Réponse courte
Pas dans ses hymnes. Ses hymnes funéraires envoient les morts vers Yama (le souverain des morts) et les Pères (les esprits des ancêtres), « au plus haut du ciel ». Là, ils rencontrent le mérite de leurs actes. Aucun n'envoie qui que ce soit renaître. La renaissance sur terre est enseignée dans les Upanishads, la dernière partie du Véda. Là, un roi dit à un brahmane (de la classe des prêtres) que cette connaissance « n'est allée à aucun Brâhmane avant toi ». Elle appartenait aux kshatriyas, la classe des guerriers, non aux prêtres qui gardaient les hymnes. Les Upanishads et la Gita ont fait du ciel des Pères une étape sur le chemin du retour à la naissance. L'image des hymnes est plus proche de celle du Coran : une seule vie, puis les morts rencontrent leurs actes, sans retour. Les versets cités en faveur de la renaissance trouvent leur réponse ci-dessous. L'islam enseigne cette vie unique, et vous appelle à la vivre pour Dieu (﷾).
Explication complète
Où les hymnes funéraires du Rig-Véda envoient les morts
Le Rig-Véda, le premier des quatre Védas, est un recueil d'hymnes. Son dixième livre contient des hymnes funéraires, qui disent où vont les morts. Il est dit au mort d'aller « par les anciens chemins » de ses aïeux. Il doit rencontrer Yama (le souverain des morts) et les Pères (les esprits des ancêtres). Il doit aussi rencontrer « le mérite des actes libres ou prescrits, au plus haut du ciel ». Ralph Griffith, un traducteur britannique du Rig-Véda au dix-neuvième siècle, explique ces actes. Ce sont les bonnes œuvres et les sacrifices dont le mérite est mis en réserve au ciel. Là, il est dit au mort : « revêts un autre corps ». On demande à Agni, le dieu du feu, de ne pas le consumer entièrement, mais de l'envoyer « sur son chemin vers les Pères ». On demande ensuite à Agni : « porte cet homme à la région des pieux ». Puis Agni doit l'envoyer de nouveau aux Pères, et le laisser rejoindre un corps. Un autre hymne prie : « Rends-moi immortel dans ce royaume où demeure le Roi ». La note de Griffith nomme ce Roi : Yama, le souverain des esprits des morts. Dans ces hymnes, les morts poursuivent leur route jusqu'aux Pères. Aucun d'eux ne renvoie un homme dans le sein d'une mère.
“Va, va par les anciens chemins par lesquels nos pères d'autrefois sont allés avant nous. Là tu contempleras les deux Rois jouissant de leur nourriture sacrée, le Dieu Varuṇa et Yama. Rencontre Yama, rencontre les Pères, rencontre le mérite des actes libres ou prescrits, au plus haut du ciel. Laisse le péché et le mal, cherche de nouveau ta demeure, et, brillant de gloire, revêts un autre corps.”
“Ne le brûle pas, ne le consume pas entièrement, Agni : que son corps ou sa peau ne soient pas dispersés. Ô Jâtavedas, quand tu l'auras mûri, alors envoie-le sur son chemin vers les Pères. Quand tu l'auras préparé, Jâtavedas, alors remets-le aux Pères. Quand il atteindra la vie qui l'attend, il deviendra le maître des Divinités.”
“Ta part est le bouc : consume-le de ta chaleur ; que ta flamme ardente, ta splendeur rougeoyante, le brûle. Avec tes formes propices, ô Jâtavedas, porte cet homme à la région des pieux.”
“De nouveau, ô Agni, envoie aux Pères celui qui, offert en toi, s'en va avec nos oblations. Revêtant une vie nouvelle, qu'il accroisse sa descendance : qu'il rejoigne un corps, Jâtavedas.”
“Ô Pavamâna, place-moi dans ce monde immortel et incorruptible où est placée la lumière du ciel, et où brille un éclat éternel. Coule, Indu, coule pour Indra. Rends-moi immortel dans ce royaume où demeure le Roi, le Fils de Vivasvân, où est le sanctuaire secret du ciel, où sont ces eaux jeunes et fraîches. Coule, Indu, coule pour Indra.”
Le corps retourne aux éléments et à la terre
Les mêmes hymnes disent ce que devient le corps. Ils parlent des Pères au ciel, les uns « consumés par le feu » et les autres « non incinérés ». Ils demandent que soit accordé à ces Pères « leur propre corps ». Au bûcher funéraire, le soleil doit recevoir l'œil du mort, et le vent son esprit (atma, le souffle). La note de Griffith sur l'œil et l'esprit dit que le semblable retourne au semblable. Il est dit au mort d'aller, « selon ton mérite, à la terre ou au ciel ». Il peut aller aux eaux, « si tel est ton sort », et faire sa demeure dans les plantes « avec tous tes membres ». Les restes sont déposés dans « le giron de la Terre Mère », et l'on demande à Yama de faire au mort « une demeure durable ». Ainsi l'œil et le souffle retournent à leur semblable dans le monde. Et les mêmes hymnes envoient l'homme lui-même jusqu'à Yama et aux Pères.
