seul du Rig-Véda. Un texte plus tardif, la Muktika Upanishad, donne son propre compte : une Upanishad dans chaque branche, 1 180 en tout, dont elle nomme 108. Quant au Coran, Dieu (﷾) dit qu'Il le gardera. L'ange Gabriel le révisait avec le Prophète (ﷺ) chaque année. Ce que Dieu (﷾) a voulu qu'il y reste est conservé en entier : un seul livre de 114 sourates, le même pour chaque musulman, dans une langue encore parlée. La page qui demande si les Védas ont été préservés donne les détails.
Jamison et Witzel écrivent que le Rig-Véda nous est parvenu pour l'essentiel dans une seule école, extrêmement bien préservée, celle de Shakalya, dont l'analyse mot à mot du texte (le Padapatha) est également transmise ; les recueils Bashkala et Mandukeya sont perdus. Leur tableau des textes védiques énumère les recueils conservés : un du Rig-Véda, trois du Sama-Véda, six du Yajur-Véda (dont un partiel) et deux de l'Atharva-Véda, qui, disent-ils, diffèrent considérablement l'un de l'autre. Le tableau marque d'autres textes comme perdus, tel le Brahmana de l'école Paippalada, dont aucun texte n'a survécu.
Witzel juge la liste des écoles de Patanjali (21 du Rig-Véda, 101 du Yajur-Véda, 1 000 du Sama-Véda, 9 de l'Atharva-Véda) clairement irréaliste en partie (p. 259, n. 10). Il note que d'autres versions du Rig-Véda, aujourd'hui perdues, comme celle de l'école Bashkala, avaient plus d'hymnes et se terminaient par un hymne différent ; seul le Rig-Véda Shakala se termine par l'hymne qu'il a aujourd'hui (p. 265, n. 32). Il les compare là aux hymnes apocryphes du Rig-Véda (le recueil Khila), qu'il décrit aux p. 284-285 comme transmis en recueil séparé seulement au Cachemire. Il décrit aussi d'anciens textes du Yajur-Véda connus seulement par des fragments, dont la Caraka Samhita aujourd'hui perdue (p. 298).
Dans l'introduction de son grand commentaire de la grammaire de Panini, Patanjali explique combien l'usage des mots est étendu. Parmi les domaines de leur usage, il énumère les quatre Védas, avec leurs sciences auxiliaires et leurs enseignements secrets, « divisés de multiples manières » : 101 branches des prêtres Adhvaryu (le Yajur-Véda), le Sama-Véda « aux mille chemins », le Rig-Véda « en 21 manières » et l'Atharva-Véda « en 9 manières ».
Rama dit à Hanuman que le Rig-Véda a 21 branches, le Yajur-Véda 109, le Sama-Véda 1 000 et l'Atharva-Véda 50, et que dans chaque branche il y a une Upanishad (1 180 en tout selon ce compte). Il lui dit ensuite d'étudier la seule Mandukya pour la délivrance, ou bien 10, ou 32, ou les 108 Upanishads, dont il énumère les noms.
“C'est Nous, sans aucun doute, qui avons fait descendre le Message ; et c'est Nous qui le garderons assurément (de toute altération).”
Abu Hurayra rapporte que Gabriel révisait le Coran avec le Prophète (ﷺ) une fois chaque année, et deux fois l'année de sa mort.
Le Prophète (ﷺ) : envoyé « vers vous tous »
Le Coran dit au Prophète (ﷺ) de dire : « Ô hommes ! Je suis envoyé vers vous tous, comme le Messager d'Allah ». Il dit qu'il a été envoyé « comme (Messager) universel pour les hommes ». Il a dit que chaque prophète antérieur était envoyé à son propre peuple seulement, mais que lui a été envoyé à toute l'humanité. Son message n'est donc pas pour les seuls Arabes. La plupart des musulmans aujourd'hui ne sont pas arabes, et l'Inde a l'une des plus grandes populations musulmanes du monde. Avant qu'il n'affirme quoi que ce soit, son propre peuple l'appelait al-Amin, le digne de confiance. Le Coran qu'il a apporté met quiconque au défi de produire une sourate semblable. Il a annoncé la victoire des Romains (les Byzantins) sur la Perse dans quelques années, et cela s'est réalisé. Quatre pages exposent la thèse. Elles demandent si Muhammad (ﷺ) était vraiment un messager de Dieu (﷾), et quel est le défi du Coran. Elles demandent aussi quelles prophéties se sont réalisées, et si l'islam n'est que pour les Arabes. À un hindou qui honore les sages véridiques, il est seulement demandé de peser l'affirmation de cet homme aussi soigneusement qu'il pèserait la leur.
