Réponse courte
Les plus anciens livres du shinto ne prétendent pas être une parole venant de Dieu (﷾). Ce sont des annales de cour. La préface du Kojiki dit que le Souverain céleste (l'empereur) ordonna que les anciennes chroniques et les annales des familles soient corrigées. Elle dit qu'elles « s'écartent de la vérité exacte, et sont pour la plupart amplifiées de vaines faussetés ». Le Nihon Shoki donne un récit de la naissance de la kami du soleil dans son texte principal et en place d'autres à côté, sans les écarter. Ces compilateurs étaient honnêtes sur ce qu'ils avaient : un recueil de ce que les gens disaient. Un recueil de ce dont les gens se souvenaient, sans messager qui dise parler au nom de Dieu (﷾), ne peut pas nous dire ce que veut le Créateur. L'islam répond par un Livre qui nomme celui qui parle, le Seigneur des mondes, et invite chacun à mettre cette affirmation à l'épreuve (2:23). L'explication complète expose chaque étape.
Explication complète
Comment le Kojiki dit avoir été fait
Le Kojiki, la Chronique des choses anciennes, est l'un des deux plus anciens livres sur le passé ancien du Japon. Sa préface a été écrite par l'officier de cour Futo no Yasumaro. Elle dit que le Souverain céleste ordonna que les chroniques des empereurs et les paroles anciennes que gardaient les familles soient examinées. Il avait entendu dire qu'elles s'écartaient de la vérité exacte. C'est son jugement sur ces autres annales, non sur le Kojiki. Il voulait que les faussetés soient effacées et la vérité établie. Plus tard, une impératrice commanda à Yasumaro de choisir et de consigner les paroles anciennes. Il présenta le livre la cinquième année de Wa-dō (712) et appelle son œuvre une obéissance au Décret. L'anglais de Chamberlain de 1882 rend kami, les êtres sacrés du shinto, par Deity, en français « Divinité ». Des savants shinto expliquent que les kami ne sont pas des dieux au sens occidental, cette page ne garde donc le mot de Chamberlain qu'à l'intérieur de ses citations.
“J'entends dire que les chroniques des empereurs, et de même les paroles originales en possession des diverses familles, s'écartent de la vérité exacte, et sont pour la plupart amplifiées de vaines faussetés.”
“Aussi désiré-je maintenant que les chroniques des empereurs soient choisies et consignées, et que les paroles anciennes soient examinées et vérifiées, les faussetés étant effacées et la vérité établie”
“regrettant les erreurs des paroles anciennes, et désirant corriger les inexactitudes des chroniques antérieures, Elle, le dix-huitième jour de la neuvième lune de la quatrième année de Wa-dō, me commanda, à moi Yasumaro”
“Respectueusement présenté par le noble de cour Futo no Yasumaro, officier de la division supérieure de la première classe du cinquième rang et du cinquième ordre du mérite, le 28e jour de la première lune de la cinquième année de Wa-dō.”
“Dans une obéissance respectueuse au contenu du Décret, j'ai fait un choix soigneux.”
Un article de l'université Kokugakuin sur la façon dont on comprend le kami. Il note que kami est d'ordinaire traduit par « dieu », mais que l'on affirme souvent que le mot japonais et le mot anglais sont des concepts tout à fait différents, et il oppose le monothéisme de la tradition juive et chrétienne aux idées polythéistes du shinto.
Un article de l'université Kokugakuin sur le concept de kami. Il juge « Dieu » une traduction inadéquate de kami, et dit que l'idée de kami ne désigne pas un principe ou un être séparé de la création, mais une qualité d'être qui prend part à l'unité de l'existence. Il cite Ueda Kenji selon qui le Nihon Shoki comme le Kojiki parlent d'une substance préexistante dont les kami vinrent à être. Il rapporte l'avis d'Ueda Kenji selon lequel les plus anciens mythes japonais n'ont aucune divinité créatrice.
D'où le Kojiki dit tenir son savoir
La préface nomme les sources de ce que sait le livre. La connaissance du commencement, dit-elle, vient en s'appuyant sur l'enseignement originel et en se fiant aux anciens sages. Un serviteur, Hiyeda no Are, reçut l'ordre d'apprendre par cœur les généalogies des empereurs et les paroles des âges passés. La cour examina puis corrigea les paroles anciennes. Ce sont des sources portées par la mémoire et jugées par la cour. La préface ne dit pas qui a donné l'enseignement originel. Elle ne présente pas le livre comme un message transmis d'en haut à un homme.
