Réponse courte
Soyez un véritable ami, que votre ami devienne musulman ou non. Commencez par le Créateur, non par le mot religion, et présentez l'islam comme une manière de vivre complète (din). Partez de ce que vous partagez, comme la propreté, le remerciement avant le repas et le respect des parents. Parlez avec franchise et douceur (16:125). Ne vous moquez jamais d'un sanctuaire, d'un kami (une puissance sacrée du shinto) ou d'une coutume familiale (6:108). N'abordez pas vous-même l'histoire ou la politique. Si votre ami demande si vous cherchez à le convertir, dites non : seul Dieu (﷾) guide les cœurs (28:56). Vous lui faites connaître l'islam dans une discussion amicale, non dans un débat, et le choix lui appartient (2:256). S'il dit non, terminez comme on l'enseigne aux musulmans : « À vous votre Voie, et à moi la mienne. » (109:6). Puis gardez l'amitié. Lisez ensemble les pages écrites pour les lecteurs japonais, et laissez le Coran parler de lui-même.
Explication complète
Soyez d'abord un véritable ami
Ce guide est pour parler avec des amis japonais qui ne sont pas musulmans, quoi qu'ils croient ou pratiquent. Soyez un véritable ami, que votre ami devienne musulman ou non. Ne vous liez jamais d'amitié avec quelqu'un uniquement pour le convertir. Le Coran permet aux musulmans d'agir avec bonté et justice envers ceux qui ne les combattent pas pour leur foi, et dit que Dieu (﷾) aime ceux qui sont justes. Il commande aussi la justice envers tous, même envers ceux qui les haïssent (5:8). La guidance appartient à Dieu (﷾), non à vous. Le Coran dit au Prophète (ﷺ) : « tu ne pourras pas guider tous ceux que tu aimes ». Votre part est de parler clairement et avec bonté, et de rester un ami quelle que soit la réponse.
“Allah ne vous défend pas, envers ceux qui ne vous combattent pas pour (votre) foi et ne vous chassent pas de vos demeures, d'agir envers eux avec bonté et justice : car Allah aime ceux qui sont justes.”
“Il est vrai que tu ne pourras pas guider tous ceux que tu aimes ; mais Allah guide qui Il veut, et Il connaît mieux que quiconque ceux qui reçoivent la guidance.”
“Nulle contrainte en religion : la Vérité se distingue clairement de l'erreur : quiconque rejette le mal et croit en Allah a saisi l'anse la plus solide, qui ne se brise jamais. Et Allah entend et sait tout.”
“Ô vous qui croyez ! Tenez-vous fermement pour Allah, en témoins de l'équité, et que la haine d'autrui envers vous ne vous pousse pas à mal agir et à vous écarter de la justice. Soyez justes : c'est plus proche de la piété : et craignez Allah. Car Allah est bien informé de tout ce que vous faites.”
Commencez par le Créateur, non par le mot religion
Votre ami peut dire qu'il n'a pas de religion (mushukyo). Il peut aussi se rendre dans un sanctuaire au Nouvel An, ou dire itadakimasu (« je reçois humblement ») avant un repas. Dire qu'on n'a pas de religion et garder une coutume peuvent aller de pair. Pour certains, le mot qui désigne la religion (shukyo) évoque une organisation à laquelle adhérer. Ne commencez donc pas par la religion. Commencez par les questions qui se trouvent dessous : Qui a fait le monde ? Qui nous entend ? Qu'y a-t-il après la mort ? Le Coran demande : « Ont-ils été créés de rien, ou sont-ils eux-mêmes les créateurs ? » Il demande aussi : « Pensiez-vous donc que Nous vous avions créés par jeu » ? Puis présentez l'islam tel qu'il est : une manière de vivre complète (din). La foi, l'adoration, la famille et le caractère y vont ensemble.
“Ont-ils été créés de rien, ou sont-ils eux-mêmes les créateurs ? Ou ont-ils créé les cieux et la terre ? Non, ils n'ont aucune croyance ferme.”
“« Pensiez-vous donc que Nous vous avions créés par jeu, et que vous ne seriez pas ramenés vers Nous (pour rendre compte) ? »”
“Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, J'ai complété sur vous Ma faveur, et J'ai agréé pour vous l'islam comme religion.”
“Ô vous qui croyez ! Entrez dans l'islam de tout cœur ; et ne suivez pas les pas du malin ; car il est pour vous un ennemi déclaré.”
