Réponse courte
L'islam garde une grande part de ce qui vous est cher, et y ajoute un Créateur vers qui se tourner. Vous tenez à la compassion pour toute créature vivante, à un cœur pur et à la discipline des Cinq Préceptes. L'islam aussi interdit le meurtre injuste, l'adultère, la parole mensongère et les boissons enivrantes. Le Coran appelle le Prophète (ﷺ) une miséricorde pour toutes les créatures. L'islam ajoute un Créateur qui entend, pardonne et ressuscite les morts. Il ajoute l'adoration telle que Dieu (﷾) l'a prescrite, une seule vie puis le Jour, et un dernier messager avec un livre à éprouver. Le vrai changement est d'adorer Allah (﷾) seul et de prendre sa guidance dans le Coran. L'islam est une manière de vivre entière, de la foi à l'adoration et au caractère.
Explication complète
Ce que cherchent les bouddhistes
Le bouddhisme a deux grandes branches. Le Theravada, présent surtout en Asie du Sud et du Sud-Est, suit les textes pali. Le Mahayana, présent surtout en Asie de l'Est, y ajoute d'autres sutras ; le zen et la Terre pure sont des écoles du Mahayana. Cette page cite les textes pali, et le dit. Le Dhammapada est un recueil de versets du canon pali. L'un d'eux appelle ceci l'enseignement des Bouddhas : ne faire aucun mal, embrasser le bien et purifier son esprit. Deux autres versets nomment cinq fautes : tuer des créatures vivantes, parler faussement, voler, commettre l'adultère et boire de la bière et du vin. Ils disent que celui qui fait cela déterre sa propre racine. Ce sont les matières des Cinq Préceptes. Le Discours sur l'amour, lui aussi dans le canon pali, évoque une mère qui protège son unique enfant. Il demande à celui qui l'écoute de déployer un cœur sans limites envers toutes les créatures. Un autre verset dit que le travail revient à chacun, et que les Réalisés ne font que montrer le chemin.
“Ne faire aucun mal ; embrasser le bien ; purifier son esprit : tel est l'enseignement des Bouddhas.”
“Prenez quiconque en ce monde tue des créatures vivantes, parle faussement, vole, commet l'adultère et s'adonne à la bière et au vin. Ici même, il déterre la racine de son propre soi.”
“Comme une mère protégerait de sa vie son enfant, son unique enfant, de même, pour toutes les créatures, déployez un cœur sans limites.”
“C'est vous-mêmes qui devez faire le travail ; les Réalisés ne font que montrer le chemin.”
Ce que l'islam garde
L'islam ne vous demande de renoncer à rien du souci qui inspire les préceptes. Le Coran appelle le meurtre des enfants par crainte de la pauvreté un grand péché (17:31). Le Prophète (ﷺ) a compté le meurtre parmi les plus grands péchés, avec le faux témoignage (Bukhari 6871). Il a dit aussi que les premières affaires jugées entre les gens au Jour de la Résurrection seront les affaires de sang versé (Bukhari 6533). Le Coran dit aux croyants de ne pas approcher de l'adultère (17:32) et d'éviter la parole mensongère (22:30). Il interdit de dévorer mutuellement ses biens par des vanités (4:29). Il appelle les boissons enivrantes une abomination et dit aux croyants de s'en écarter (5:90) ; le Dhammapada et le Coran nomment donc tous deux la boisson. Quant à la miséricorde, le Coran dit du Prophète (ﷺ) : « Nous ne t'avons envoyé que comme une miséricorde pour toutes les créatures » (21:107). Le souvenir a aussi sa place, car les cœurs trouvent la satisfaction dans le souvenir d'Allah (13:28).
“Ne tuez pas vos enfants par crainte de la pauvreté : c'est Nous qui leur donnerons leur subsistance, ainsi qu'à vous. Les tuer est vraiment un grand péché.”
Anas ibn Malik rapporte que le Prophète (ﷺ) a dit que les plus grands des grands péchés sont d'associer des partenaires à Allah, d'assassiner un être humain, de manquer à ses devoirs envers ses parents, et de faire une fausse déclaration ou un faux témoignage.
Abdullah ibn Mas'ud rapporte que le Prophète (ﷺ) a dit que les premières affaires jugées entre les gens au Jour de la Résurrection seront les affaires de sang versé.
“Et n'approchez pas de l'adultère : c'est une (action) honteuse et un mal, qui ouvre la voie (à d'autres maux).”