“Ainsi, dans l'obscurité du grand commencement, nous apprenons, en nous appuyant sur l'enseignement originel, le temps de la conception de la terre et de la naissance des îles ; dans l'éloignement du commencement originel, nous percevons, en nous fiant aux anciens sages, l'ère de la genèse des Divinités et de l'établissement des hommes.”
“Aussitôt, il fut commandé à Are d'apprendre par cœur les généalogies des empereurs, et de même les paroles des âges passés.”
“Aussi désiré-je maintenant que les chroniques des empereurs soient choisies et consignées, et que les paroles anciennes soient examinées et vérifiées, les faussetés étant effacées et la vérité établie”
Le Nihon Shoki place les récits côte à côte
Le Nihon Shoki, le Nihongi ou Chroniques du Japon dans l'anglais d'Aston, est l'autre grande histoire ancienne. Ses deux premiers livres, l'Âge des dieux, s'arrêtent souvent pour donner une autre version. Un paragraphe qui commence par « Dans un écrit, il est dit » introduit un récit différent. Dans les livres 1 et 2 du fichier du site, 56 paragraphes commencent ainsi. Prenons la naissance de la kami du soleil, qu'Aston appelle la Déesse-Soleil et Chamberlain la Grande-Auguste-Divinité-Qui-Brille-au-Ciel. C'est Amaterasu. Le paragraphe 52 dit que le couple Izanagi et Izanami la produisit ensemble. Le paragraphe 64, l'un des récits introduits par « Dans un écrit », dit qu'elle vint d'un miroir de cuivre blanc tenu dans la main gauche d'Izanagi. Le paragraphe 81 dit qu'une Divinité fut produite lorsqu'il lava son œil gauche. C'est aussi le récit du Kojiki. Les compilateurs donnent un récit dans le texte principal et placent les autres à côté, sans les écarter.
“Ils produisirent alors ensemble la Déesse-Soleil, qui fut appelée Oho-hiru-me no muchi.”
“Dans un écrit, il est dit : « Izanagi no Mikoto dit : “Je désire engendrer l'enfant précieux qui doit gouverner le monde.” Il prit donc dans sa main gauche un miroir de cuivre blanc, sur quoi une Divinité en fut produite, appelée Oho-hiru-me no Mikoto.”
“Ensuite, une Divinité fut produite lorsqu'il lava son œil gauche ; elle fut appelée Ama-terasu-no-oho-Kami.”
“Le nom de la Divinité qui naquit lorsqu'il lava alors son auguste œil gauche était la Grande-Auguste-Divinité-Qui-Brille-au-Ciel.”
Deux questions simples à poser à tout livre
Posez deux questions à tout livre qui prétend venir du Créateur. Dit-il qui parle ? Invite-t-il quiconque à vérifier cette affirmation ? Ce sont les questions auxquelles le Coran répond à son propre sujet, et l'islam tient qu'il les réussit. Le Kojiki répond à la première question dans sa propre préface. Ceux qui parlent sont un officier de cour, l'ordre d'un souverain, les paroles anciennes et les anciens sages. Il ne prétend pas être la parole du Créateur, il ne fixe donc aucune épreuve pour une telle affirmation. Ce n'est pas un défaut du livre. C'est ce que le Kojiki dit être, un recueil. Mais un recueil de ce que les gens disaient a besoin d'un messager du Créateur derrière lui. Sans cela, il ne peut pas nous dire ce que le Créateur du ciel et de la terre veut de nous.
“J'entends dire que les chroniques des empereurs, et de même les paroles originales en possession des diverses familles, s'écartent de la vérité exacte, et sont pour la plupart amplifiées de vaines faussetés.”
“Dans une obéissance respectueuse au contenu du Décret, j'ai fait un choix soigneux.”
“Ainsi, dans l'obscurité du grand commencement, nous apprenons, en nous appuyant sur l'enseignement originel, le temps de la conception de la terre et de la naissance des îles ; dans l'éloignement du commencement originel, nous percevons, en nous fiant aux anciens sages, l'ère de la genèse des Divinités et de l'établissement des hommes.”