Un terrain commun : les valeurs que vous partagez
L'islam enseigne la propreté : Dieu (﷾) commande de se laver avant la prière, pour « vous rendre purs ». Il enseigne la gratitude pour la nourriture. Le Prophète (ﷺ) a appris à un garçon à sa table à mentionner le nom d'Allah (﷾) en mangeant. Le Coran dit : « soyez reconnaissants des faveurs d'Allah ». L'islam interdit le gaspillage : « mangez et buvez : mais ne gaspillez pas par excès ». Il place la bonté envers les parents à côté de l'adoration de Dieu (﷾). Et le Prophète (ﷺ) a dit que quiconque croit en Allah (﷾) et au Jour dernier doit honorer son hôte. Le Japon a des coutumes bien connues qui rejoignent ces valeurs. Dans un sanctuaire, les visiteurs se rincent les mains et la bouche à une fontaine (temizuya). Itadakimasu, à peu près « je reçois humblement », se dit avant un repas. Mottainai, « Quel gâchis », exprime le regret de jeter quelque chose de précieux. Le Jour du respect des personnes âgées honore les anciens. L'omotenashi est l'hospitalité attentive envers les invités. Votre ami en garde peut-être certaines. Si c'est le cas, dites-lui sincèrement que vous partagez les valeurs qui les sous-tendent, car c'est vrai. Puis dites avec douceur en quoi l'islam diffère. En islam, chacune d'elles fait partie de l'adoration de l'Unique Créateur, qui la récompense. La page sur ce que l'islam partage avec la culture japonaise les passe en revue une par une.
“Ô vous qui croyez ! quand vous vous préparez à la prière, lavez vos visages, et vos mains (et avant-bras) jusqu'aux coudes ; passez (de l'eau) sur vos têtes ; et (lavez) vos pieds jusqu'aux chevilles. Si vous êtes en état d'impureté rituelle, lavez tout votre corps. Mais si vous êtes malades, ou en voyage, ou si l'un de vous revient du lieu où l'on satisfait ses besoins, ou si vous avez eu contact avec les femmes, et que vous ne trouviez pas d'eau, alors prenez du sable ou de la terre propre, et frottez-en vos visages et vos mains. Allah ne veut pas vous mettre dans la difficulté, mais vous rendre purs et parfaire Sa faveur envers vous, afin que vous soyez reconnaissants.”
Omar ibn Abi Salama rapporte que, enfant sous la garde du Prophète (ﷺ), sa main se promenait partout dans le plat pendant qu'il mangeait. Le Prophète (ﷺ) lui dit de mentionner le nom d'Allah, de manger de la main droite et de manger dans la partie du plat la plus proche de lui. Il dit qu'il s'y tint depuis lors.
“Mangez donc de la subsistance qu'Allah vous a fournie, licite et bonne ; et soyez reconnaissants des faveurs d'Allah, si c'est Lui que vous servez.”
“mangez et buvez : mais ne gaspillez pas par excès, car Allah n'aime pas les gaspilleurs.”
“Ton Seigneur a décrété que vous n'adoriez que Lui, et que vous soyez bons envers les parents. Si l'un d'eux ou tous deux atteignent la vieillesse auprès de toi, ne leur dis pas un mot de mépris et ne les repousse pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses. Et, par bonté, abaisse pour eux l'aile de l'humilité, et dis : « Mon Seigneur ! Accorde-leur Ta miséricorde comme ils m'ont élevé tout petit. »”
“Et Nous avons enjoint à l'homme (d'être bon) envers ses parents : sa mère l'a porté peine sur peine, et son sevrage a duré deux ans : (écoute l'ordre) : « Sois reconnaissant envers Moi et envers tes parents : c'est vers Moi qu'est (ton) but (final). »”
Abu Hurayra rapporte que le Prophète (ﷺ) a dit : quiconque croit en Allah et au Jour dernier ne doit pas nuire à son voisin, doit honorer son hôte, et doit dire du bien ou se taire.
L'Encyclopedia of Shinto décrit le temizuya (lu aussi chozuya) comme une fontaine près de l'entrée d'un sanctuaire, où les visiteurs se rincent les mains et la bouche en signe de purification symbolique. Elle dit que se rincer à cet endroit est une manière symbolique de purifier le corps et l'esprit avant d'entrer dans un espace sacré, après quoi les visiteurs se rendent au sanctuaire principal.
Explique qu'itadakimasu, à peu près « je prends part » ou « je reçois humblement », se dit avant de manger pour remercier ceux qui fournissent la nourriture et pour la nourriture elle-même, et que cela peut aussi se comprendre comme un remerciement aux êtres vivants qui deviennent nourriture.
Une étude qualitative du gaspillage alimentaire dans la vie quotidienne des consommateurs japonais, par ethnographie mobile. Elle dit que mottainai, que l'on peut traduire par « Quel gâchis », exprime le regret de jeter quelque chose de précieux, comme de la nourriture ou de l'argent, et souligne l'appréciation de la nourriture et de ses limites. Cette idée guidait les participants pour n'acheter que ce dont ils avaient besoin, manger les restes et prévoir de sorte que rien ne soit gaspillé.
La loi fixe l'objectif de chaque jour férié national. Le Jour du respect des personnes âgées (Keiro no Hi), le troisième lundi de septembre, sert à respecter et à aimer les personnes âgées qui ont servi la société pendant de nombreuses années, et à célébrer leur longue vie. Le Jour des enfants (5 mai) sert à respecter les enfants en tant que personnes, à rechercher leur bonheur et à remercier les mères. Le Jour de la verdure (4 mai) sert à se rapprocher de la nature et à être reconnaissant de ses bienfaits.