“Tel (est le pèlerinage) : quiconque honore les rites sacrés d'Allah, c'est un bien pour lui auprès de son Seigneur. Les bestiaux vous sont permis (comme nourriture), sauf ceux qui vous ont été mentionnés (comme exception) : évitez donc l'abomination des idoles, et évitez la parole mensongère, en étant sincères dans la foi envers Allah, sans jamais Lui associer quoi que ce soit : quiconque associe quoi que ce soit à Allah, c'est comme s'il tombait du ciel et que les oiseaux l'arrachaient, ou que le vent fondait (comme un oiseau sur sa proie) et le jetait dans un lieu très éloigné.”
“Ô vous qui croyez ! Ne dévorez pas mutuellement vos biens par des vanités ; mais qu'il y ait entre vous un commerce et des échanges par consentement mutuel ; et ne vous tuez pas (ni ne vous détruisez) vous-mêmes : car Allah est vraiment Très Miséricordieux envers vous !”
“Ô vous qui croyez ! Les boissons enivrantes, les jeux de hasard, (la consécration de) pierres et (la divination par) les flèches sont une abomination, œuvre de Satan : écartez-vous de (cette abomination), afin de réussir.”
“Nous ne t'avons envoyé que comme une miséricorde pour toutes les créatures.”
“« Ceux qui croient et dont les cœurs trouvent la satisfaction dans le souvenir d'Allah : car c'est assurément dans le souvenir d'Allah que les cœurs trouvent la satisfaction. »”
Ce que l'islam ajoute : un Créateur qui entend
Les textes pali argumentent contre un créateur. La page qui demande si le Bouddha croyait en Dieu (﷾) expose ces arguments et répond à chacun. Le Coran décrit Celui qui est Allah (﷾), l'Éternel, qui n'engendre pas et n'est pas engendré, et qui n'a pas d'égal (112). Il est le Créateur des cieux et de la terre, Celui qui entend et voit toute chose (42:11). Il est proche de Ses serviteurs et écoute la prière de quiconque L'invoque (2:186). Il dit : « Invoquez-Moi ; Je vous répondrai » (40:60). Il pardonne tous les péchés, et appelle Ses serviteurs à revenir à Lui par le repentir (39:53-54). Il vous a donné la vie, vous fait mourir et vous ramènera à la vie, et c'est vers Lui que vous retournez (2:28). Ce que l'islam ajoute n'est pas une technique. C'est Quelqu'un vers qui se tourner.
“Dis : Il est Allah, l'Unique ; Allah, l'Éternel, l'Absolu ; Il n'engendre pas, et Il n'est pas engendré ; et nul n'est égal à Lui.”
“(Il est) le Créateur des cieux et de la terre : Il vous a donné des épouses d'entre vous, et des couples parmi les bestiaux : c'est ainsi qu'Il vous multiplie : rien n'est semblable à Lui, et c'est Lui qui entend et voit (tout).”
“Quand Mes serviteurs t'interrogent à Mon sujet, Je suis vraiment proche (d'eux) : J'écoute la prière de celui qui M'invoque quand il M'invoque : qu'ils répondent donc, de bon gré, à Mon appel, et qu'ils croient en Moi, afin qu'ils suivent le droit chemin.”
“Et votre Seigneur dit : « Invoquez-Moi ; Je vous répondrai : mais ceux qui sont trop arrogants pour Me servir entreront certainement en Enfer, humiliés ! »”
“Dis : « Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès contre vous-mêmes ! Ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah : car Allah pardonne tous les péchés : Il est le Très Pardonneur, le Très Miséricordieux.”
“« Tournez-vous vers notre Seigneur (en repentir) et soumettez-vous à Sa (Volonté), avant que le Châtiment ne vous atteigne : après cela, vous ne serez pas secourus.”
“Comment pouvez-vous rejeter la foi en Allah, alors que vous étiez sans vie et qu'Il vous a donné la vie ; puis Il vous fera mourir, et vous ramènera de nouveau à la vie ; et de nouveau c'est vers Lui que vous retournerez ?”