“Et si vous êtes dans le doute au sujet de ce que Nous avons révélé de temps à autre à Notre serviteur, produisez donc une sourate semblable ; et appelez vos témoins ou vos auxiliaires (s'il y en a) en dehors d'Allah, si vos (doutes) sont fondés.”
“Ce n'est pas la parole d'un poète : comme vous croyez peu ! Ce n'est pas non plus la parole d'un devin : comme vous recevez peu l'avertissement ! (C'est) un Message descendu du Seigneur des mondes.”
Ce que le Coran dit de lui-même
Le Coran nomme celui qui parle. Il dit qu'il n'est pas la parole d'un poète ni d'un devin, mais un Message descendu du Seigneur des mondes. Dans le verset qui pose son défi, Dieu (﷾) parle de ce qu'Il a révélé à Son serviteur. Il dit à quiconque doute de produire une sourate semblable. Ailleurs, il dit que s'il venait d'un autre qu'Allah (﷾), les gens y auraient trouvé beaucoup de contradictions. Les deux sont ouverts à tout lecteur. Les pages sur le défi du Coran, sur les contradictions et sur la manière de mettre une Écriture à l'épreuve donnent les preuves que l'islam dit qu'il tient bon.
“Ce n'est pas la parole d'un poète : comme vous croyez peu ! Ce n'est pas non plus la parole d'un devin : comme vous recevez peu l'avertissement ! (C'est) un Message descendu du Seigneur des mondes.”
“Et si vous êtes dans le doute au sujet de ce que Nous avons révélé de temps à autre à Notre serviteur, produisez donc une sourate semblable ; et appelez vos témoins ou vos auxiliaires (s'il y en a) en dehors d'Allah, si vos (doutes) sont fondés.”
“Ne méditent-ils pas le Coran (avec soin) ? S'il venait d'un autre qu'Allah, ils y auraient certainement trouvé beaucoup de contradictions.”
“Dis : « Si les hommes et les djinns s'unissaient tous pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne pourraient produire rien de semblable, même s'ils s'aidaient et se soutenaient les uns les autres. »”
Ce à quoi un recueil ne peut pas répondre
Des annales de cour peuvent dire ce que les gens disaient du commencement. Sans messager du Créateur derrière elles, elles ne peuvent pas dire ce qu'Il veut de nous, ni ce qui vient après la mort. Le Coran demande qui les a créés (52:35-36), et dit que l'homme n'est pas laissé sans but (75:36). S'Il veut quelque chose de nous, Il a dû nous le dire, et ce qu'Il a dit doit être vérifiable. L'islam ne dit pas qu'un peuple ait été laissé seul. Le Coran dit que chaque peuple a eu un avertisseur (35:24 ; 16:36). Il n'en nomme aucun pour le Japon, et le Kojiki ne prétend pas en rapporter un. Ce que demande l'islam, c'est que la parole que Dieu (﷾) a envoyée à toute l'humanité soit mise à l'épreuve et lue.
“Ont-ils été créés de rien, ou sont-ils eux-mêmes les créateurs ? Ou ont-ils créé les cieux et la terre ? Non, ils n'ont aucune croyance ferme.”
“L'homme pense-t-il qu'il sera laissé sans contrôle, (sans but) ?”
“Nous t'avons envoyé en vérité, comme annonciateur de bonne nouvelle et comme avertisseur : et il n'y a jamais eu de peuple sans qu'un avertisseur n'ait vécu parmi eux (dans le passé).”
“Nous avons assurément envoyé à chaque peuple un messager (avec l'ordre) : « Servez Allah, et évitez le Mal » : parmi ces peuples, il en est qu'Allah a guidés, et d'autres sur qui l'égarement s'est inévitablement (établi). Parcourez donc la terre, et voyez quelle fut la fin de ceux qui ont nié (la Vérité).”
À qui va le remerciement, et une invitation
Beaucoup de gens au Japon disent itadakimasu avant un repas, une petite coutume de remerciement. L'islam dit à qui revient finalement ce remerciement : à Celui qui nous a donné l'ouïe, la vue et l'intelligence, afin que nous soyons reconnaissants (16:78). L'islam est un mode de vie complet (deen), et il commence par ce remerciement et par le fait de savoir comment Il a demandé à être remercié. L'islam demande donc au lecteur de faire pour le Coran ce qu'il demande à chacun. Lisez-le dans une traduction en laquelle vous avez confiance, et demandez-vous s'il vient du Seigneur des mondes. Essayez son défi, et cherchez la contradiction qu'il dit que vous ne trouverez pas. S'il est la parole de Dieu (﷾), suivre le dernier Prophète (ﷺ) qui l'a apporté est la manière dont Il nous demande de vivre.