“Ceux qui, consumés par le feu ou non incinérés, se réjouissent de leur offrande au milieu du ciel, accorde-leur, ô Seigneur Souverain, le monde des esprits et leur propre corps, selon ton bon plaisir.”
“Que le Soleil reçoive ton œil, le Vent ton esprit ; va, selon ton mérite, à la terre ou au ciel. Va, si tel est ton sort, aux eaux ; va, fais ta demeure dans les plantes avec tous tes membres.”
“Rends-toi dans le giron de la Terre Mère, de la Terre largement étendue, très bonne et bienveillante. Jeune Dame, douce comme la laine pour celui qui donne la récompense, qu'elle te préserve du sein de la Destruction. Soulève-toi, Terre, ne pèse pas lourdement vers le bas : accorde-lui un accès facile, en prenant doucement soin de lui. Couvre-le, comme une mère enveloppe son enfant de sa jupe, ô Terre. Que maintenant la terre soulevée soit sans mouvement : oui, que mille mottes demeurent au-dessus de lui. Qu'elles soient pour lui une demeure qui distille l'abondance, qu'elles soient ici à jamais son lieu de refuge. J'écarte de toi la terre, tandis que je place sur toi cette motte de terre. Puissé-je être exempt de dommage. Que les Pères gardent ici ce pilier ferme pour toi, et que là Yama te fasse une demeure durable.”
Les propres mots de l'Upanishad : une connaissance qu'aucun brahmane n'avait
Les Upanishads sont la dernière partie du Véda. Quand elles enseignent le retour à la naissance, elles racontent aussi comment cet enseignement est parvenu aux brahmanes, la classe des prêtres. Dans la Chandogya Upanishad, un roi, Pravahana Jaivali, pose cinq questions à un jeune brahmane, Svetaketu. Où vont les hommes d'ici, et comment reviennent-ils ? Où le chemin des dieux et celui des pères se séparent-ils ? Pourquoi ce monde ne se remplit-il jamais, et pourquoi l'eau, à la cinquième offrande, est-elle appelée homme ? Certains ne voient dans la connaissance du roi qu'une méditation sur cinq feux. Mais ses questions portent aussi sur la manière dont les morts reviennent. La connaissance qu'il vise comprend donc le retour lui-même. Le garçon, que son père a instruit, ne sait répondre à aucune. Son père, le brahmane Gautama, n'en connaît aucune non plus. Quand Gautama vient apprendre, le roi lui dit que « cette connaissance n'est allée à aucun Brâhmane avant toi ». L'enseignement, dit-il, appartenait aux seuls kshatriyas, la classe des guerriers. La Brihadaranyaka Upanishad raconte la même histoire : cette connaissance « n'a jamais demeuré jusqu'à présent chez aucun Brâhmane ». Les brahmanes étaient les prêtres qui apprenaient, gardaient et récitaient le Véda. R. E. Hume, un traducteur américain des Upanishads, note que Svetaketu avait étudié les Védas pendant douze ans, selon le récit de la même Upanishad. Selon les propres mots de l'Upanishad, l'enseignement du retour n'avait pas été sous leur garde.
“Svetaketu Âruneya se rendit à une assemblée des Pañkâlas. Pravâhana Gaivali lui dit : « Garçon, ton père t'a-t-il instruit ? » « Oui, Seigneur », répondit-il. « Sais-tu en quel lieu les hommes vont d'ici ? » « Non, Seigneur », répondit-il. « Sais-tu comment ils reviennent ? » « Non, Seigneur », répondit-il. « Sais-tu où le chemin des Devas et le chemin des pères se séparent ? » « Non, Seigneur », répondit-il. « Sais-tu pourquoi ce monde ne se remplit jamais ? » « Non, Seigneur », répondit-il. « Sais-tu pourquoi, à la cinquième libation, l'eau est appelée Homme ? » « Non, Seigneur », répondit-il. « Alors pourquoi as-tu dit (que tu avais été) instruit ? Comment quelqu'un qui ne savait pas ces choses pourrait-il dire qu'il avait été instruit ? » Alors le garçon retourna, affligé, chez son père, et dit : « Bien que tu ne m'aies pas instruit, Seigneur, tu as dit que tu m'avais instruit. « Ce Râganya m'a posé cinq questions, et je n'ai pu répondre à aucune. » Le père dit : « Pour ces questions de lui que tu m'as rapportées, je n'en connais aucune. Si je connaissais ces questions, comment ne te les aurais-je pas dites ? »”
“Le roi fut embarrassé, et lui ordonna, disant : « Reste avec moi quelque temps. » Puis il dit : « Quant à (ce que) tu m'as dit, Gautama, cette connaissance n'est allée à aucun Brâhmane avant toi, et c'est pourquoi cet enseignement a appartenu, dans tous les mondes, à la seule classe des Kshatras. »”
“Le roi dit : « Ne sois pas offensé contre nous, ni toi ni tes ancêtres, parce que cette connaissance n'a jamais demeuré jusqu'à présent chez aucun Brâhmane. Mais je te la dirai, car qui pourrait te refuser quand tu parles ainsi ? »”
Écrit que dans le Rig-Véda il n'y a aucune trace de métempsycose, et que le récit de la Chandogya (5.3) le confirme : Svetaketu, qui selon le récit de la même Upanishad (6.1.2) avait passé douze ans à étudier les Védas, et son père et maître Gautama n'avaient jamais entendu parler de cette doctrine, et le texte déclare qu'elle avait toujours appartenu aux kshatriyas. Dans le Rig-Véda, dit-il, la croyance sur la fin était une immortalité personnelle dans le paradis des dieux. Après ce qu'il appelle, en citant Hopkins, « un signe préliminaire de la doctrine de la métempsycose dans l'Atharva-Véda », la notion « fait sa première apparition nette dans le Satapatha Brahmana ». Dans une note, il ajoute qu'un commentateur indigène d'époque plus tardive crut découvrir la renaissance en Rig-Véda 1.164.32, en lisant bahu-prajah comme « sujet à de nombreuses naissances », et il renvoie à Monier Williams pour une réfutation.