L'adoration telle que Dieu (﷾) l'a prescrite
Le calme et l'attention sont bons, et l'islam leur donne un destinataire. Le Coran commande la prière et l'aumône régulière (2:43), le jeûne (2:183) et le pèlerinage à la Maison pour ceux qui peuvent en faire le voyage (3:97). Le Prophète (ﷺ) a dit que l'islam est bâti sur cinq choses (Bukhari 8). Ce sont l'attestation de foi, la prière, la zakat (l'aumône annuelle sur les biens), le Hajj (le pèlerinage à La Mecque) et le jeûne du Ramadan. Le don en fait partie, comme dans le bouddhisme, où on l'appelle dana. L'islam a aussi la méditation. Le Coran loue ceux qui célèbrent les louanges d'Allah (﷾), debout, assis et couchés sur le côté, et qui méditent sur la création des cieux et de la terre (3:190-191). La forme de l'adoration n'est pas laissée à chaque époque. Elle vient du commandement de Dieu (﷾) Lui-même.
“Et soyez constants dans la prière ; pratiquez régulièrement l'aumône ; et inclinez la tête avec ceux qui s'inclinent (dans l'adoration).”
“Ô vous qui croyez ! Le jeûne vous est prescrit comme il a été prescrit à ceux d'avant vous, afin que vous (appreniez) la maîtrise de vous-mêmes,”
“On y trouve des signes manifestes, (par exemple) la Station d'Abraham ; quiconque y entre est en sécurité ; le pèlerinage à cette Maison est un devoir des hommes envers Allah, pour ceux qui peuvent en faire le voyage ; mais si quelqu'un renie la foi, Allah n'a besoin d'aucune de Ses créatures.”
Ibn Omar rapporte que le Prophète (ﷺ) a dit que l'islam est bâti sur cinq choses : témoigner qu'il n'y a de dieu qu'Allah et que Muhammad est le Messager d'Allah, accomplir la prière, acquitter la zakat, faire le pèlerinage, et jeûner le mois de Ramadan.
“Voici, dans la création des cieux et de la terre, et dans l'alternance de la nuit et du jour, il y a vraiment des signes pour les gens doués d'intelligence, qui célèbrent les louanges d'Allah, debout, assis et couchés sur le côté, et méditent sur (les merveilles de) la création des cieux et de la terre, (en pensant) : « Notre Seigneur ! Tu n'as pas créé (tout) cela en vain ! Gloire à Toi ! Préserve-nous du châtiment du Feu. »”
De nombreuses vies, sans commencement connu
Les textes pali enseignent la renaissance. Un discours des Discours groupés dit que cette transmigration n'a pas de commencement connu. Les êtres errent, dit-il, enveloppés par l'ignorance et enchaînés par le désir. Un bouddhiste qui tient cela considère la vie présente comme l'une de nombreuses vies. Dans les Discours de longueur moyenne, le Bouddha laisse certaines questions sans réponse déclarée : l'éternité ou l'étendue du monde, l'âme et le corps, et l'être réalisé après la mort. Un Créateur ne figure pas sur cette liste.
“cette transmigration n'a pas de commencement connu. On ne trouve aucun point de départ aux êtres sensibles qui errent et transmigrent, enveloppés par l'ignorance et enchaînés par le désir.”
“Par exemple : le cosmos est éternel, ou non éternel, ou fini, ou infini ; l'âme et le corps sont une seule et même chose, ou l'âme est une chose et le corps une autre ; après la mort, un être réalisé existe encore, ou n'existe plus, ou à la fois existe encore et n'existe plus, ou ni n'existe encore ni n'existe plus.”
Une seule vie, puis le Jour
L'islam enseigne que cette vie est la seule avant le Jour de la Résurrection. Le Coran dit que toute âme goûtera la mort et que c'est vers Allah (﷾) que nous retournons (21:35). Il dit qu'Allah (﷾) prend les âmes des hommes à la mort et retient celles dont Il a décrété la mort (39:42). Au Jour dernier, le registre de chacun lui est déployé (17:13-14). Quiconque aura fait le poids d'un atome de bien ou de mal le verra (99:7-8). En islam, celui qui a accompli l'acte est celui qui en est rétribué. À l'âme en repos, il est dit : « Retourne vers ton Seigneur, satisfaite (de lui) et agréée de Lui » (89:27-30). Certains visages, ce Jour-là, rayonneront, regardant vers leur Seigneur (75:22-23). La page qui demande si le nirvana vaut mieux que le Paradis met les deux espérances côte à côte.
“Toute âme goûtera la mort : et Nous vous éprouvons par le mal et par le bien, à titre d'épreuve. C'est à Nous que vous retournerez.”
“C'est Allah qui prend les âmes (des hommes) à la mort ; et celles qui ne meurent pas, (Il les prend) pendant leur sommeil : celles sur qui Il a prononcé le décret de mort, Il les retient (de revenir à la vie), mais les autres, Il les renvoie (à leurs corps) pour un terme fixé ; en vérité, il y a en cela des Signes pour ceux qui réfléchissent.”