“C'est Lui qui vous a fait sortir du ventre de vos mères alors que vous ne saviez rien ; et Il vous a donné l'ouïe, la vue, l'intelligence et les sentiments, afin que vous soyez reconnaissants (envers Allah).”
“Et si vous êtes dans le doute au sujet de ce que Nous avons révélé de temps à autre à Notre serviteur, produisez donc une sourate semblable ; et appelez vos témoins ou vos auxiliaires (s'il y en a) en dehors d'Allah, si vos (doutes) sont fondés.”
“Ne méditent-ils pas le Coran (avec soin) ? S'il venait d'un autre qu'Allah, ils y auraient certainement trouvé beaucoup de contradictions.”
Point par point
Kojiki, préface, paragraphe 4 — l'ordre du Souverain céleste
“J'entends dire que les chroniques des empereurs, et de même les paroles originales en possession des diverses familles, s'écartent de la vérité exacte, et sont pour la plupart amplifiées de vaines faussetés.”
Cité pour
Vous citez « vaines faussetés » pour dire que le Kojiki se dit lui-même faux.
La réponse
Non. La préface le dit des chroniques et des annales familiales plus anciennes que la cour entreprit de corriger, non du Kojiki. Cette page ne le cite que pour montrer comment le livre a été fait.
Ce qu'il en ressort — Ces mots sont le jugement du Souverain céleste sur des annales antérieures. Ils montrent une cour corrigeant des annales, ce que la préface dit que le Kojiki est.
Coran 75:16-19 — Sourate al-Qiyama (La Résurrection), versets 16-19
“N'agite pas ta langue à propos du (Coran) pour te hâter. C'est à Nous de le rassembler et de le promulguer : quand Nous l'avons promulgué, suis-en la récitation (telle que promulguée) ; puis, c'est à Nous de l'expliquer (et de le rendre clair) :”
Cité pour
Le Kojiki a été édité sur l'ordre d'un empereur, et d'autres livres ont aussi eu des éditeurs, cela ne peut donc pas compter contre lui.
La réponse
Cette page ne le compte pas contre le Kojiki. La préface présente le livre comme l'œuvre d'un éditeur, et c'est honnête. Le Coran revendique pour lui-même autre chose : un Message descendu du Seigneur des mondes (69:43). Son rassemblement et son explication sont l'œuvre de Dieu (75:16-19). Le Coran a été mémorisé et mis par écrit du vivant du Prophète (ﷺ). Abu Hurayra a rapporté que l'ange Gabriel révisait le Coran avec le Prophète (ﷺ) une fois chaque année. L'année de sa mort, Gabriel le fit deux fois (Bukhari 4998). La page qui demande comment le Coran a été préservé en donne les preuves.
Ce qu'il en ressort — Les deux livres décrivent différemment leur propre origine. Le Kojiki dit qu'il est les annales d'une cour. Le Coran dit qu'il est un Message du Seigneur des mondes, et invite à l'épreuve.
Kojiki, préface, paragraphe 4 — Hiyeda no Are
“Aussitôt, il fut commandé à Are d'apprendre par cœur les généalogies des empereurs, et de même les paroles des âges passés.”
Cité pour
Le Kojiki vient de la mémoire de Hiyeda no Are, et le Coran a aussi été mémorisé. Votre épreuve ne peut donc pas les distinguer.
La réponse
La mémoire porte des paroles. Elle ne dit pas qui les a prononcées. La préface dit qu'Are apprit les généalogies des empereurs et les paroles des âges passés. Le Coran dit que ses paroles sont un Message du Seigneur des mondes (69:43), et invite à l'épreuve (2:23 ; 4:82). L'épreuve demande ce qu'un livre affirme et si l'affirmation tient, non comment le livre a été transmis.
Ce qu'il en ressort — Les deux ont été mémorisés, mais seul le Coran revendique un locuteur divin et offre une épreuve de cette affirmation.