Décrit l'omotenashi comme la manière japonaise de recevoir : non seulement donner de la nourriture et un lieu sûr, mais aussi des façons traditionnelles de prendre soin des invités. Ses marques comprennent la compréhension de la situation et des besoins de l'invité, un cadre soigneusement préparé (shitsurae), la discrétion et la modestie, et la délicatesse.
“Quiconque fait le bien, homme ou femme, tout en ayant la foi, Nous lui donnerons une vie nouvelle, une vie bonne et pure, et Nous leur accorderons leur récompense selon le meilleur de leurs actions.”
Des paroles douces et de vraies questions
Le Coran dit aux musulmans d'inviter avec sagesse et une belle exhortation, et de discuter de la meilleure manière. Il leur interdit d'insulter ceux que d'autres invoquent en dehors de Dieu (﷾). Le Prophète (ﷺ) a dit à Aïcha d'être douce, car Dieu (﷾) aime la douceur en toute chose. Il a dit qu'il n'avait pas été envoyé pour maudire, mais comme une miséricorde. Ne vous moquez donc jamais d'un sanctuaire, d'un kami, d'une fête ou d'une coutume familiale. Les kami sont les puissances sacrées qu'honore le shinto. Des prêtres et des savants shintoïstes disent que les kami ne sont pas des dieux au sens occidental. Ne vous moquez pas non plus d'un omamori (une amulette de sanctuaire) ni d'un omikuji (un billet de bonne aventure). Quand le sujet se présente, dites simplement et avec bonté ce que tient l'islam. Toute adoration n'appartient qu'à Dieu (﷾) seul : « n'invoquez donc personne avec Allah ». Abordez un point à la fois, et arrêtez-vous quand votre ami en a assez.
“Invite (tous) au Chemin de ton Seigneur avec sagesse et une belle exhortation ; et discute avec eux de la manière la meilleure et la plus courtoise : car ton Seigneur connaît le mieux ceux qui se sont égarés de Son Chemin, et ceux qui reçoivent la guidée.”
“N'insultez pas ceux qu'ils invoquent en dehors d'Allah, de peur que par dépit ils n'insultent Allah dans leur ignorance. Ainsi avons-Nous embelli à chaque peuple ses propres actions. À la fin, ils retourneront à leur Seigneur, et Nous leur dirons alors la vérité de tout ce qu'ils faisaient.”
Aïcha rapporte que des juifs saluèrent le Prophète (ﷺ) par « la mort soit sur toi », et elle les maudit en retour. Il lui dit d'être douce, car Allah aime la douceur en toute chose. Quand elle demanda s'il n'avait pas entendu ce qu'ils avaient dit, il répondit qu'il ne leur avait répondu que par « et sur vous ».
Abu Hurayra rapporte que quelqu'un demanda au Messager d'Allah (ﷺ) de maudire les polythéistes. Il répondit qu'il n'avait pas été envoyé pour maudire, mais comme une miséricorde.
Un article de l'université Kokugakuin sur la façon dont on comprend le kami. Il note que kami est d'ordinaire traduit par « dieu », mais que l'on affirme souvent que le mot japonais et le mot anglais sont des concepts tout à fait différents, et il oppose le monothéisme de la tradition juive et chrétienne aux idées polythéistes du shinto.
Un article de l'université Kokugakuin sur le concept de kami. Il juge « Dieu » une traduction inadéquate de kami, et dit que l'idée de kami ne désigne pas un principe ou un être séparé de la création, mais une qualité d'être qui prend part à l'unité de l'existence. Il cite Ueda Kenji selon qui le Nihon Shoki comme le Kojiki parlent d'une substance préexistante dont les kami vinrent à être. Il rapporte l'avis d'Ueda Kenji selon lequel les plus anciens mythes japonais n'ont aucune divinité créatrice.
“« Et les lieux d'adoration sont à Allah (seul) : n'invoquez donc personne avec Allah ;”
Le sanctuaire et le temple ne sont pas la même chose
La famille de votre ami garde peut-être à la fois des coutumes shintoïstes et bouddhistes. Un sanctuaire (jinja) est shintoïste, et un temple (tera) est bouddhiste. Le kamidana est un autel domestique pour les kami. Le butsudan, l'autel domestique pour les défunts de la famille, est bouddhiste. Obon aussi, un temps pour se souvenir des défunts de la famille. Ne les confondez pas. Demandez à votre ami ce que chaque coutume signifie pour lui, et écoutez. Dieu (﷾) a fait des gens des nations et des tribus « pour que vous vous connaissiez les uns les autres ». La page qui demande si l'on peut suivre à la fois le shinto et le bouddhisme explique les deux côte à côte. Si les questions de votre ami sont bouddhistes, le guide sur la façon de parler de l'islam avec des bouddhistes vous aidera.