“Dis : « Ô hommes ! Je suis envoyé vers vous tous, comme le Messager d'Allah, à qui appartient la royauté des cieux et de la terre : il n'y a de dieu que Lui : c'est Lui qui donne la vie et la mort. Croyez donc en Allah et en Son Messager, le Prophète illettré, qui croit en Allah et en Ses paroles : suivez-le afin d'être guidés. »”
“Nous ne t'avons envoyé que comme (Messager) universel pour les hommes, leur annonçant la bonne nouvelle et les avertissant (contre le péché), mais la plupart des hommes ne comprennent pas.”
Jabir ibn Abdullah rapporte que le Prophète (ﷺ) a cité cinq choses qui lui ont été données et qui n'avaient été données à aucun prophète avant lui. La dernière : chaque prophète antérieur était envoyé à son propre peuple seulement, mais lui a été envoyé à toute l'humanité.
Une estimation pays par pays des musulmans du monde en 2009 : environ 1,57 milliard. Environ un sur cinq vivait au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, une région qui comprend la Turquie et l'Iran, et plus de six sur dix vivaient en Asie. Les quatre plus grandes populations musulmanes se trouvaient en Indonésie, au Pakistan, en Inde et au Bangladesh.
Rapporte qu'avant sa mission, Muhammad (ﷺ) était connu parmi les Quraych comme al-Amin, le digne de confiance. Quand les clans se disputèrent pour savoir qui remettrait la Pierre noire en place lors de la reconstruction de la Kaaba, ils convinrent d'accepter le jugement du premier homme qui entrerait, et ce fut lui. Les Mecquois laissaient leurs objets de valeur à sa garde, et lors de l'Hégire il fit rester Ali pour les rendre à leurs propriétaires.
“Et si vous êtes dans le doute au sujet de ce que Nous avons révélé de temps à autre à Notre serviteur, produisez donc une sourate semblable ; et appelez vos témoins ou vos auxiliaires (s'il y en a) en dehors d'Allah, si vos (doutes) sont fondés.”
“L'Empire romain a été vaincu, dans une terre toute proche ; mais eux, (même) après leur défaite, seront bientôt victorieux, dans quelques années. À Allah appartient la décision, dans le passé et dans l'avenir : ce jour-là, les croyants se réjouiront,”
Kalki et le Sceau des Prophètes : un contraste
Le Vishnu Purana, une histoire sacrée hindoue, dit que vers la fin de l'âge de Kali une portion de l'être divin descendra. L'âge de Kali est le dernier des quatre âges dans l'enseignement hindou. Il naîtra sous le nom de Kalki, dans la famille d'un éminent brahmane du village de Sambhala. Le Bhagavata Purana nomme lui aussi Kalki en dernier parmi les descentes du Seigneur. Dans ces textes, Kalki est donc Dieu (﷾) qui descend, et il est encore à venir. Le Coran parle de Muhammad (ﷺ) en termes opposés. Il est « le Messager d'Allah et le Sceau des Prophètes » : un homme, et le dernier des prophètes, qui est déjà venu. Il a dit à ses fidèles de ne pas le louer à l'excès comme les chrétiens avaient loué Jésus : « appelez-moi donc le serviteur d'Allah et Son Messager ». Certains ont affirmé que Kalki est Muhammad (ﷺ) ; ce site ne le fait pas. L'islam ne demande à personne d'attendre une descente de Dieu (﷾). Il lui demande de mettre à l'épreuve un messager qui est venu.
“Quand les pratiques enseignées par les Védas et les institutions de la loi auront presque cessé, et que la fin de l'âge de Kali sera proche, une portion de cet être divin qui existe de sa propre nature spirituelle sous le caractère de Brahma, et qui est le commencement et la fin, et qui comprend toutes choses, descendra sur la terre : il naîtra dans la famille de Vishńuyaśas, un éminent brahmane du village de Sambhala, sous le nom de Kalki, doté des huit facultés surhumaines.”
Le chapitre énumère dans l'ordre les descentes du Seigneur. Parmi les vingt-deux qu'il nomme figurent un sanglier qui souleva la terre hors des eaux, un poisson qui sauva Manu lors du déluge, une tortue qui porta sur son dos le mont Mandara, Mohini (une forme féminine qui charma les démons), l'homme-lion Narasimha et le nain. Il nomme aussi des sages et des rois, parmi lesquels un dieu-roi (Dutt : « Naradeva ») qui dompta la mer, que ses commentateurs identifient à Rama, puis Balarama et Krishna, nés parmi les Vrishnis. Il annonce le Bouddha et, en dernier, Kalki.
“Muhammad n'est le père d'aucun de vos hommes, mais (il est) le Messager d'Allah et le Sceau des Prophètes : et Allah a pleine connaissance de toute chose.”
Omar rapporte avoir entendu le Prophète (ﷺ) dire : ne me louez pas à l'excès comme les chrétiens ont loué à l'excès le fils de Marie ; je ne suis qu'un serviteur, appelez-moi donc le serviteur d'Allah et Son Messager.