Le ciel des Pères devient une étape sur le chemin du retour
L'enseignement de l'Upanishad change aussi ce que les hymnes disent des morts. Dans les hymnes, ceux qui offrent des sacrifices et des dons vont aux Pères et rencontrent leur mérite au plus haut du ciel. Dans la Chandogya, ceux qui pratiquent une vie de « sacrifices, d'œuvres d'utilité publique et d'aumônes » vont au monde des pères et à la lune. Ils y demeurent « jusqu'à ce que leurs (bonnes) œuvres soient consumées ». Puis ils reviennent par la pluie et les plantes jusqu'à un sein. La Bhagavad Gita, dans laquelle enseigne le dieu Krishna, dit la même chose de ceux qui suivent les trois Védas. Ils boivent le Soma, une boisson sacrée offerte dans les sacrifices. Ils atteignent « le monde saint du seigneur des dieux », et « entrent dans le monde des mortels quand (leur) mérite est épuisé ». Ils obtiennent « l'aller et le retour ». Le Rig-Véda priait pour être rendu immortel dans le royaume de Yama. Les livres plus tardifs renvoient du ciel ces mêmes sacrificateurs. A. A. Macdonell, professeur de sanskrit à Oxford, appelle le schéma de la Chandogya une double rétribution. Son séjour dans l'autre monde, dit-il, est une survivance de l'ancienne croyance védique. Cela montre ce qui a changé. Cela ne prouve pas à soi seul que l'enseignement plus tardif est faux. C'est le Coran qui le tranche, plus bas.
“Ceux qui connaissent les trois (branches de la) connaissance, qui boivent le jus du Soma, dont les péchés sont lavés, offrent des sacrifices et me prient pour un passage au ciel ; et atteignant le monde saint du seigneur des dieux, ils jouissent dans les régions célestes des plaisirs célestes des dieux. Et après avoir joui de ce grand monde céleste, ils entrent dans le monde des mortels quand (leur) mérite est épuisé. Ainsi ceux qui souhaitent des objets de désir, et recourent aux prescriptions des trois (Védas), obtiennent (pour fruit) l'aller et le retour. À ces hommes qui m'adorent, méditant sur moi et sur nul autre, et qui sont constamment dévoués, je donne de nouveaux dons et je préserve ce qu'ils ont acquis.”
Écrit que selon la conception védique, l'esprit du mort suivait le chemin foulé par les pères jusqu'au royaume de la lumière éternelle, et les retrouvait au plus haut du ciel avec Yama, roi des morts ; le ciel était gagné avant tout par ceux qui donnaient de généreux présents sacrificiels aux prêtres. La théorie de la transmigration, dit-il, est développée dans les plus anciennes Upanishads. Sa forme la plus ancienne se trouve dans le Shatapatha Brahmana, où le fait de renaître et de mourir à plusieurs reprises ne dépasse pas l'autre monde ; les Upanishads la transforment en transmigration en supposant que la renaissance a lieu dans ce monde. Dans la Chandogya, le maître de maison qui a accompli le sacrifice et les bonnes œuvres va par le chemin des Pères jusqu'à la lune, y reste jusqu'à ce que les conséquences de ses actes soient épuisées, et revient sur terre pour renaître. Macdonell appelle cela une double rétribution, d'abord dans l'autre monde puis par la transmigration dans celui-ci, et dit que la première est une survivance de l'ancienne croyance védique sur la vie future. Il note que le dernier livre du Shatapatha Brahmana forme un Aranyaka, dont les six chapitres de conclusion sont la Brihadaranyaka Upanishad, et que le récit du retour dans la Brihadaranyaka (6.2.15-16) est semblable à celui de la Chandogya.