“Nous avons attaché au cou de chaque homme son destin : et au Jour du Jugement, Nous lui ferons sortir un registre qu'il trouvera déployé. (Il lui sera dit :) « Lis ton (propre) registre : il suffit aujourd'hui de ton âme pour faire ton compte. »”
“Quiconque aura fait le poids d'un atome de bien le verra ! Et quiconque aura fait le poids d'un atome de mal le verra.”
“(À l'âme vertueuse, il sera dit :) « Ô âme en (parfait) repos et satisfaction ! Retourne vers ton Seigneur, satisfaite (de lui) et agréée de Lui ! Entre donc parmi Mes serviteurs ! Oui, entre dans Mon Paradis ! »”
“Certains visages, ce Jour-là, rayonneront (d'éclat et de beauté), regardant vers leur Seigneur ;”
Le dernier messager, et un livre que l'on peut éprouver
L'islam tient que la guidance de Dieu (﷾) a été parachevée avec le Coran. Il ne demande à personne de le croire sur parole. Le Coran invite celui qui doute à produire une sourate semblable (2:23) et à y chercher des contradictions (4:82). Si le Coran vient de Dieu (﷾), alors sa parole selon laquelle Muhammad (ﷺ) est le Sceau des Prophètes (33:40) est Sa parole. Il dit aussi qu'il a été envoyé à tous les hommes (7:158). Le Bouddha détournait l'attention de lui-même, et le Dhammapada lui fait dire que les Réalisés ne font que montrer le chemin. Les musulmans ne l'appellent ni prophète ni faux maître, comme l'explique la page sur ce que les musulmans pensent du Bouddha. Ils pèsent tout enseignement à l'aune du Coran, et ils vous invitent à peser le Coran lui-même.
“Et si vous êtes dans le doute au sujet de ce que Nous avons révélé de temps à autre à Notre serviteur, produisez donc une sourate semblable ; et appelez vos témoins ou vos auxiliaires (s'il y en a) en dehors d'Allah, si vos (doutes) sont fondés.”
“Ne méditent-ils pas le Coran (avec soin) ? S'il venait d'un autre qu'Allah, ils y auraient certainement trouvé beaucoup de contradictions.”
“Muhammad n'est le père d'aucun de vos hommes, mais (il est) le Messager d'Allah et le Sceau des Prophètes : et Allah a pleine connaissance de toute chose.”
“Dis : « Ô hommes ! Je suis envoyé vers vous tous, comme le Messager d'Allah, à qui appartient la royauté des cieux et de la terre : il n'y a de dieu que Lui : c'est Lui qui donne la vie et la mort. Croyez donc en Allah et en Son Messager, le Prophète illettré, qui croit en Allah et en Ses paroles : suivez-le afin d'être guidés. »”
“C'est vous-mêmes qui devez faire le travail ; les Réalisés ne font que montrer le chemin.”
Le vrai changement que demande l'islam
L'islam demande bien un vrai changement, et il vaut mieux le dire clairement. Il vous demande d'adorer Allah (﷾) seul et de n'invoquer personne avec Lui (72:18). Il vous demande de prendre votre guidance dans le Coran et chez le dernier Prophète (ﷺ), non dans les textes pali ou les sutras. Il vous demande de tenir qu'il y a une seule vie puis le Jour, au lieu de nombreuses vies. Il ne vous demande pas de vous moquer du Bouddha ni de ses disciples. Le Coran dit aux croyants d'inviter avec sagesse et une belle exhortation, et de discuter de la manière la meilleure et la plus courtoise (16:125). La page qui demande si l'on devrait prier le Bouddha ou un bodhisattva traite plus en détail de la dévotion.
“« Et les lieux d'adoration sont à Allah (seul) : n'invoquez donc personne avec Allah ;”
“Invite (tous) au Chemin de ton Seigneur avec sagesse et une belle exhortation ; et discute avec eux de la manière la meilleure et la plus courtoise : car ton Seigneur connaît le mieux ceux qui se sont égarés de Son Chemin, et ceux qui reçoivent la guidée.”
Hommes et femmes pareillement
Le Coran s'adresse aux hommes et aux femmes ensemble. Il énumère les croyants, les dévoués, les véridiques, les patients, ceux qui font l'aumône et ceux qui jeûnent, hommes et femmes pareillement. Il leur promet à tous le pardon et une grande récompense (33:35). Il dit que Dieu (﷾) ne laissera perdre l'œuvre d'aucun d'entre eux, homme ou femme (3:195).