Ce que demande l'islam
L'islam ne demande à un hindou aucun nouveau Dieu (﷾). Il lui demande d'offrir l'adoration à l'Un que décrivent ses propres textes les plus élevés, et à Lui seul. Le Coran enseigne clairement cet Un : « Il est Allah, l'Unique ». La déclaration de foi de l'islam, la Shahada, dit qu'il n'y a de dieu qu'Allah (﷾) et que Muhammad (ﷺ) est le Messager d'Allah (﷾). L'islam est un mode de vie complet (deen), et cette déclaration est son commencement. Le Coran invite chaque lecteur à le méditer avec soin, car un livre venu d'un autre que Dieu (﷾) contiendrait beaucoup de contradictions. Un verset invite les Gens du Livre, les juifs et les chrétiens, à une parole commune. Ses mots valent pour chaque lecteur : que nous n'adorions qu'Allah (﷾), et que nous ne prenions aucun seigneur en dehors de Lui. L'invitation est donc simple. Lisez le Coran, et pesez l'affirmation de Muhammad (ﷺ), le dernier des prophètes.
“Dis : Il est Allah, l'Unique ; Allah, l'Éternel, l'Absolu ; Il n'engendre pas, et Il n'est pas engendré ; et nul n'est égal à Lui.”
“Ne méditent-ils pas le Coran (avec soin) ? S'il venait d'un autre qu'Allah, ils y auraient certainement trouvé beaucoup de contradictions.”
“Dis : « Ô hommes ! Je suis envoyé vers vous tous, comme le Messager d'Allah, à qui appartient la royauté des cieux et de la terre : il n'y a de dieu que Lui : c'est Lui qui donne la vie et la mort. Croyez donc en Allah et en Son Messager, le Prophète illettré, qui croit en Allah et en Ses paroles : suivez-le afin d'être guidés. »”
“Dis : « Ô Gens du Livre ! venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n'adorions qu'Allah ; que nous ne Lui associions rien ; que nous ne prenions pas, parmi nous, des seigneurs et des patrons en dehors d'Allah. » S'ils se détournent, dites : « Soyez témoins que nous (du moins) sommes musulmans (soumis à la volonté d'Allah).”
“Muhammad n'est le père d'aucun de vos hommes, mais (il est) le Messager d'Allah et le Sceau des Prophètes : et Allah a pleine connaissance de toute chose.”
Les répliques et leurs réponses
Swami Vivekananda, réponse aux souhaits de bienvenue, Parlement mondial des religions, Chicago, 11 septembre 1893
“Je vous citerai, mes frères, quelques lignes d'un hymne que je me souviens avoir répété depuis ma plus tendre enfance, et que répètent chaque jour des millions d'êtres humains : « Comme les différents cours d'eau qui ont leur source en différents lieux mêlent tous leur eau dans la mer, ainsi, ô Seigneur, les différents chemins que les hommes prennent selon leurs différentes tendances, si divers qu'ils paraissent, tortueux ou droits, mènent tous à toi. »”
Cité pour
Tous les chemins mènent au même Dieu. Le Rig-Véda dit que les sages donnent bien des noms à l'Un, et Krishna dit que de toutes les manières les hommes suivent son chemin. Vivekananda a cité l'hymne qui dit que les chemins que prennent les hommes, tortueux ou droits, mènent tous au Seigneur. Pourquoi quelqu'un changerait-il de chemin ?
La réponse
La Gita elle-même ne dit pas que chaque chemin mène au même endroit. Même 4.11 commence ainsi : « Je sers les hommes selon la manière dont ils s'approchent de moi » ; chacun reçoit ce qui convient à sa voie. Krishna dit : « Ceux qui adorent les divinités vont aux divinités, et mes adorateurs aussi viennent à moi ». Les adorateurs d'autres dieux, dit-il, « tombent ». La Kena dit de ce que les gens adorent ici que ce n'est pas Brahman. Les religions donnent aussi des réponses opposées aux plus grandes questions. L'une dit que Dieu (﷾) naît comme un homme, une autre qu'Il ne naît jamais. L'une enseigne une renaissance sans fin, une autre une seule vie puis le jugement. Des réponses opposées ne peuvent pas toutes être vraies. L'hymne que citait Vivekananda est un poème de dévotion, non le Véda. L'islam reconnaît que Dieu (﷾) a de nombreux noms, bien qu'il ne compte pas parmi eux Indra, Agni et Yama, que nomme le verset. Il demande que Celui qui porte Ses noms soit adoré seul. La page qui demande si toutes les religions mènent au même Dieu (﷾) y répond en entier.
Ce qu'il en ressort — La Gita elle-même dit que des cultes différents mènent à des fins différentes. L'islam reconnaît que Dieu (﷾) a de nombreux noms, et demande qu'Il soit adoré seul.
Coran 3:85 — Sourate Al Imran (La Famille d'Imran), verset 85
“Quiconque désire une religion autre que l'islam (la soumission à Allah), elle ne sera jamais acceptée de lui ; et dans l'au-delà, il sera au rang de ceux qui ont perdu (tout bien spirituel).”