“« Mais ceux qui, vivant dans un village, pratiquent (une vie de) sacrifices, d'œuvres d'utilité publique et d'aumônes, vont à la fumée, de la fumée à la nuit, de la nuit à la moitié sombre de la lune, de la moitié sombre de la lune aux six mois où le soleil va vers le sud. Mais ils n'atteignent pas l'année. « Des mois, ils vont au monde des pères, du monde des pères à l'éther, de l'éther à la lune. C'est Soma, le roi. Là, ils sont aimés (mangés) par les Devas, oui, les Devas les aiment (les mangent). « Ayant demeuré là jusqu'à ce que leurs (bonnes) œuvres soient consumées, ils reviennent par le même chemin qu'ils sont venus, à l'éther, de l'éther à l'air. Alors le sacrifiant, devenu air, devient fumée ; devenu fumée, il devient brume ; « devenu brume, il devient nuage ; devenu nuage, il tombe en pluie. Puis il naît comme riz et blé, herbes et arbres, sésame et fèves. De là, l'évasion est semée des plus grandes difficultés. Car quelles que soient les personnes qui mangent la nourriture et engendrent une descendance, il devient dès lors semblable à elles.”
| Texte | Ce qu'il dit |
|---|---|
| Hymnes funéraires du Rig-Véda | Vers Yama et les Pères, au plus haut du ciel ; aucun ne renvoie les morts à la naissance |
| Chandogya Upanishad | Vers le monde des Pères jusqu'à ce que leurs œuvres soient épuisées, puis de nouveau dans un sein |
| Bhagavad Gita | Vers le ciel, puis de retour dans le monde des mortels quand le mérite est épuisé |
| Le Coran | Une seule vie, une barrière, puis la rencontre avec ses actes ; aucun retour |
La thèse hindoue : la renaissance est enseignée dans le Véda
Les maîtres hindous tiennent que la renaissance (punarjanam) est l'enseignement du Véda lui-même. Les Upanishads appartiennent à la shruti, la couche révélée, et sont appelées Vedanta, ce qui signifie la fin du Véda. La Chandogya Upanishad enseigne que ceux qui vivent de sacrifices et d'aumônes vont par le chemin des pères jusqu'à la lune. De là, ils reviennent par la pluie et les plantes pour renaître. La Bhagavad Gita dit que le soi rejette de vieux corps et en prend d'autres, comme un homme change de vêtements. En 1893, Swami Vivekananda, un moine hindou, a parlé au Parlement mondial des religions de Chicago. Il a dit que les Védas déclarent que l'homme est un esprit qui a eu un passé. La mort, a-t-il dit, n'est qu'un changement d'un corps à un autre. Beaucoup d'hindous comptent aussi les Brahmanas, les livres en prose sur le rituel, comme Véda. Le Shatapatha Brahmana parle déjà de ceux qui « reviennent à la vie » après la mort. Certains maîtres en trouvent le germe dans les hymnes du Rig-Véda aussi. Swami Dayananda a fondé l'Arya Samaj, un mouvement de réforme hindou. Il a ouvert son chapitre sur la renaissance par une prière du Rig-Véda : « Rends-nous la vue ». D'autres citent des vers des hymnes funéraires, et un vers de l'hymne-énigme 1.164. Dans la lecture de Sayana, un commentateur du quatorzième siècle, il parle de quelqu'un « sujet à de nombreuses naissances ». Les lignes à la fin de cette page répondent à chacun de ces points.
“« Mais ceux qui, vivant dans un village, pratiquent (une vie de) sacrifices, d'œuvres d'utilité publique et d'aumônes, vont à la fumée, de la fumée à la nuit, de la nuit à la moitié sombre de la lune, de la moitié sombre de la lune aux six mois où le soleil va vers le sud. Mais ils n'atteignent pas l'année. « Des mois, ils vont au monde des pères, du monde des pères à l'éther, de l'éther à la lune. C'est Soma, le roi. Là, ils sont aimés (mangés) par les Devas, oui, les Devas les aiment (les mangent). « Ayant demeuré là jusqu'à ce que leurs (bonnes) œuvres soient consumées, ils reviennent par le même chemin qu'ils sont venus, à l'éther, de l'éther à l'air. Alors le sacrifiant, devenu air, devient fumée ; devenu fumée, il devient brume ; « devenu brume, il devient nuage ; devenu nuage, il tombe en pluie. Puis il naît comme riz et blé, herbes et arbres, sésame et fèves. De là, l'évasion est semée des plus grandes difficultés. Car quelles que soient les personnes qui mangent la nourriture et engendrent une descendance, il devient dès lors semblable à elles.”
“Comme un homme, rejetant de vieux vêtements, en revêt d'autres et de neufs, ainsi l'(âme) incarnée, rejetant de vieux corps, va dans d'autres et de neufs.”
“Ne suis-je donc rien d'autre qu'une combinaison de matière et de substances matérielles ? Les Védas déclarent : « Non », je suis un esprit vivant dans un corps. Je ne suis pas le corps. Le corps mourra, mais je ne mourrai pas. Je suis ici dans ce corps, et quand il défaillira, je continuerai encore de vivre ; et j'ai eu aussi un passé.”