“Ô hommes ! Nous vous avons créés d'un (seul couple) d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous connaissiez les uns les autres (et non pour que vous vous méprisiez). Le plus honoré d'entre vous auprès d'Allah est (celui qui est) le plus pieux. Et Allah est Omniscient et bien informé (de toute chose).”
“Invite (tous) au Chemin de ton Seigneur avec sagesse et une belle exhortation ; et discute avec eux de la manière la meilleure et la plus courtoise : car ton Seigneur connaît le mieux ceux qui se sont égarés de Son Chemin, et ceux qui reçoivent la guidée.”
Manger ensemble
Partager un repas est l'une des façons les plus simples de parler. Votre ami voudra peut-être savoir ce que vous pouvez manger. Expliquez simplement le halal : cela veut dire licite, tel que l'islam le définit. Le Coran interdit le porc, et il interdit les boissons enivrantes. Dites pourquoi : Dieu (﷾) l'a commandé, et un musulman Lui obéit par confiance. Ne faites jamais de remarque sur ce que votre ami mange ou boit. Avant de manger, dites bismillah, au nom d'Allah (﷾), comme l'a enseigné le Prophète (ﷺ). Expliquez-le si votre ami le demande. Le Coran dit : « Mangez des bonnes choses que Nous vous avons fournies, et soyez reconnaissants envers Allah ». Si vous avez un doute sur un aliment précis, interrogez un savant qualifié.
“Ô vous qui croyez ! Mangez des bonnes choses que Nous vous avons fournies, et soyez reconnaissants envers Allah, si c'est Lui que vous adorez.”
“Il vous a seulement interdit la bête morte, le sang, la chair de porc, et ce sur quoi on a invoqué un autre nom que celui d'Allah. Mais si quelqu'un y est contraint par la nécessité, sans désobéissance volontaire et sans dépasser les limites, il n'est pas coupable. Car Allah est Très Pardonneur, Très Miséricordieux.”
“Ô vous qui croyez ! Les boissons enivrantes, les jeux de hasard, (la consécration de) pierres et (la divination par) les flèches sont une abomination, œuvre de Satan : écartez-vous de (cette abomination), afin de réussir.”
Omar ibn Abi Salama rapporte que, enfant sous la garde du Prophète (ﷺ), sa main se promenait partout dans le plat pendant qu'il mangeait. Le Prophète (ﷺ) lui dit de mentionner le nom d'Allah, de manger de la main droite et de manger dans la partie du plat la plus proche de lui. Il dit qu'il s'y tint depuis lors.
Les ancêtres : soyez honnête
Votre ami peut vous interroger sur des parents et des grands-parents qui n'étaient pas musulmans. Ne lui promettez jamais qu'il peut prier pour le pardon de ses grands-parents. Donnez la réponse que donne le Coran. Il parle de ceux qui ont associé d'autres à Dieu (﷾) dans l'adoration, même de proches parents. Il dit qu'il ne convient pas au Prophète (ﷺ) ni aux croyants de demander pardon pour eux. Le verset ajoute une condition : « après qu'il leur est apparu clairement qu'ils sont des compagnons du Feu ». Un musulman ne demande donc pas le pardon de Dieu (﷾) pour un parent mort hors de l'islam. C'est une règle pour ses propres prières. Ce n'est pas un verdict sur la personne. Dieu (﷾) ne châtie pas « avant d'avoir envoyé un messager », et « Allah n'est jamais injuste, fût-ce du poids le plus infime ». Aucun musulman ne peut déclarer le sort d'une personne en particulier. Cela appartient à Dieu (﷾). Puis dites à votre ami la part d'espérance. Les œuvres d'une personne prennent fin à sa mort, sauf une aumône durable, une science utile et un enfant vertueux qui prie pour elle. Si votre ami devient musulman, cette chaîne commence avec lui. Les prières de ses propres enfants, et sa propre aumône durable, pourront l'atteindre après sa mort. La page qui demande comment honorer nos ancêtres, et celle sur ce qu'il advient de ceux qui n'ont jamais entendu parler de l'islam ni de Jésus, en expliquent davantage.
“Il ne convient pas au Prophète ni à ceux qui croient de demander pardon pour les païens, fussent-ils des proches, après qu'il leur est apparu clairement qu'ils sont des compagnons du Feu.”
“Qui reçoit la guidance la reçoit pour son propre bien ; qui s'égare le fait à sa propre perte : nul porteur de fardeau ne portera le fardeau d'autrui : et Nous ne châtions pas avant d'avoir envoyé un messager (pour avertir).”
“Allah n'est jamais injuste, fût-ce du poids le plus infime : s'il y a quelque bien (accompli), Il le double, et donne de Sa propre présence une grande récompense.”
Abu Hurayra rapporte que le Prophète (ﷺ) a dit que, lorsqu'une personne meurt, ses œuvres prennent fin, sauf trois : une aumône durable, une science dont les gens tirent profit, et un enfant vertueux qui prie pour elle.