Encyclopedia of Shinto: Kamigakari, takusen
Explique le kamigakari, la possession d'une personne par un kami, souvent suivie du takusen, un oracle dans lequel la personne possédée sert de médium pour transmettre la volonté du kami. Un kami peut aussi faire connaître sa volonté dans un rêve. Il note que le Kojiki et le Nihon Shoki en rapportent un exemple, et que de tels oracles furent ensuite vus comme un moyen de connaître la volonté divine.
Cité pour
Les anciens livres rapportent des kami faisant connaître leur volonté par des oracles. Motoori Norinaga lisait les récits du Kojiki comme des choses réellement arrivées.
La réponse
Admettons que les livres rapportent des kami qui parlent, par une personne ou dans un récit. Ils le rapportent tel que d'autres l'ont raconté, et placent parfois des versions côte à côte. Motoori se fiait au Kojiki comme à des annales, et sa préface nomme ses sources : les paroles anciennes et les anciens sages. Aucun des deux livres ne dit qu'il vient du Créateur du ciel et de la terre, ni n'invite à mettre cette affirmation à l'épreuve. Selon le propre récit des livres, les kami sont venus à l'existence à l'intérieur du monde. Le Coran nomme celui qui parle, le Seigneur des mondes, et fixe l'épreuve (69:43 ; 2:23).
Ce qu'il en ressort — Des paroles rapportées de kami ne sont pas un Livre du Créateur qui Le nomme et invite à l'épreuve.
Coran 69:41-43 — Sourate al-Haqqa (Celle qui montre la vérité), versets 41-43
“Ce n'est pas la parole d'un poète : comme vous croyez peu ! Ce n'est pas non plus la parole d'un devin : comme vous recevez peu l'avertissement ! (C'est) un Message descendu du Seigneur des mondes.”
Cité pour
Les recueils de hadiths donnent aussi différentes versions des événements, les variantes sont donc normales dans un recueil fidèle.
La réponse
Elles le sont. Les hadiths sont des récits de ce que le Prophète (ﷺ) a dit et fait, chacun avec une chaîne nommée de transmetteurs que les savants évaluent. Derrière eux se tient un messager qui disait parler de la part de Dieu (﷾). Le Coran dit qu'il ne parlait pas sous l'effet de son propre désir (53:3-4). Le Coran lui-même est un seul Livre, qui nomme celui qui parle et est ouvert à l'épreuve (69:43 ; 4:82).
Ce qu'il en ressort — Les récits sur le Prophète (ﷺ) sont pesés selon leurs chaînes, et un messager se tient derrière eux. Le Coran est le Message lui-même, et c'est un seul Livre.
Coran 23:12-14 — Sourate al-Mu'minun (Les Croyants), versets 12-14
“Nous avons créé l'homme d'une quintessence (d'argile) ; puis Nous l'avons placé en (goutte de) sperme dans un lieu de repos solidement fixé ; puis Nous avons fait du sperme une adhérence de sang coagulé ; puis de cette adhérence Nous avons fait une masse (fœtale) ; puis de cette masse Nous avons fait des os, et Nous avons revêtu les os de chair ; puis Nous en avons fait une autre créature. Béni soit donc Allah, le meilleur des créateurs !”
Cité pour
Le Coran raconte la création de l'homme de différentes manières (l'argile, la poussière, une goutte), tout comme le Nihon Shoki raconte de différentes manières la naissance de la kami du soleil.
La réponse
Le Coran nomme les matières et les étapes d'un seul récit. Le premier homme a été fait de poussière (3:59), et le Coran décrit la formation de l'homme à partir de l'argile, par des étapes qui commencent par une goutte (23:12-14). Il ne place pas des récits rivaux côte à côte en laissant le lecteur choisir. La page sur les contradictions répond à cela en détail.
Ce qu'il en ressort — Un seul Livre nomme les étapes d'une seule création. Un compilateur qui énumère des versions rivales entre lesquelles il ne pouvait choisir fait autre chose.
Points de vue
Shinto : une pratique vécue, avec d'anciennes annales des kami
Le shinto n'enseigne pas que le Kojiki ou le Nihon Shoki soit une révélation. Il les honore comme les plus anciennes annales de l'âge des kami. Il garde ses coutumes vivantes dans les fêtes, la prière et la purification plus que dans la lecture.