Cité pour
L'islam est exclusif. Le Coran dit qu'une religion autre que l'islam ne sera jamais acceptée, et nous appelle des mécréants. Une religion qui condamne tous les autres ne peut pas être la voie vers un Dieu d'amour.
La réponse
L'affirmation de l'islam est une affirmation sur la vérité, et le Coran la fait sans contrainte ni mépris. Le Coran dit qu'il n'y a nulle contrainte en religion. Il interdit aux musulmans d'insulter les dieux que d'autres invoquent. Il permet la bonté et la justice envers tous ceux qui ne les combattent pas. Il dit qu'un avertisseur est venu à chaque peuple, et que Dieu (﷾) ne punit personne avant qu'un messager l'ait atteint. Le mot kafir, mécréant, décrit ce qu'une personne rejette. Le Coran juge gravement ce rejet, mais le mot est un verdict sur la croyance, non une insulte. Sa sourate qui commence par « Ô vous qui rejetez la Foi ! » se termine en laissant chacun à sa voie : « À vous votre Voie, et à moi la mienne ». Toute religion qui revendique la vérité trace une limite quelque part. La Gita dit que les adorateurs d'autres dieux « tombent ». L'école de Madhva, telle que la résumait Madhava, disait que les advaitins doivent entrer dans « l'enfer des ténèbres aveugles » pour avoir offensé Vishnu. Ce que demande l'islam, c'est l'adoration de Dieu (﷾) seul, la dévotion unique que Krishna lui-même place le plus haut.
Ce qu'il en ressort — L'exclusivité de l'islam porte sur la vérité, tenue sans contrainte ni mépris. Mécréant est un verdict sur la croyance, non une insulte, et les textes hindous disent eux aussi que d'autres cultes sont insuffisants.
Gandhi, dans The Mind of Mahatma Gandhi, ch. 17
Dans un chapitre de paroles de Gandhi sur les autres religions, ses éditeurs rassemblent trois passages pertinents, tous tirés d'entretiens. Dans un entretien avec le Dr Crane, un pasteur américain, rapporté dans Harijan (6 mars 1937), il dit que Jésus était aussi divin que Krishna, Rama, Muhammad (ﷺ) ou Zoroastre, et qu'il ne tenait pas chaque mot de la Bible, des Védas ou du Coran pour inspiré. Dans un entretien avec le journaliste américain Andrew Freeman, publié dans Harijan (17 novembre 1946), il dit que Muhammad (ﷺ), s'il venait en Inde aujourd'hui, désavouerait beaucoup de ses prétendus disciples et reconnaîtrait Gandhi lui-même comme un vrai musulman. Dans un entretien avec le Dr John Mott, publié dans Young India (21 mars 1929), il nomma comme contribution propre de l'islam à la culture de l'Inde sa croyance pure en l'unicité de Dieu. Il ajouta que l'hindouisme pratique, à la différence de sa philosophie, n'est pas aussi intransigeant que l'islam sur ce point.
Cité pour
Nous pouvons honorer Muhammad (ﷺ) comme un grand maître, comme le faisait Gandhi, et rester hindous. Gandhi le tenait pour aussi divin que Krishna et Rama. Il disait que le Prophète (ﷺ) le reconnaîtrait comme un vrai musulman, et il n'a jamais quitté sa propre foi. Il ne tenait pas non plus chaque mot du Coran pour inspiré. Un homme peut être sincère et se tromper pourtant au sujet de la révélation.
La réponse
Muhammad (ﷺ) a bien enseigné : le Coran dit qu'il a été envoyé pour enseigner à son peuple « l'Écriture et la Sagesse ». Mais il enseignait comme Messager de Dieu (﷾), non comme un sage ayant ses propres vues. Le Coran lui fait dire : « Je ne suis qu'un homme comme vous, (mais) l'inspiration m'est venue ». Il a dit à ses fidèles de ne pas le louer à l'excès : « appelez-moi donc le serviteur d'Allah et Son Messager ». Le Coran l'appelle « le Messager d'Allah et le Sceau des Prophètes », envoyé « vers vous tous ». L'honorer tout en rejetant cette affirmation, c'est dire qu'il s'est trompé sur ce qu'il a dit le plus clairement. Certains répondent qu'il était sincère mais se trompait. C'est une affirmation à mettre à l'épreuve, non à supposer, et les preuves sont à portée de main. Gandhi lui-même a dit à un pasteur américain qu'il y a plus de données historiques sur Muhammad (ﷺ) que sur Jésus, le Bouddha, Rama ou Krishna. Son propre peuple l'appelait al-Amin, le digne de confiance, avant qu'il n'affirme quoi que ce soit. Le Coran qu'il récitait lui reproche de s'être renfrogné devant un aveugle, et met quiconque au défi de produire une sourate semblable. Gandhi a nommé le don de l'islam à l'Inde : sa croyance pure en l'unicité de Dieu (﷾). Il reconnaissait que l'hindouisme pratique n'est pas aussi intransigeant sur ce point. L'islam demande cette croyance, tenue sans compromis, et une écoute équitable pour le Messager (ﷺ) qui l'a enseignée. La thèse en faveur de son affirmation est sur la page qui demande s'il était vraiment un messager de Dieu (﷾).