“Pour les musulmans et les musulmanes, pour les croyants et les croyantes, pour les hommes et les femmes dévoués, pour les hommes et les femmes véridiques, pour les hommes et les femmes patients et constants, pour les hommes et les femmes qui s'humilient, pour les hommes et les femmes qui font l'aumône, pour les hommes et les femmes qui jeûnent (et se privent), pour les hommes et les femmes qui préservent leur chasteté, et pour les hommes et les femmes qui invoquent beaucoup Allah, pour eux Allah a préparé un pardon et une immense récompense.”
“Et leur Seigneur les a exaucés et leur a répondu : « Jamais Je ne laisserai perdre l'œuvre de l'un d'entre vous, homme ou femme : vous êtes issus les uns des autres : ceux qui ont quitté leurs foyers, ou en ont été chassés, ou ont souffert dans Ma cause, ou ont combattu ou ont été tués, J'effacerai certainement leurs fautes, et Je les ferai entrer dans des Jardins sous lesquels coulent des rivières ; une récompense de la part d'Allah, et auprès de Lui est la meilleure des récompenses. »”
La réponse de l'islam : la bonté est le commencement
Le bouddhisme et l'islam partent du même désir : être libre du mal et être bon envers toute créature. La question est de savoir où mène la route à partir de là. Être bon est le commencement, non la fin. Le Coran dit que l'homme est en perdition, sauf ceux qui ont la foi, font de bonnes œuvres, et s'enjoignent mutuellement la vérité et la patience (103:1-3). Il dit que toute âme retourne à Allah (21:35). Allah (﷾) regarde les cœurs et les actes (Muslim 2564) ; les musulmans ne jugent donc le cœur de personne. Mais le Coran dit clairement que les actes sont acceptés avec la foi. Il dit : « quiconque fait de bonnes œuvres, homme ou femme, tout en ayant la foi, entrera au Paradis » (4:124). C'est pourquoi l'islam vous demande de peser le message qui vous est parvenu. L'islam est une manière de vivre entière : la foi, l'adoration, la loi, la famille et le caractère ensemble (2:208 ; 5:3). La page qui demande ce qu'est l'islam le montre en entier, et la page sur le fait de suivre la religion dans laquelle on est né traite de la famille et de la tradition. L'islam vous demande de lire le Coran dans une traduction à laquelle vous vous fiez, et de l'éprouver. Puis demandez-vous si Muhammad (ﷺ) est le dernier prophète que Dieu (﷾) a envoyé (33:40).
“Par le Temps (à travers les âges) ! L'homme est vraiment en perdition, sauf ceux qui ont la foi, font de bonnes œuvres, et s'enjoignent mutuellement la vérité, la patience et la constance.”
“Toute âme goûtera la mort : et Nous vous éprouvons par le mal et par le bien, à titre d'épreuve. C'est à Nous que vous retournerez.”
Abu Hurayra rapporte que le Prophète (ﷺ) a dit : Allah ne regarde ni vos visages ni vos richesses, mais Il regarde vos cœurs et vos actes.
“Et quiconque fait de bonnes œuvres, homme ou femme, tout en ayant la foi, entrera au Paradis, et il ne lui sera pas fait la moindre injustice.”
“Ô vous qui croyez ! Entrez dans l'islam de tout cœur ; et ne suivez pas les pas du malin ; car il est pour vous un ennemi déclaré.”
“Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, J'ai complété sur vous Ma faveur, et J'ai agréé pour vous l'islam comme religion.”
“Et si vous êtes dans le doute au sujet de ce que Nous avons révélé de temps à autre à Notre serviteur, produisez donc une sourate semblable ; et appelez vos témoins ou vos auxiliaires (s'il y en a) en dehors d'Allah, si vos (doutes) sont fondés.”
“Muhammad n'est le père d'aucun de vos hommes, mais (il est) le Messager d'Allah et le Sceau des Prophètes : et Allah a pleine connaissance de toute chose.”
Huit questions, et les réponses
Dhammapada 246-247 — Les souillures, versets 246-247
“Prenez quiconque en ce monde tue des créatures vivantes, parle faussement, vole, commet l'adultère et s'adonne à la bière et au vin. Ici même, il déterre la racine de son propre soi.”
Cité pour
Je peux être un bon bouddhiste et une bonne personne. Les Cinq Préceptes nomment déjà ce qui est mal ; pourquoi changer ?