“Eh bien donc, l'âme humaine est éternelle et immortelle, parfaite et infinie, et la mort ne signifie qu'un changement de centre d'un corps à un autre. Le présent est déterminé par nos actions passées, et l'avenir le sera par le présent ; elle continuera d'évoluer vers le haut ou de régresser, de naissance en naissance et de mort en mort.”
“Et ceux qui savent cela, ou ceux qui accomplissent cette œuvre sainte, reviennent à la vie quand ils sont morts, et, revenant à la vie, ils viennent à la vie immortelle. Mais ceux qui ne savent pas cela, ou n'accomplissent pas cette œuvre sainte, reviennent à la vie quand ils meurent, et ils deviennent la nourriture de celui-ci (la Mort) encore et encore.”
Swami Dayananda, fondateur de l'Arya Samaj, ouvre le chapitre de sa Rigvedadi Bhashya Bhumika sur la renaissance (atha punarjanmavishayah) par Rig-Véda 10.59.6-7, la prière « Rends-nous la vue, ô Asunîti ». Son commentaire sanskrit dit que dans ces mantras et les suivants sont révélées les naissances antérieures et les renaissances, et il lit la prière comme demandant à Dieu les sens, le souffle et le corps dans la prochaine naissance.
“Ne nous livre pas en proie à la mort, ô Soma : laisse-nous encore contempler le Soleil levant. Que notre vieillesse, avec les jours qui passent, soit douce. Que Nirṛiti s'en aille en des lieux lointains. Ô Asunîti, garde l'âme en nous, et rends plus longs les jours qu'il nous reste à vivre. Accorde-nous de contempler encore la lumière du soleil : fortifie ton corps avec l'huile que nous t'apportons. Rends-nous la vue, ô Asunîti, rends-nous notre souffle et notre jouissance. Puissions-nous longtemps contempler le Soleil levant : ô Anumati, sois-nous favorable et bénis-nous. Que la Terre nous rende notre esprit vital, que le Ciel, la Déesse, et l'espace intermédiaire nous le rendent. Que Soma nous rende encore une fois notre corps, et que Pûshan montre le Chemin de la paix et du réconfort.”
“Celui qui a fait (cet état de choses) ne le comprend pas : celui qui l'a vu, l'a aussi en vérité caché (à lui) : lui, encore enveloppé dans le sein de sa mère, est sujet à de nombreuses naissances, et est entré dans le mal.”
Une seule vie, puis la rencontre avec ses actes
Le Coran enseigne une seule vie en ce monde, puis la mort, une barrière et la résurrection. Quand la mort vient à un homme qui a négligé de faire le bien, il supplie qu'on le renvoie. Il lui est dit : « Non, jamais ! » Devant les morts se dresse une barrière (barzakh) jusqu'au Jour où ils seront ressuscités. Des générations détruites auparavant, le Coran dit : « Ils ne reviendront pas vers eux ». Chacun d'eux sera amené devant Dieu (﷾) pour être jugé. L'homme est fait de terre, y est ramené, et en est sorti « une fois encore ». Puis chaque âme voit ses actes, jusqu'au poids d'un atome. Les hymnes ne connaissent pas de Jour du Jugement, et leur ciel n'est pas le Paradis du Coran. Mais ils en partagent la forme : une seule vie, et aucun retour pour renaître. En cela, les hymnes funéraires du Rig-Véda sont plus proches du Coran que l'enseignement plus tardif de la renaissance. Et le Coran dit à chaque lecteur quoi faire de cette vie unique : se tourner vers Dieu (﷾) maintenant, avant de rencontrer ses actes.
“(Ils resteront dans le mensonge) jusqu'à ce que, la mort venant à l'un d'eux, il dise : « Ô mon Seigneur ! Renvoie-moi (à la vie), afin que je fasse le bien dans ce que j'ai négligé. » Non, jamais ! Ce n'est qu'une parole qu'il dit. Devant eux il y a une barrière jusqu'au Jour où ils seront ressuscités.”
“Ne voient-ils pas combien de générations avant eux Nous avons détruites ? Ils ne reviendront pas vers eux : mais chacun d'eux tous sera amené devant Nous (pour le jugement).”
“De la (terre) Nous vous avons créés, en elle Nous vous ferons retourner, et d'elle Nous vous ferons sortir une fois encore.”
“Quiconque aura fait le poids d'un atome de bien le verra ! Et quiconque aura fait le poids d'un atome de mal le verra.”
Les objections et leurs réponses
Rig-Véda 10.16.3 — mandala 10, hymne 16, verset 3
“Que le Soleil reçoive ton œil, le Vent ton esprit ; va, selon ton mérite, à la terre ou au ciel. Va, si tel est ton sort, aux eaux ; va, fais ta demeure dans les plantes avec tous tes membres.”
Cité pour
L'hymne funéraire dit au mort d'aller « selon ton mérite, à la terre ou au ciel ». Son mérite décide donc de l'endroit où il va ensuite : c'est le karma. Il l'envoie aux eaux et lui dit : « fais ta demeure dans les plantes ». C'est le chemin même que décrit l'Upanishad, par la pluie et les plantes jusqu'à une autre naissance. Le germe du karma et de la renaissance est déjà dans le Rig-Véda.