Le Kojiki et le Nihon Shoki sont des annales de l'âge des kami, non une Écriture. Le shinto se vit, il n'a donc pas besoin d'un livre révélé.
Réfutation
Admettons-le : les livres disent qu'ils sont des annales. Alors la pratique seule ne peut pas dire ce que veut le Créateur ni ce qui vient après la mort. L'islam offre un Livre qui nomme celui qui parle et invite à la mise à l'épreuve (2:23 ; 69:43).
Le Kojiki a été écrit pour effacer la fausseté et établir la vérité. C'est donc, disent-ils, un recueil soigneux de ce que savaient les anciens.
Réfutation
Admettons qu'il ait été fait avec soin. La préface décrit la méthode comme l'examen des paroles anciennes et l'effacement des faussetés. C'est ainsi qu'on fait des annales, non ainsi qu'arrive un message.
Le Nihon Shoki place différentes versions côte à côte. Cela montre une érudition honnête, puisqu'il garde chaque tradition qu'il a reçue.
Réfutation
Admettons-le, et honorons-le. Des compilateurs honnêtes ont donné un récit dans le texte principal et placé les autres à côté, sans les écarter. Cela montre un recueil fidèle de ce qui était dit, non un message du Créateur.
Les anciens récits, comme ceux de la naissance de la kami du soleil, sont symboliques. Ils enseignent des leçons sur la nature et la communauté, et n'ont pas besoin d'être lus comme une parole de Dieu.
Réfutation
Les symboles ont besoin d'une clé. Un recueil qui ne dit pas qui parle ne peut pas dire ce que signifient ses symboles, si bien que chaque lecteur fournit sa propre clé. Sans une parole de Dieu (﷾), personne ne peut dire quelle clé est la bonne. Le Coran a été expliqué par celui qui l'a apporté (16:44).
Les kami ne sont pas des dieux au sens occidental, la question d'une parole venant de Dieu ne se pose donc pas.
Réfutation
Admettons-le. Alors posez la question sans le mot dieu. Quelqu'un a fait le ciel et la terre (52:35-36), et l'homme n'est pas laissé sans but (75:36). Nous a-t-Il dit ce qu'Il veut ?
Ce que les deux livres disent d'eux-mêmes
La préface du Kojiki présente le livre comme des annales de cour, faites sur ordre et choisies avec soin. Le Nihon Shoki donne plusieurs récits des mêmes événements.
La préface du Kojiki dit que le Souverain céleste donna un ordre. Les chroniques des empereurs et les paroles anciennes des familles devaient être examinées et corrigées.
Une impératrice commanda à Yasumaro de choisir et de consigner les paroles anciennes. Il présenta le livre la cinquième année de Wa-dō (712) et appelle son œuvre une obéissance au Décret.
La préface nomme comme ses sources l'enseignement originel, les paroles anciennes et les anciens sages. Elle ne présente pas le livre comme un message transmis d'en haut à un homme.
Le Nihon Shoki donne trois récits de la naissance de la kami du soleil : un dans son texte principal et deux placés à côté, aucun n'étant écarté. L'un est le récit du Kojiki.
Le point de vue islamique
L'islam dit que le Créateur a parlé, dans un Livre qui nomme celui qui parle et invite à la mise à l'épreuve. Les annales du shinto sont des annales honnêtes, et ne prétendent pas être cela.
Le Coran nomme celui qui parle. Il se dit un Message descendu du Seigneur des mondes.
Le Coran invite à l'épreuve. Il dit à quiconque doute de produire une sourate semblable. Il dit que s'il venait d'un autre qu'Allah (﷾), il contiendrait beaucoup de contradictions.
Les musulmans tiennent que le Coran réussit les épreuves qu'il se fixe. Les pages sur le défi du Coran et sur les contradictions en donnent les preuves.
Quelqu'un a fait le ciel et la terre, et l'homme n'est pas laissé sans but. Un recueil de ce que les gens disaient, sans messager de Sa part, ne peut donc pas être tout ce que le Créateur nous a donné.
L'islam ne dit pas qu'un peuple ait été laissé seul. Chaque peuple a eu un avertisseur, bien que le Coran n'en nomme aucun pour le Japon.
Le remerciement revient à Celui qui nous a donné l'ouïe, la vue et l'intelligence. L'islam est le mode de vie complet (deen) qui Lui répond.