Les coutumes familiales et la bonté envers les parents
Votre ami peut craindre qu'un musulman doive laisser sa famille derrière lui. Dites-lui que l'islam ne demande à personne de se détourner de sa famille. Le Coran dit que si des parents poussent un enfant à adorer d'autres que Dieu (﷾), il ne doit pas leur obéir en cela. Il doit pourtant encore leur tenir compagnie, comme le dit le verset : « tiens-leur compagnie en cette vie avec justice ». Le Prophète (ﷺ) a dit à Asma de garder de bonnes relations avec sa mère, qui n'était pas musulmane. La page sur ce que deviennent les coutumes familiales quand on devient musulman explique ce qui reste et ce qui change. Certaines questions dépendent du cas, comme une inclination de salut ou des funérailles familiales dans un temple. Pour celles-là, votre ami devrait interroger un savant qualifié.
“« Mais s'ils s'efforcent de te faire associer à Moi, dans l'adoration, des choses dont tu n'as aucune connaissance, ne leur obéis pas ; mais tiens-leur compagnie en cette vie avec justice (et égards), et suis la voie de ceux qui se tournent vers Moi (avec amour) : à la fin, c'est vers Moi que vous retournerez tous, et Je vous dirai la vérité (et le sens) de tout ce que vous faisiez. »”
“Ton Seigneur a décrété que vous n'adoriez que Lui, et que vous soyez bons envers les parents. Si l'un d'eux ou tous deux atteignent la vieillesse auprès de toi, ne leur dis pas un mot de mépris et ne les repousse pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses. Et, par bonté, abaisse pour eux l'aile de l'humilité, et dis : « Mon Seigneur ! Accorde-leur Ta miséricorde comme ils m'ont élevé tout petit. »”
Asma, fille d'Abou Bakr, rapporte que sa mère, qui était encore polythéiste (mushrika), vint lui rendre visite du vivant du Prophète (ﷺ), espérant la bonté de sa fille. Asma demanda au Prophète (ﷺ) si elle devait garder de bonnes relations avec sa mère. Il dit oui : garde de bonnes relations avec ta mère.
Si l'histoire ou la politique est abordée
N'abordez pas vous-même l'histoire, la politique ou l'empereur. Votre but est de parler de Dieu (﷾), non de débattre du passé ou des gouvernements. Cela vaut pour tous les pays, y compris le vôtre. Si votre ami évoque l'actualité, écoutez avec bienveillance. Dites honnêtement que vous préféreriez parler de foi, et revenez aux grandes questions. Si votre ami évoque un tort commis par certains musulmans, dites clairement que c'était un tort. Ne le défendez pas, et n'en rejetez la faute sur personne d'autre. Une foi se juge à son enseignement, non à ce qu'ont fait certains de ses adeptes. Cette règle équitable vaut pour toute foi. La loi même de l'islam commande la justice, « fût-ce contre vous-mêmes ». Il a été dit au Prophète (ﷺ) de dire : « Voici ma voie : j'appelle à Allah ».
“Ô vous qui croyez ! Tenez-vous fermement pour la justice, en témoins pour Allah, fût-ce contre vous-mêmes, vos parents ou vos proches, qu'il s'agisse d'un riche ou d'un pauvre : car Allah est le mieux à même de les protéger tous deux. Ne suivez pas les passions (de vos cœurs), de peur de dévier ; et si vous faussez (la justice) ou refusez de la rendre, Allah est bien informé de tout ce que vous faites.”
“Dis : « Voici ma voie : j'appelle à Allah, sur une preuve aussi claire que ce que l'on voit de ses yeux, moi et quiconque me suit. Gloire à Allah ! Et jamais je n'associerai de dieux à Allah ! »”
“Invite (tous) au Chemin de ton Seigneur avec sagesse et une belle exhortation ; et discute avec eux de la manière la meilleure et la plus courtoise : car ton Seigneur connaît le mieux ceux qui se sont égarés de Son Chemin, et ceux qui reçoivent la guidée.”
Ce qu'il ne faut pas utiliser
Certains arguments sont faibles ou faux. Laissez-les de côté, car un musulman ne dit que ce qu'il sait être vrai (17:36). N'argumentez pas à partir de l'âge des premiers empereurs dans les anciennes chroniques, le Kojiki et le Nihon Shoki. Ne dites pas que ces livres prétendent être une révélation. Le shinto s'est d'abord transmis par les coutumes de la vie quotidienne, non par des Écritures. Ne dites pas que le shinto a été emprunté à la Chine, ni que le Japon a autrefois adoré un seul Dieu (﷾). Ne dites pas que les kami sont des anges. Ne dites pas que l'islam complète le shinto ou en est la vraie forme ; mettez en avant la propre réponse de l'islam. Ne dites rien de général sur les Japonais, en bien ou en mal : parlez à l'ami qui est devant vous. Et ne présentez la vie d'aucun musulman célèbre comme une preuve. La preuve est le Coran et le Prophète (ﷺ), non ce qu'a fait un adepte.