La réponse
Allah (﷾) regarde les cœurs et les actes (Muslim 2564) ; les musulmans ne jugent donc le cœur de personne. La bonté est le commencement. Le Coran unit la foi aux bonnes œuvres (103:1-3) et dit que toute âme retourne à Allah (21:35). Il dit clairement que les bonnes œuvres sont acceptées avec la foi (4:124). C'est pourquoi l'islam vous demande de peser le message qui vous est parvenu.
Ce qu'il en ressort — Être bon est le commencement. La question est de savoir vers qui vous retournez, et si le Coran est vrai. L'islam vous demande de l'éprouver.
Dhammapada 183 — Les Bouddhas, verset 183
“Ne faire aucun mal ; embrasser le bien ; purifier son esprit : tel est l'enseignement des Bouddhas.”
Cité pour
Le Dhamma est déjà une voie entière : ne faire aucun mal, embrasser le bien, purifier son esprit. Il n'a pas besoin d'un Créateur.
La réponse
L'islam reconnaît que la voie est une pratique. C'est aussi une manière de vivre entière, et il appelle les croyants à y entrer de tout cœur (2:208). La différence est la Source. L'islam tient que Dieu (﷾) Lui-même a prescrit son adoration (2:43 ; 2:183 ; 3:97), et qu'Il entend et répond à celui qui L'invoque (2:186).
Ce qu'il en ressort — Les deux demandent une vie pure. L'islam ajoute Celui qui vous a créé et vous répond, et vous demande d'éprouver le livre qui vous parle de Lui.
Sutta Nipata 1.8 — Le discours sur l'amour, verset 7 (segments 7.1-7.4)
“Comme une mère protégerait de sa vie son enfant, son unique enfant, de même, pour toutes les créatures, déployez un cœur sans limites.”
Cité pour
La compassion pour toutes les créatures est le cœur de l'enseignement du Bouddha. L'islam l'a-t-il ?
La réponse
Oui. Le Coran dit du Prophète (ﷺ) : « Nous ne t'avons envoyé que comme une miséricorde pour toutes les créatures » (21:107). Il dit aux croyants de repousser le mal par ce qui est meilleur, afin qu'un ennemi devienne un ami (41:34). L'islam nomme aussi la source de la miséricorde : le Créateur qui pardonne tous les péchés et appelle Ses serviteurs à revenir à Lui (39:53-54).
Ce qu'il en ressort — La miséricorde est un terrain commun, et l'islam la fonde sur la miséricorde même du Créateur.
Dhammapada 276 — La voie, verset 276
“C'est vous-mêmes qui devez faire le travail ; les Réalisés ne font que montrer le chemin.”
Cité pour
C'est vous-mêmes qui devez faire le travail, et les Réalisés ne font que montrer le chemin. L'islam me demande de dépendre de quelqu'un.
La réponse
L'islam aussi met le travail à la charge de chacun. Nul porteur de fardeau ne peut porter le fardeau d'autrui (17:15), et le poids d'un atome de bien sera vu (99:7-8). Il vous demande de dépendre de Celui qui est proche et répond (2:186). Les deux maîtres détournent l'attention d'eux-mêmes, et l'islam dit vers qui (40:60 ; 72:18).
Ce qu'il en ressort — Le travail est le vôtre dans les deux cas. L'islam dit que ce travail se fait devant Celui qui vous entend et vers qui vous retournez.
Samyutta Nikaya 15.3 — Discours groupés, chapitre 15, discours 3 (Les larmes), segments 1.2-1.3
“cette transmigration n'a pas de commencement connu. On ne trouve aucun point de départ aux êtres sensibles qui errent et transmigrent, enveloppés par l'ignorance et enchaînés par le désir.”
Cité pour
Les textes pali enseignent de nombreuses vies sans commencement connu. L'islam dit qu'il n'y en a qu'une. Pourquoi devrais-je le croire ?
La réponse
Aucun des deux récits ne peut se vérifier en regardant. Le Coran dit que toute âme goûte la mort et retourne à Allah (21:35). Il dit qu'Il vous a donné la vie, vous fera mourir et vous ramènera à la vie (2:28). Il demande à être éprouvé avant d'être cru (2:23 ; 4:82).
Ce qu'il en ressort — La question est de savoir quel récit de l'invisible est vrai, et le Coran demande à être éprouvé.