La réponse
La strophe envoie d'abord chaque partie à son semblable. Le soleil doit recevoir l'œil du mort, et le vent son esprit (atma, le souffle). La note de Griffith dit que le semblable doit retourner au semblable. Comme le suggère Macdonell, l'hymne de l'Homme cosmique en donne peut-être le modèle. Là, le soleil est né de son œil, et le vent de son souffle. Griffith rend les mots suivants par « va, selon ton mérite, à la terre ou au ciel ». John Muir était un savant écossais du sanskrit au dix-neuvième siècle, et la note de Griffith le cite. Il traduit ces mots ainsi : « Va au ciel et à la terre, selon la nature (de tes diverses parties) ». Lus d'une manière ou de l'autre, ces mots nomment la terre et le ciel, non un sein. La strophe ne dit rien d'une renaissance comme une autre personne. La strophe suivante demande à Agni : « porte cet homme à la région des pieux ». Le même hymne l'envoie trois fois vers les Pères. Là où les hymnes reparlent du mérite, le mort le rencontre avec Yama et les Pères, « au plus haut du ciel ». Macdonell appelle le départ de l'œil et du souffle vers le soleil et le vent une « fantaisie accessoire ». Le départ de l'âme vers les eaux ou les plantes, admet-il, « peut contenir les germes de la théorie ». Un germe n'est pas l'enseignement. Dans un autre hymne, un esprit qui était allé « aux eaux et aux plantes » est rappelé. Il revient au même homme, « afin que tu vives et séjournes ici ». L'enseignement lui-même, un retour par la pluie et les plantes jusqu'à un sein, est ce que l'Upanishad dit n'être allé à aucun brahmane auparavant.
Ce qu'il en ressort — La strophe rend l'œil et le souffle à leur semblable, et contient tout au plus un germe de l'idée plus tardive. Elle envoie l'homme à la terre ou au ciel, et le même hymne l'envoie vers les Pères. Elle n'enseigne pas la renaissance.
Rig-Véda 10.16.5 — mandala 10, hymne 16, verset 5
“De nouveau, ô Agni, envoie aux Pères celui qui, offert en toi, s'en va avec nos oblations. Revêtant une vie nouvelle, qu'il accroisse sa descendance : qu'il rejoigne un corps, Jâtavedas.”
Cité pour
« Qu'il rejoigne un corps » : après la mort, le mort reprend un corps. C'est la renaissance, énoncée dans l'hymne funéraire même du Rig-Véda.
La réponse
Le même vers dit où il va : « De nouveau, ô Agni, envoie aux Pères ». Le mot sanskrit pour « aux Pères » peut aussi signifier « des Pères ». Mais le même hymne emploie le même mot quand il demande à Agni : « remets-le aux Pères », où seul « aux » a un sens. Le corps qu'il rejoint est revêtu parmi les Pères. L'hymne à Yama dit la même chose : rencontre les Pères « au plus haut du ciel », « cherche de nouveau ta demeure » (punar astam ehi), et « revêts un autre corps » là-haut. Et les hymnes demandent que soit accordé aux Pères du ciel, brûlés ou non, « leur propre corps ». La note de Griffith explique les mots du vers sur la descendance comme le moment où il devient l'un des Pères. Il admet aussi une autre traduction de ses derniers mots : que la vie rejoigne son corps. Macdonell cite ce vers même pour montrer que la vie védique après la mort est corporelle : le corps a part à l'autre monde. Il lit la « demeure » (astam) de l'hymne à Yama comme le retour à la maison auprès des Pères et de Yama au plus haut du ciel. Un corps au ciel parmi les Pères n'est pas une naissance d'une mère sur terre.
Ce qu'il en ressort — Le corps est rejoint parmi les Pères au ciel, comme le disent aussi les autres hymnes funéraires. Ce n'est pas une naissance sur terre.
Rig-Véda 1.164.32 — mandala 1, hymne 164, verset 32 (traduction de H. H. Wilson)
“Celui qui a fait (cet état de choses) ne le comprend pas : celui qui l'a vu, l'a aussi en vérité caché (à lui) : lui, encore enveloppé dans le sein de sa mère, est sujet à de nombreuses naissances, et est entré dans le mal.”
Cité pour
Le Rig-Véda lui-même parle de celui qui est « sujet à de nombreuses naissances ». Encore dans le sein de sa mère, il naît de nombreuses fois et tombe dans le malheur. Le commentateur Sayana a lu le vers ainsi, et Wilson l'a traduit ainsi. Le Véda connaissait la renaissance.