“Et ne poursuis pas ce dont tu n'as aucune connaissance ; car on demandera compte de tout acte de l'ouïe, de la vue ou (de ce que ressent) le cœur (au Jour du Jugement).”
L'Encyclopedia of Shinto appelle musuhi (musubi) le symbole de la vie et de la production, et dit que les croyances qui s'y rattachent ajoutèrent de nouvelles qualités à des kami enracinés dans l'agriculture. Elle dit que le shinto fut d'abord une pratique religieuse transmise comme une partie des coutumes de la vie quotidienne, et qu'il ne dépendait ni de missionnaires ni d'Écritures.
Des pages à lire ensemble
Ce site a des pages écrites pour les lecteurs japonais. Partagez celle qui convient à votre ami. Un ami qui dit n'avoir pas de religion peut commencer par la page pour le Japonais non religieux qui se demande pourquoi considérer l'islam. Un ami qui garde les coutumes des sanctuaires peut lire la page qui demande s'il y a un seul Créateur derrière les kami. Essayez ensuite celle qui demande s'il faut s'incliner devant le soleil ou devant Celui qui l'a fait, et celle qui demande si le shinto a une parole de Dieu (﷾). Un ami qui s'inquiète pour sa famille peut lire la page sur ce que deviennent les coutumes familiales quand on devient musulman. Lisez ensuite ensemble celle qui demande comment honorer nos ancêtres. La page sur ce que l'islam partage avec la culture japonaise convient à tous. Pour un ami qui achète des amulettes ou tire des billets de bonne aventure : la page qui demande si les porte-bonheur et les billets de bonne aventure marchent. Pour un ami bouddhiste, utilisez le guide sur la façon de parler de l'islam avec des bouddhistes. Pour un ami chrétien : la page sur ce que l'islam et le christianisme ont en commun, et celle qui demande si Jésus est Dieu. Avec les chrétiens, le Coran dit de ne discuter que de la meilleure manière, et de dire : « notre Allah et votre Allah est un ». Pour montrer à votre ami comment les musulmans font leurs ablutions et prient, utilisez les guides du site sur le wudu et la salat. Pour vous-même, le guide de la dawah du site expose toute la méthode.
“Et ne discutez avec les Gens du Livre que de la manière la meilleure (plutôt que par la simple dispute), sauf avec ceux d'entre eux qui commettent l'injustice (et le tort) : mais dites : « Nous croyons en la révélation qui est descendue vers nous et en celle qui est descendue vers vous ; notre Allah et votre Allah est un ; et c'est à Lui que nous nous soumettons (en islam). »”
La réponse de l'islam, et votre part
Pour finir, invitez votre ami à l'islam lui-même. L'islam est une manière de vivre complète (din) : la foi, l'adoration, la loi, la famille et le caractère ensemble. La page qui demande ce qu'est l'islam le montre en un seul endroit. Le Coran demande à être éprouvé : produisez une sourate semblable. Il dit que le Prophète (ﷺ) a été envoyé à tous les hommes, et l'appelle le Sceau des Prophètes, le dernier d'entre eux. Votre part est de parler clairement et avec bonté. Il n'y a nulle contrainte en religion ; le choix appartient donc à votre ami. Qui tient de meilleurs propos que celui qui appelle à Dieu (﷾) et fait le bien ? Inviter est votre part ; guider un cœur n'appartient qu'à Dieu (﷾). C'est pourquoi, si votre ami demande si vous cherchez à le convertir, la réponse honnête est non.
“Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, J'ai complété sur vous Ma faveur, et J'ai agréé pour vous l'islam comme religion.”
“Ô vous qui croyez ! Entrez dans l'islam de tout cœur ; et ne suivez pas les pas du malin ; car il est pour vous un ennemi déclaré.”
“Et si vous êtes dans le doute au sujet de ce que Nous avons révélé de temps à autre à Notre serviteur, produisez donc une sourate semblable ; et appelez vos témoins ou vos auxiliaires (s'il y en a) en dehors d'Allah, si vos (doutes) sont fondés.”
“Dis : « Ô hommes ! Je suis envoyé vers vous tous, comme le Messager d'Allah, à qui appartient la royauté des cieux et de la terre : il n'y a de dieu que Lui : c'est Lui qui donne la vie et la mort. Croyez donc en Allah et en Son Messager, le Prophète illettré, qui croit en Allah et en Ses paroles : suivez-le afin d'être guidés. »”
“Muhammad n'est le père d'aucun de vos hommes, mais (il est) le Messager d'Allah et le Sceau des Prophètes : et Allah a pleine connaissance de toute chose.”
“Nulle contrainte en religion : la Vérité se distingue clairement de l'erreur : quiconque rejette le mal et croit en Allah a saisi l'anse la plus solide, qui ne se brise jamais. Et Allah entend et sait tout.”
“Qui tient de meilleurs propos que celui qui appelle (les hommes) à Allah, fait le bien et dit : « Je suis de ceux qui se soumettent dans l'islam » ?”