Ce qu'il en ressort — Le Prophète (ﷺ) affirmait être le Messager de Dieu (﷾) et le dernier des prophètes. L'honorer, c'est peser cette affirmation, non la mettre de côté.
Bhagavad-Gîtâ 3:35 — chapitre 3, verset 35
“Son propre devoir, même imparfait, vaut mieux que le devoir d'autrui bien accompli. La mort dans (l'accomplissement de) son propre devoir est préférable ; (l'accomplissement du) devoir d'autrui est dangereux.”
Cité pour
Krishna dit que son propre devoir, même imparfait, vaut mieux que le devoir d'autrui bien accompli, et que le devoir d'autrui est dangereux. L'hindouisme est une tradition vivante, plus ancienne que l'islam et enracinée en Inde. Pourquoi un hindou quitterait-il la foi de ses ancêtres et de sa terre pour une religion étrangère venue d'Arabie ?
La réponse
La Gita donne au verset son propre sens. Krishna le dit à Arjuna, un guerrier qui veut quitter la bataille. Au chapitre 18, presque les mêmes mots closent le passage sur les devoirs des quatre castes, dont la liste se termine par le service du shudra. Le verset parle du devoir de sa caste, non du Dieu (﷾) qu'il faut adorer. L'islam n'est pas non plus étranger au sens qui compte. Son Prophète (ﷺ) a été envoyé à toute l'humanité. La plupart des musulmans ne sont pas arabes, et l'Inde a l'une des plus grandes populations musulmanes du monde. L'islam demande à celui qui l'accepte de changer son adoration, non sa famille, son peuple ou la langue qu'il parle à la maison. Le Coran lui dit : « tiens-leur compagnie en cette vie avec justice (et égards) », même pour des parents qui le poussent à adorer d'autres que Dieu (﷾). L'ancienneté ne rend pas un enseignement vrai, et la nouveauté ne le rend pas faux. Selon l'enseignement de l'islam, la plus ancienne maison de chaque personne est l'adoration du Dieu unique (﷾), et tout enfant naît sur elle. La page qui demande s'il faut suivre la religion dans laquelle on est né y répond en entier.
Ce qu'il en ressort — Le verset de la Gita parle du devoir de sa caste, non de la religion. L'islam change celui qu'une personne adore, non sa famille, son peuple ou la langue qu'elle parle à la maison.
Bhagavad-Gîtâ 4:13 — chapitre 4, verset 13
“La division quadruple des castes a été créée par moi selon la répartition des qualités et des devoirs. Mais bien que j'en sois l'auteur, sache que je suis inépuisable, et non l'auteur.”
Cité pour
La caste par la naissance est une déformation. Krishna dit qu'il a fait les quatre castes selon les qualités et les devoirs, non selon la naissance. Manu et Gautama ne sont que des livres de loi, qu'on ne suit plus, et la Constitution de l'Inde a aboli l'intouchabilité.
La réponse
Tout hindou qui rejette la caste par la naissance a raison de le faire, et le Coran est d'accord avec lui. Mais les propres exemples de la Gita sont des devoirs dans lesquels on naît. Elle appelle les qualités « nées de la nature ». Il n'y a rien de meilleur « pour un Kshatriya qu'une bataille juste », et le devoir naturel du shudra « consiste dans le service ». Et la règle contre le shudra n'est pas seulement chez Manu et Gautama. Le Brahma Sutra lui-même l'exclut de la connaissance de Brahman, parce que la smriti lui interdit d'entendre le Véda. Shankara l'appelle « un point établi », et Ramanuja est d'accord. La Chandogya Upanishad, qui est shruti, fait d'une basse naissance le châtiment d'une mauvaise conduite. L'intouchabilité a pris fin dans la loi par la Constitution de 1950, non par les écritures. Le Coran n'a pas besoin d'une telle correction : son propre texte dit que le plus honoré auprès de Dieu (﷾) est le plus pieux. Certains musulmans d'Asie du Sud gardent bien des coutumes de caste, et la page sur la caste chez les musulmans montre qu'ils enfreignent ainsi leur propre écriture. Un musulman qui garde la caste désobéit à son livre. Un hindou qui la rejette fait bien, même s'il s'écarte de certains de ses maîtres classiques.
Ce qu'il en ressort — La règle contre le shudra figure dans le sutra même du Vedanta et chez ses grands maîtres. Le propre texte du Coran classe les gens selon la seule piété.
Brahma-Sûtra 3.2.38 — adhyaya 3, pada 2, sûtra 38
“De lui (c.-à-d. du Seigneur, vient) le fruit (des œuvres) ; car (cela seul) est possible.”