La réponse
Cette traduction repose sur une seule lecture d'un seul mot, bahuprajah. Griffith le traduit par « source de beaucoup de vie ». Sa note prend le vers comme une énigme sur l'éclair, cause de la pluie, avec ses innombrables descendants, les gouttes de pluie fertilisantes. Wilson, un traducteur du Rig-Véda au dix-neuvième siècle, a lui-même noté que c'est l'interprétation philosophique de Sayana qui fait de l'homme le sujet du vers. La lecture des étymologistes, que Sayana cite aussi, est selon lui probablement plus conforme à l'intention de l'original. Bien avant Sayana, le Nirukta de Yaska donnait deux lectures. Le Nirukta est un ancien livre indien sur le sens des mots. Son traducteur l'appelle le plus ancien traité indien d'étymologie, de philologie et de sémantique. Les ascètes (des hommes qui avaient renoncé à la vie du monde) lisaient : « Les gens qui ont beaucoup d'enfants tombent dans le malheur ». Les étymologistes (les savants de l'origine des mots) lisaient : « Cela se rapporte au phénomène de la pluie ». Les notes de Sarup rapportent encore une lecture de l'école des ascètes : le père lui-même est pris dans la transmigration. Sarup y voit une exhortation à mener une vie de célibat. C'est la glose d'une seule école. La lecture des étymologistes, que Wilson jugeait plus proche de l'original, ne contient aucune renaissance. R. E. Hume, qui ne trouve dans le Rig-Véda « aucune trace de métempsycose », dit que le commentateur plus tardif « crut découvrir » la renaissance ici. Une énigme dont le sens était déjà disputé au temps de Yaska ne peut pas peser plus lourd que ce que disent clairement les hymnes funéraires.
Ce qu'il en ressort — La lecture de la renaissance est une lecture disputée d'un vers-énigme. Les plus anciens interprètes le lisaient aussi au sujet de la pluie, et les hymnes funéraires parlent clairement.
Rig-Véda 10.59.4-7 — mandala 10, hymne 59, versets 4-7
“Ne nous livre pas en proie à la mort, ô Soma : laisse-nous encore contempler le Soleil levant. Que notre vieillesse, avec les jours qui passent, soit douce. Que Nirṛiti s'en aille en des lieux lointains. Ô Asunîti, garde l'âme en nous, et rends plus longs les jours qu'il nous reste à vivre. Accorde-nous de contempler encore la lumière du soleil : fortifie ton corps avec l'huile que nous t'apportons. Rends-nous la vue, ô Asunîti, rends-nous notre souffle et notre jouissance. Puissions-nous longtemps contempler le Soleil levant : ô Anumati, sois-nous favorable et bénis-nous. Que la Terre nous rende notre esprit vital, que le Ciel, la Déesse, et l'espace intermédiaire nous le rendent. Que Soma nous rende encore une fois notre corps, et que Pûshan montre le Chemin de la paix et du réconfort.”
Cité pour
Le Rig-Véda prie : « Rends-nous la vue, ô Asunîti, rends-nous notre souffle ». Il demande que Soma « nous rende encore une fois notre corps ». Swami Dayananda a ouvert son chapitre sur la renaissance par ces vers. L'hymne-énigme parle aussi de « l'Immortel né frère du mortel », qui va « En arrière, en avant ».
La réponse
Lisez l'hymne en entier : il prie pour que la vie d'un vivant continue. Il demande : « Ne nous livre pas en proie à la mort », et « rends plus longs les jours qu'il nous reste à vivre ». Il prie : « Que notre vieillesse, avec les jours qui passent, soit douce », et « Puissions-nous longtemps contempler le Soleil levant ». La note de Griffith, qui cite Sayana d'après Wilson, lit sa première ligne comme une prière pour que la vie de Subandhu soit prolongée. Rendre « encore » la vue et le souffle signifie donc que cette vie continue, non une nouvelle vie. L'hymne qui le précède rappelle l'esprit d'un homme sur le point de mourir, « afin que tu vives et séjournes ici ». Son esprit, dit-il, était allé « aux eaux et aux plantes », et la note de Griffith le rapproche de l'hymne funéraire. Ainsi, dans le Rig-Véda, un esprit peut aller aux eaux et aux plantes et revenir au même homme, vivant. Aucun des deux hymnes ne parle d'un sein ou d'une nouvelle naissance. Au sujet de l'Immortel qui va « En arrière, en avant », Griffith note que la strophe semble se rapporter au Soleil dans sa course quotidienne. Une prière pour la vie d'un homme et une énigme sur le soleil n'enseignent pas la renaissance.
Ce qu'il en ressort — Ces vers prient pour que la vie d'un homme continue, ou parlent de la course du soleil. Aucun ne parle de renaître.
Rig-Véda 10.14.7-8 — mandala 10, hymne 14, versets 7-8
“Va, va par les anciens chemins par lesquels nos pères d'autrefois sont allés avant nous. Là tu contempleras les deux Rois jouissant de leur nourriture sacrée, le Dieu Varuṇa et Yama. Rencontre Yama, rencontre les Pères, rencontre le mérite des actes libres ou prescrits, au plus haut du ciel. Laisse le péché et le mal, cherche de nouveau ta demeure, et, brillant de gloire, revêts un autre corps.”