“Il est vrai que tu ne pourras pas guider tous ceux que tu aimes ; mais Allah guide qui Il veut, et Il connaît mieux que quiconque ceux qui reçoivent la guidance.”
Ce que votre ami peut dire
Coran 2:256 — Sourate al-Baqara (La Vache), verset 256
“Nulle contrainte en religion : la Vérité se distingue clairement de l'erreur : quiconque rejette le mal et croit en Allah a saisi l'anse la plus solide, qui ne se brise jamais. Et Allah entend et sait tout.”
Cité pour
Essaies-tu de me convertir ?
La réponse
Non. Je te fais connaître l'islam, et nous avons simplement une discussion amicale, non un débat. Je ne peux faire croire personne. Le Coran dit même au Prophète (ﷺ) qu'il ne pourra pas guider tous ceux qu'il aime, mais que Dieu (﷾) guide qui Il veut. Il dit aussi : « Nulle contrainte en religion ». Le choix t'appartient donc. Lis, réfléchis et décide par toi-même. Si tu décides que l'islam n'est pas pour toi, je dirai ce qu'enseigne le Coran : « À vous votre Voie, et à moi la mienne. » Quoi que tu décides, je reste ton ami.
Ce qu'il en ressort — Le musulman partage l'islam dans une discussion amicale et ne fait pression sur personne. Le choix appartient à l'ami, et si c'est non, l'amitié continue.
Coran 6:108 — Sourate al-An'am (Les Bestiaux), verset 108
“N'insultez pas ceux qu'ils invoquent en dehors d'Allah, de peur que par dépit ils n'insultent Allah dans leur ignorance. Ainsi avons-Nous embelli à chaque peuple ses propres actions. À la fin, ils retourneront à leur Seigneur, et Nous leur dirons alors la vérité de tout ce qu'ils faisaient.”
Cité pour
Tu penses que les kami et nos visites aux sanctuaires sont mauvais.
La réponse
Je ne m'en moquerai pas ; le Coran interdit aux musulmans d'insulter ceux que d'autres invoquent. Je crois que toute adoration appartient à Celui qui a fait toute chose ; je ne prie donc que Lui seul. Je t'invite à réfléchir à Lui, toi aussi.
Ce qu'il en ressort — Le respect de la personne et une réponse claire sur l'adoration vont ensemble.
Coran 23:115 — Sourate al-Mu'minun (Les Croyants), verset 115
“« Pensiez-vous donc que Nous vous avions créés par jeu, et que vous ne seriez pas ramenés vers Nous (pour rendre compte) ? »”
Cité pour
Je n'ai pas besoin d'une religion. J'essaie de mener une vie bonne.
La réponse
Une vie bonne compte, et l'islam l'estime. Mais qui nous a faits, et qu'y a-t-il après la mort ? Le Coran demande : « Pensiez-vous donc que Nous vous avions créés par jeu » ? L'islam est une manière de vivre avec le Créateur en son centre. À quiconque fait le bien tout en ayant la foi, Il promet « une vie bonne et pure ».
Ce qu'il en ressort — La bonté est bienvenue, et la question de savoir qui nous a faits demeure.
Coran 7:158 — Sourate al-A'raf (Les Hauteurs), verset 158
“Dis : « Ô hommes ! Je suis envoyé vers vous tous, comme le Messager d'Allah, à qui appartient la royauté des cieux et de la terre : il n'y a de dieu que Lui : c'est Lui qui donne la vie et la mort. Croyez donc en Allah et en Son Messager, le Prophète illettré, qui croit en Allah et en Ses paroles : suivez-le afin d'être guidés. »”
Cité pour
L'islam est pour les étrangers. Je suis japonais.
La réponse
Le Coran dit que le Prophète (ﷺ) a été envoyé à tous les hommes : « Ô hommes ! Je suis envoyé vers vous tous ». Dieu (﷾) a fait des nations et des tribus « pour que vous vous connaissiez les uns les autres ». Le Coran compte la diversité des langues parmi Ses signes. Un musulman japonais garde son nom de famille, sa langue et sa famille.
Ce qu'il en ressort — Le message a toujours été pour tous les peuples, les Japonais compris.
Coran 9:113 — Sourate al-Tawba (Le Repentir), verset 113
“Il ne convient pas au Prophète ni à ceux qui croient de demander pardon pour les païens, fussent-ils des proches, après qu'il leur est apparu clairement qu'ils sont des compagnons du Feu.”
Cité pour
Ta religion dit donc que mes grands-parents sont en enfer.
La réponse
Pour ceux qui sont morts hors de l'islam, un musulman ne demande pas le pardon de Dieu (9:113). C'est une règle pour ses propres prières. Ce n'est pas un verdict sur tes grands-parents. Le verset pose sa condition : « après qu'il leur est apparu clairement qu'ils sont des compagnons du Feu ». Le Coran dit aussi que Dieu (﷾) ne châtie pas « avant d'avoir envoyé un messager » (17:15). Il « n'est jamais injuste, fût-ce du poids le plus infime » (4:40). Aucun musulman ne peut déclarer le sort d'une personne en particulier. Cela appartient à Dieu (﷾).