Cité pour
Le karma est une justice parfaite. Le Brahma Sutra dit que le fruit de chaque acte vient du Seigneur. Un enfant né aveugle récolte ses propres actes passés. Des enfants naissent aveugles chez les musulmans aussi, et l'islam ne donne aucune raison ; le karma dit au moins que c'était mérité. Un pardon donné à quiconque le demande laisse les méchants échapper à ce qu'ils méritent.
La réponse
La justice de l'islam est exacte elle aussi : quiconque a fait le poids d'un atome de bien ou de mal le verra, et chacun lit son propre registre. Nul ne porte le fardeau d'autrui. Mais une sentence juste exige une accusation que l'accusé peut connaître. L'enfant né aveugle ne se souvient d'aucun crime et n'a vu aucun registre. L'islam ne dit pas qu'il purge une peine : aucun péché n'est imputé à un nouveau-né. À mesure qu'il grandit, sa cécité est une épreuve, et une épreuve regarde vers une récompense, non vers un crime passé. Le Prophète (ﷺ) a dit que Dieu (﷾) donne le Paradis au serviteur qui perd la vue et se montre patient. Le pardon de l'islam n'est pas une échappatoire à la justice. Il est pour ceux qui se tournent vers Dieu (﷾) : le verset qui suit « Allah pardonne tous les péchés » dit de se tourner vers son Seigneur et de se soumettre à Lui. L'islam efface ce qui l'a précédé pour celui qui y entre. Tout enfant naît pur, et personne ne naît chargé d'une dette. La page qui demande si le karma est juste répond aux répliques classiques, dont la chaîne de vies sans commencement.
Ce qu'il en ressort — L'islam garde une justice exacte et ajoute ce qui manque au karma : un registre qu'on peut lire, une épreuve qui est récompensée, et la miséricorde pour tous ceux qui se tournent vers Dieu (﷾).
Sahih al-Bukhari 4986 — Kitab Fada'il al-Qur'an (Les mérites du Coran), hadith 4986
Zayd ibn Thabit rapporte qu'après la mort à Yamama de nombreux connaisseurs du Coran par cœur, Abou Bakr lui demanda de rassembler le Coran en un seul volume, lui rappelant qu'il mettait par écrit la révélation pour le Messager d'Allah. Zayd le recueillit à partir de fragments écrits et de la mémoire des hommes, et l'exemplaire achevé passa d'Abou Bakr à Omar, puis à Hafsa.
Cité pour
Le Coran n'a pas non plus été parfaitement gardé. Des hommes l'ont rassemblé et copié après la mort du Prophète (ﷺ), et vos propres hadiths parlent de versets qui ne sont plus dans le Coran. Les Védas ne s'en tirent pas plus mal.
La réponse
Zayd ibn Thabit mettait par écrit la révélation pour le Prophète (ﷺ). Il rassembla le Coran pour Abou Bakr à partir de fragments écrits et de la mémoire des hommes. Moins de vingt ans après la mort du Prophète (ﷺ), Othman, le troisième calife, fit envoyer des copies de ce même volume dans chaque province. Ali dit qu'il n'agit qu'après avoir consulté les Compagnons. Les musulmans du monde entier récitent depuis les mêmes 114 sourates. Les pages sur les copies d'Othman et sur la préservation du Coran donnent les faits. Les versets que Dieu (﷾) a retirés du vivant du Prophète (ﷺ), comme le Coran lui-même dit qu'Il le fait, ne sont pas des branches qu'une tradition aurait perdues au fil des siècles. La page sur l'abrogation les explique. Ce que Dieu (﷾) a voulu qu'il reste dans le Coran est conservé en entier. Par contraste, Patanjali comptait 131 branches du Véda même sans le Sama-Véda « aux mille chemins ». Beaucoup avaient leurs propres textes, et il ne subsiste pour l'essentiel qu'un seul recueil du Rig-Véda. Ce qui subsiste du Véda a été gardé avec un soin remarquable. Le soin apporté à ce qui a survécu ne ramène pas ce qui a été perdu.
Ce qu'il en ressort — Le Coran est un seul texte pour chaque musulman. La partie du Véda qui subsiste est soigneusement gardée, mais la plupart de ses branches sont perdues.
Vishnu Purana 4.24 — livre 4, chapitre 24
“Quand les pratiques enseignées par les Védas et les institutions de la loi auront presque cessé, et que la fin de l'âge de Kali sera proche, une portion de cet être divin qui existe de sa propre nature spirituelle sous le caractère de Brahma, et qui est le commencement et la fin, et qui comprend toutes choses, descendra sur la terre : il naîtra dans la famille de Vishńuyaśas, un éminent brahmane du village de Sambhala, sous le nom de Kalki, doté des huit facultés surhumaines.”