Majjhima Nikaya 63 — Discours moyens, discours 63 (Le petit discours avec Malunkyaputta), segment 2.3
“Par exemple : le cosmos est éternel, ou non éternel, ou fini, ou infini ; l'âme et le corps sont une seule et même chose, ou l'âme est une chose et le corps une autre ; après la mort, un être réalisé existe encore, ou n'existe plus, ou à la fois existe encore et n'existe plus, ou ni n'existe encore ni n'existe plus.”
Cité pour
Le Bouddha a laissé les grandes questions sans réponse déclarée. Je garde l'éthique et la méditation, et je n'ai besoin de rien de plus.
La réponse
Le Bouddha a bien laissé ces questions sans réponse déclarée. Les mêmes textes enseignent la renaissance sans point de départ (Samyutta Nikaya 15.3) ; mettre certaines questions de côté était donc un choix parmi des affirmations sur l'invisible. L'islam garde l'éthique et la méditation (3:190-191), et ne met pas la mort de côté. Toute âme retourne à Allah (﷾) et lit son propre registre (21:35 ; 17:13-14).
Ce qu'il en ressort — Le calme et l'éthique sont gardés. Ce qui suit la mort est la question à laquelle l'islam répond clairement.
Dhammapada 276 — La voie, verset 276
“C'est vous-mêmes qui devez faire le travail ; les Réalisés ne font que montrer le chemin.”
Cité pour
Si je devenais musulman, devrais-je cesser d'honorer le Bouddha ?
La réponse
L'islam ne vous demande pas de vous moquer de lui ni d'insulter aucun bouddhiste. Il est dit aux musulmans d'inviter avec sagesse et une belle exhortation (16:125). Il demande bien que la prière et l'adoration aillent à Allah (﷾) seul, et que personne ne soit invoqué avec Lui (40:60 ; 72:18). Les musulmans n'appellent le Bouddha ni prophète ni faux maître. Ils pèsent son enseignement à l'aune du Coran.
Ce qu'il en ressort — Le respect pour un maître ne prend pas fin. L'adoration et la prière vont à Allah (﷾) seul.
Dhammapada 246-247 — Les souillures, versets 246-247
“Prenez quiconque en ce monde tue des créatures vivantes, parle faussement, vole, commet l'adultère et s'adonne à la bière et au vin. Ici même, il déterre la racine de son propre soi.”
Cité pour
Le premier précepte interdit de tuer toute créature vivante. L'islam permet l'abattage.
La réponse
C'est vrai. L'islam permet de manger la viande des animaux abattus en prononçant sur eux le nom d'Allah (6:118 ; 16:5). Il commande que l'abattage soit bien fait, en épargnant la souffrance à l'animal (Muslim 1955). Le Prophète (ﷺ) a dit qu'une femme entra dans le Feu à cause d'une chatte qu'elle avait affamée (Bukhari 3318). Ici, l'islam et le premier précepte diffèrent, et cette page ne le cache pas. La page qui demande si l'islam enseigne la bonté envers les animaux en traite.
Ce qu'il en ressort — L'islam n'interdit pas toute mise à mort des animaux. Il interdit la cruauté, et tient que Celui qui a donné la vie en fixe les limites.
Points de vue
Bouddhiste : le Dhamma est déjà une bonne voie
Un bouddhiste peut dire que le Dhammapada donne une vie pure. Les Cinq Préceptes et un cœur sans limites donnent toute une règle de vie, et le travail revient à chacun. Un bouddhiste laïque ajoute qu'il garde l'éthique et la méditation sans la renaissance ni un Créateur. Beaucoup de bouddhistes demandent donc pourquoi ils devraient changer.
Le Dhammapada appelle l'enseignement des Bouddhas ne faire aucun mal, embrasser le bien et purifier son esprit (Dhammapada 183). Je vis selon cela. Je peux être un bon bouddhiste et une bonne personne ; je n'ai donc besoin de rien de plus.
Réfutation
La bonté est un beau commencement, et les musulmans ne jugent le cœur de personne (Muslim 2564). Mais le Coran dit que les actes sont acceptés avec la foi (4:124), et demande vers qui retourne toute âme (21:35).
Les Cinq Préceptes (Dhammapada 246-247) et un cœur sans limites pour toutes les créatures (Sutta Nipata 1.8) donnent déjà toute une règle de vie. L'islam n'ajoute rien.
Réfutation
L'islam aussi interdit l'adultère, la parole mensongère et les boissons enivrantes (17:32 ; 22:30 ; 5:90), et appelle le Prophète (ﷺ) une miséricorde pour toutes les créatures (21:107). Ce qu'il ajoute, c'est le Créateur qui entend (2:186) et vers qui vous retournez (21:35).