Ce qu'il en ressort — L'islam énonce ouvertement sa règle pour la prière, et laisse le sort de chacun à un Dieu qui ne fait de tort à personne.
Coran 17:15 — Sourate al-Isra (Le Voyage nocturne), verset 15
“Qui reçoit la guidance la reçoit pour son propre bien ; qui s'égare le fait à sa propre perte : nul porteur de fardeau ne portera le fardeau d'autrui : et Nous ne châtions pas avant d'avoir envoyé un messager (pour avertir).”
Cité pour
Si mes grands-parents sont peut-être saufs parce que personne ne leur a parlé, pourquoi me le dis-tu ?
La réponse
Nous ne disons pas qu'ils sont saufs ou perdus ; cela appartient à Dieu (﷾), qui sait ce qui a atteint chaque personne. Mais le message t'atteint maintenant. Le même verset dit : « Qui reçoit la guidance la reçoit pour son propre bien ; qui s'égare le fait à sa propre perte ». Je te le dis parce que je crois que c'est vrai, et que je te souhaite ce bien.
Ce qu'il en ressort — Le message est un don pour quiconque il atteint, et un choix pour quiconque l'entend ; Dieu (﷾) juge chacun avec justice.
Points de vue
Ce qu'un ami peut dire : pas de religion
Certains amis disent n'avoir pas de religion. Ils peuvent pourtant garder des coutumes au Nouvel An ou lors d'un enterrement, et tenir aux bonnes manières.
Je n'ai pas de religion ; l'islam n'est donc pas pour moi.
Réfutation
L'islam ne demande à personne d'adhérer à une organisation. C'est une manière de vivre complète (5:3). Il répond aux questions que chacun rencontre : qui nous a faits, et qu'y a-t-il après la mort. Le Coran demande : « Pensiez-vous donc que Nous vous avions créés par jeu » ? (23:115).
Je vais au sanctuaire au Nouvel An et je dis itadakimasu, mais ce sont des manières et des habitudes, non une croyance.
Réfutation
Les bonnes manières et le remerciement valent d'être gardés. L'islam demande à qui sont dus, en fin de compte, le remerciement et la prière : à Celui qui pourvoit (16:114). Un musulman commence donc un repas en Son nom (Bukhari 5376), et ne prie que Lui seul (72:18).
Ce qu'un ami peut dire : les kami
Un ami qui garde les coutumes des sanctuaires peut dire que les kami ne sont pas des dieux au sens occidental. Il peut ajouter que le shinto se vit par des coutumes, et ne s'enseigne pas à partir d'Écritures.
Les kami ne sont pas des dieux au sens occidental ; il n'y a donc pas de conflit avec la foi en un seul Dieu.
Réfutation
Quel que soit le sens du mot kami, la question est de savoir qui a fait toute chose. Et à qui appartiennent la prière et les offrandes ? Le Coran dit aux gens de se prosterner devant Allah (﷾), « qui les a créés », le soleil et la lune. Il leur dit de n'invoquer personne avec Lui (41:37 ; 72:18). L'islam regarde l'acte, non le nom : la prière et les offrandes n'appartiennent qu'au Créateur seul (6:162-163).
Le shinto se vit par les coutumes quotidiennes, non par des Écritures ; il n'y a donc rien à discuter.
Réfutation
Les coutumes dirigent tout de même le remerciement et l'adoration quelque part. La question est donc de savoir si le Créateur a parlé. Le Coran dit qu'il vient de Lui, et demande à être éprouvé : produisez une sourate semblable (2:23).
Le point de vue islamique
Invitez avec sagesse et douceur, honnêtement et un point à la fois. Partez du Créateur et de ce que vous partagez. Laissez le sort de chacun à Dieu (﷾), et le choix à votre ami.
Il est dit aux musulmans d'inviter avec sagesse et une belle exhortation. Il leur est dit de ne pas insulter ceux que d'autres invoquent en dehors de Dieu (﷾).
Dieu (﷾) aime la douceur en toute chose, et le Prophète (ﷺ) a été envoyé comme une miséricorde, non pour maudire.
L'islam enseigne la propreté, la gratitude pour la nourriture, le refus du gaspillage, la bonté envers les parents et l'honneur dû aux invités. Tout cela fait partie de l'adoration de Dieu (﷾).
Un musulman ne demande pas le pardon de Dieu (﷾) pour ceux qui sont morts hors de l'islam (9:113). Nul n'est châtié avant qu'un messager l'ait atteint (17:15), et aucun musulman ne peut déclarer le sort d'une personne en particulier.
On n'utilise que ce que l'on sait être vrai : nul ne peut affirmer ce qu'il ne sait pas.
Il n'y a nulle contrainte en religion ; le musulman transmet, et le choix appartient à celui qui écoute.