Cité pour
Nos écritures promettent déjà celui qui restaurera la droiture. Vers la fin de l'âge de Kali, Vishnu descendra sous le nom de Kalki. Un hindou peut attendre Kalki et n'a besoin d'aucun prophète venu d'Arabie.
La réponse
Le Vishnu Purana décrit Kalki comme une portion de l'être divin. Il doit naître dans une famille brahmane de Sambhala, vers la fin de l'âge de Kali. C'est une descente de Dieu (﷾), et il est encore à venir. Ce site n'affirme pas que Kalki est Muhammad (ﷺ), et les textes ne le permettent pas. L'affirmation de l'islam est d'une autre sorte. Il ne parle d'aucune descente de Dieu (﷾) : rien n'est semblable à Lui, et Il n'est pas engendré. Il parle d'un homme, « le Messager d'Allah et le Sceau des Prophètes », qui se disait le serviteur de Dieu (﷾). Il est déjà venu, et son affirmation peut être mise à l'épreuve dès maintenant : par sa vie, par le défi du Coran et par les prophéties qui se sont réalisées. Attendre une descente future ne dit pas si le Messager (ﷺ) qui est venu a dit la vérité.
Ce qu'il en ressort — Kalki est une descente future de Dieu (﷾) ; le Coran présente un messager humain qui est déjà venu, et dont l'affirmation peut être mise à l'épreuve dès maintenant.
Bhagavad-Gîtâ 16:23-24 — chapitre 16, versets 23-24
“Celui qui, abandonnant les prescriptions des Écritures, agit sous l'impulsion du désir, n'atteint ni la perfection, ni le bonheur, ni le but suprême. C'est pourquoi, pour discerner ce qui doit être fait et ce qui ne doit pas être fait, votre autorité (doit être) l'Écriture. Et, connaissant ce qui est déclaré par les prescriptions de l'Écriture, vous devez accomplir l'action en ce monde.”
Cité pour
Les sept cents versets de la Gita sont l'essentiel, et ils me suffisent. Je n'ai pas besoin du reste : les règles sur la caste, le jeûne, le mariage et la nourriture.
La réponse
La Gita elle-même ne le dit pas. À la fin de son seizième chapitre, Krishna parle de celui qui abandonne « les prescriptions des Écritures ». Quiconque « agit sous l'impulsion du désir », dit-il, n'atteint pas « le but suprême ». Puis il ajoute : « pour discerner ce qui doit être fait et ce qui ne doit pas être fait, votre autorité (doit être) l'Écriture ». Le même livre donne à chacune des quatre classes ses devoirs, « distingués selon les qualités nées de la nature ». Vers sa fin, la Gita dit bien : abandonne tous les devoirs et viens à Krishna comme « (ton) unique refuge ». Ses maîtres lisent cet appel de différentes manières. Mais le même chapitre dit : « Le renoncement à l'action prescrite n'est pas convenable ». Il ajoute qu'« on ne doit pas abandonner un devoir naturel ». Quelle que soit la lecture de ce dernier appel, la Gita a déjà fait de l'Écriture l'autorité. Elle renvoie donc son propre lecteur aux règles, non à ses seuls versets. L'islam donne sa guidance pour la vie quotidienne dans un seul livre préservé, et dans l'exemple d'un seul Messager. Le Coran dit : « Vous avez vraiment dans le Messager d'Allah un bel exemple (de conduite) ».
Ce qu'il en ressort — La Gita ne se tient pas seule : elle fait de l'Écriture l'autorité sur ce qu'il faut faire. L'islam donne cette guidance dans un seul livre et un seul exemple.
Shankara, commentaire du Brahma-Sûtra 1.1.2, sur l'intuition — Sacred Books of the East 34, p. 17-18
“Le texte scripturaire, etc., n'est pas, dans l'enquête sur Brahman, le seul moyen de connaissance, comme il l'est dans l'enquête sur le devoir actif (c.-à-d. dans la Pûrva Mîmâmsâ), mais il faut recourir aux textes scripturaires d'une part, et à l'intuition, etc., d'autre part, selon l'occasion : premièrement, parce que l'intuition est le résultat final de l'enquête sur Brahman ; deuxièmement, parce que l'objet de l'enquête est une substance existante (accomplie).”
Cité pour
Ma foi ne repose pas sur des livres mais sur la réalisation : ma propre expérience de Krishna. Même Shankara dit que l'intuition est « le résultat final de l'enquête sur Brahman ».
La réponse
Shankara dit bien que l'écriture n'est pas le seul moyen de connaître Brahman. Il donne une place à l'intuition, mais comme le but auquel mènent les textes. Dans le même passage, il dit comment ce but est atteint : « la compréhension de Brahman s'opère par la détermination, consécutive à la discussion, du sens des textes du Vedânta ». Pour lui, l'expérience couronne les textes ; elle ne les annule pas. La Gita dit la même chose de l'action : « votre autorité (doit être) l'Écriture ». L'expérience peut égarer, et les dévots de dieux rivaux se sentent chacun sûrs. Le Coran demande la connaissance, non le sentiment : « ne poursuis pas ce dont tu n'as aucune connaissance ». Il offre une épreuve que chacun peut vérifier en public, le livre lui-même : « S'il venait d'un autre qu'Allah, ils y auraient certainement trouvé beaucoup de contradictions ». Les musulmans ne demandent à personne de croire à cause d'un sentiment, le leur ou celui de quelqu'un d'autre. Ils invitent chaque lecteur à mettre à l'épreuve le livre que le Prophète (ﷺ) a apporté.