Le Dhammapada dit que je dois faire le travail moi-même, et que les Réalisés ne font que montrer le chemin (Dhammapada 276). L'islam me demande de m'appuyer sur un Dieu que je ne peux pas voir.
Réfutation
L'islam aussi met le travail à la charge de chacun. Nul porteur de fardeau ne porte le fardeau d'autrui (17:15), et le poids d'un atome de bien sera vu (99:7-8). Celui qu'il désigne est proche et répond (2:186).
Les textes pali disent que la renaissance n'a pas de commencement connu (Samyutta Nikaya 15.3) ; la vie unique de l'islam est donc tout simplement fausse.
Réfutation
Le sutta énonce ce que tiennent les textes pali, et cette page ne conteste pas que ce soit leur enseignement. L'islam donne son propre récit de l'invisible : une seule vie, puis le Jour (2:28 ; 21:35). Il vous demande d'éprouver le livre qui le porte (4:82).
Je garde l'éthique et la méditation, et j'ai abandonné la renaissance. Le Bouddha a laissé les grandes questions sans réponse déclarée (Majjhima Nikaya 63), et je n'ai besoin d'aucun Créateur.
Réfutation
Vous gardez ce qui est bon. Mais abandonner la renaissance laisse la mort sans réponse. L'islam garde l'éthique et la méditation (3:190-191), et dit clairement que toute âme retourne à Allah (﷾) et lit son propre registre (21:35 ; 17:13-14).
Le point de vue islamique
L'islam garde ce qui est bon dans ce que tient un bouddhiste : la compassion pour toutes les créatures, un cœur pur, et l'interdiction du meurtre injuste, de l'adultère, de la parole mensongère et des boissons enivrantes. Il ajoute un Créateur qui entend, pardonne et ressuscite les morts. Il ajoute l'adoration telle que Dieu (﷾) l'a prescrite, une seule vie puis le Jour, et le dernier messager avec un livre à éprouver. Il demande un seul changement à la racine : adorer Allah (﷾) seul et prendre sa guidance dans le Coran. La foi, l'adoration, la loi, la famille et le caractère forment une seule manière de vivre.
Le Coran interdit l'adultère, la parole mensongère, le fait de dévorer injustement les biens d'autrui et les boissons enivrantes, et appelle le meurtre des enfants par crainte de la pauvreté un grand péché. Le Prophète (ﷺ) a compté le meurtre parmi les plus grands péchés, et a dit que le sang versé est jugé en premier au Jour dernier. L'islam ne demande à aucun bouddhiste de renoncer au souci qui inspire les préceptes.
Le Prophète (ﷺ) a été envoyé comme une miséricorde pour toutes les créatures. Les cœurs trouvent la satisfaction dans le souvenir d'Allah (﷾).
Le Créateur du Coran est Un, éternel, n'engendrant personne et engendré de personne. Il entend et voit, est proche de quiconque L'invoque, répond à la prière, et pardonne tous les péchés à ceux qui reviennent à Lui.
L'adoration en islam est telle que Dieu (﷾) l'a prescrite : la prière et l'aumône, le jeûne et le pèlerinage, et l'islam est bâti sur cinq piliers. Il a aussi la méditation sur la création.
L'islam enseigne une seule vie avant le Jour, où le registre de chacun est ouvert. Dieu (﷾) a donné la vie, fait mourir et ramène à la vie, et retient l'âme qu'Il prend.
Le Paradis du Coran est le repos auprès du Seigneur. L'âme en repos est rappelée, satisfaite, et des visages regarderont vers leur Seigneur.
Le Coran invite chacun à l'éprouver. Les épreuves sont de produire une sourate semblable et d'y chercher des contradictions. Il appelle Muhammad (ﷺ) le Sceau des Prophètes et dit qu'il a été envoyé à tous les hommes.
Le changement que demande l'islam est réel. Il s'agit d'adorer Allah (﷾) seul, de n'invoquer personne avec Lui, et de prendre sa guidance dans le Coran et chez le dernier Prophète (ﷺ). L'islam demande aux musulmans d'inviter les autres avec sagesse et de la manière la meilleure et la plus courtoise.
Le Coran promet aux hommes et aux femmes la même récompense, et dit que l'œuvre d'aucun n'est perdue.
La bonté est le commencement, non la fin. Le Coran unit la foi aux bonnes œuvres, toute âme retourne à Allah (﷾), et l'islam est une manière de vivre entière.