Ce qu'il en ressort — L'expérience est réelle, mais elle ne peut pas se mettre elle-même à l'épreuve. Shankara et la Gita renvoient à l'Écriture, et le Coran demande à être mis à l'épreuve par son propre texte.
Points de vue
Beaucoup de chemins, une seule vérité : rester hindou
L'Un est appelé de bien des noms, et tout chemin sincère mène à Lui. Beaucoup d'hindous honorent déjà le Prophète Muhammad (ﷺ) comme un grand maître, comme le faisait Gandhi. Un hindou qui aime Dieu n'a rien à gagner à changer de religion, et beaucoup à perdre en famille et en culture.
Swami Vivekananda, M. K. Gandhi et une grande part de l'enseignement hindou moderne
Le Rig-Véda dit que les sages donnent bien des noms à ce qui est Un.
Réfutation
L'islam reconnaît que Dieu (﷾) a de nombreux noms. Le verset lui-même nomme parmi eux Indra, Agni et Yama, et l'islam ne les compte pas comme des noms de Dieu (﷾). Il demande que Celui qui porte Ses noms soit adoré seul.
Krishna dit que de toutes les manières les hommes suivent son chemin.
Réfutation
Le verset commence ainsi : « Je sers les hommes selon la manière dont ils s'approchent de moi » ; chacun reçoit ce qui convient à sa voie. Plus loin, Krishna dit que ceux qui adorent les divinités vont aux divinités, et que les adorateurs d'autres dieux « tombent ».
Vivekananda a dit au Parlement des religions en 1893 que les différents chemins que prennent les hommes mènent tous au Seigneur.
Réfutation
L'hymne est un poème de dévotion, non le Véda. Les religions donnent aussi des réponses opposées aux plus grandes questions : Dieu (﷾) né comme un homme ou jamais né, une renaissance sans fin ou une seule vie puis le jugement. Des réponses opposées ne peuvent pas toutes être vraies.
Gandhi honorait Muhammad (ﷺ) et louait la croyance de l'islam en un seul Dieu, et il est resté hindou.
Réfutation
Les musulmans accueillent le respect que Gandhi a montré au Prophète (ﷺ) et son éloge du Dieu unique (﷾). Mais le Prophète (ﷺ) affirmait être le Messager de Dieu (﷾) et le dernier des prophètes. L'honorer, c'est peser cette affirmation, non la mettre de côté.
Krishna dit que son propre devoir, même imparfait, vaut mieux que le devoir d'autrui bien accompli.
Réfutation
Krishna le dit à Arjuna, un guerrier qui veut quitter la bataille. Au chapitre 18, presque les mêmes mots closent le passage sur les devoirs des quatre castes. Le verset parle du devoir de sa caste, non du Dieu (﷾) qu'il faut adorer.
Le point de vue islamique
L'islam enseigne le Dieu unique (﷾) vers lequel pointent les Upanishads et la Gita, purement et sans contradiction. Il ouvre son écriture à chaque personne, quelle que soit sa naissance. Il donne une seule vie, un seul jugement juste et une page blanche. Il honore les avertisseurs de chaque peuple, et garde sa révélation entière. Son Prophète (ﷺ) a été envoyé à tous les hommes comme le dernier des prophètes.
La Kena Upanishad dit que ce que les gens adorent ici n'est pas Brahman. Le Coran dit que rien n'est semblable à Dieu (﷾) et qu'aucun regard ne L'atteint.
La Gita appelle irrégulier le culte d'autres dieux et périssable son fruit, et place le plus haut la dévotion à un seul.
Les livres de loi hindous et les maîtres du Vedanta ont exclu le shudra du Véda. Le Coran dit aux musulmans de laisser même un païen hostile l'entendre.
Manu dit que les aveugles naissent ainsi à cause de crimes antérieurs. Le Coran reproche au Prophète (ﷺ) de s'être renfrogné devant un aveugle.
Dieu (﷾) pardonne tous les péchés à ceux qui se tournent vers Lui, et l'islam efface ce qui l'a précédé.
Un avertisseur a été envoyé à chaque peuple, et il est interdit aux musulmans d'insulter les dieux des autres.
Des nombreuses branches anciennes du Véda, seules quelques-unes subsistent, alors que le Coran est un seul livre pour chaque musulman.
Muhammad (ﷺ) a été envoyé à tous les hommes comme le Messager d'Allah (﷾) et le Sceau des Prophètes.