Cité pour
L'hymne envoie les morts vers les Pères, mais il ne dit jamais qu'ils ne renaîtront pas. Les hymnes sont des prières et des louanges, non un exposé complet de la doctrine, et le silence n'est pas un refus. Ils décrivent la première étape, le séjour auprès des Pères, et laissent le retour non dit. Les livres plus tardifs ont rendu clair ce que les hymnes laissaient non dit.
La réponse
Les hymnes funéraires ne sont pas silencieux sur la mort : c'est là que le Rig-Véda dit ce que deviennent les morts. Les morts suivent l'ancien chemin des aïeux jusqu'à Yama et aux Pères. Ils rencontrent le mérite de leurs actes « au plus haut du ciel », et y revêtent un corps. On demande à Yama de faire au mort « une demeure durable ». C'est un enseignement, non un silence. Les hymnes appellent ce monde « immortel et incorruptible » et prient pour y être rendus immortels. Le séjour de l'Upanishad ne dure que « jusqu'à ce que leurs (bonnes) œuvres soient consumées ». L'enseignement plus tardif ne comble pas une lacune des hymnes ; il change ce qu'ils disent. L'Upanishad le confirme de son côté : la connaissance de la manière dont les morts reviennent « n'a jamais demeuré jusqu'à présent chez aucun Brâhmane ». Les spécialistes du Véda sont d'accord. Macdonell ne trouve « aucune indication » de la transmigration dans les hymnes, ni même dans les Védas plus tardifs. Hume ne trouve dans le Rig-Véda « aucune trace de métempsycose ».
Ce qu'il en ressort — Les hymnes parlent clairement des morts et les envoient dans un monde sans mort, non de retour à la naissance. L'argument ne repose pas sur un silence.
Chandogya Upanishad 5.10.3-6 — chapitre 5, section 10, versets 3-6
“« Mais ceux qui, vivant dans un village, pratiquent (une vie de) sacrifices, d'œuvres d'utilité publique et d'aumônes, vont à la fumée, de la fumée à la nuit, de la nuit à la moitié sombre de la lune, de la moitié sombre de la lune aux six mois où le soleil va vers le sud. Mais ils n'atteignent pas l'année. « Des mois, ils vont au monde des pères, du monde des pères à l'éther, de l'éther à la lune. C'est Soma, le roi. Là, ils sont aimés (mangés) par les Devas, oui, les Devas les aiment (les mangent). « Ayant demeuré là jusqu'à ce que leurs (bonnes) œuvres soient consumées, ils reviennent par le même chemin qu'ils sont venus, à l'éther, de l'éther à l'air. Alors le sacrifiant, devenu air, devient fumée ; devenu fumée, il devient brume ; « devenu brume, il devient nuage ; devenu nuage, il tombe en pluie. Puis il naît comme riz et blé, herbes et arbres, sésame et fèves. De là, l'évasion est semée des plus grandes difficultés. Car quelles que soient les personnes qui mangent la nourriture et engendrent une descendance, il devient dès lors semblable à elles.”
Cité pour
Les Upanishads sont shruti, aussi pleinement révélées que les hymnes, et elles sont la fin et le couronnement du Véda (Vedanta). Si les Upanishads enseignent la renaissance, le Véda enseigne la renaissance. L'enseignement du roi était secret, réservé à ceux qui en étaient dignes, non absent du Véda.
La réponse
Les Upanishads l'enseignent bien, et cette page les cite. La question est de savoir si le Véda l'enseignait avant elles, et l'Upanishad y répond elle-même. Cette connaissance « n'est allée à aucun Brâhmane avant toi », et appartenait aux seuls kshatriyas. Et la connaissance en question comprend « comment ils reviennent ». Si c'était un secret, il était gardé loin des brahmanes, dont la vocation était d'apprendre et d'enseigner le Véda. Le garçon brahmane qui avait été instruit n'en savait rien, et son père non plus. Selon le récit de la même Upanishad, le garçon avait étudié les Védas pendant douze ans. Un enseignement que les propres maîtres du Véda n'avaient jamais reçu n'était pas dans le Véda qu'ils avaient reçu. Et l'enseignement de l'Upanishad change celui des hymnes. Les sacrificateurs que les hymnes envoient vers les Pères reviennent maintenant de la lune quand leurs œuvres sont épuisées. Appeler les deux couches shruti ne leur fait pas dire la même chose. Le Coran donne un seul récit d'un bout à l'autre : une seule vie, une barrière, une seule résurrection et un seul jugement.
Ce qu'il en ressort — Les Upanishads enseignent la renaissance, mais selon leurs propres mots aucun brahmane ne l'avait reçue auparavant. Et elle change ce que les hymnes disent des morts.
Shatapatha Brahmana 10.4.3.10 — kanda 10, adhyaya 4, brahmana 3, kandika 10
“Et ceux qui savent cela, ou ceux qui accomplissent cette œuvre sainte, reviennent à la vie quand ils sont morts, et, revenant à la vie, ils viennent à la vie immortelle. Mais ceux qui ne savent pas cela, ou n'accomplissent pas cette œuvre sainte, reviennent à la vie quand ils meurent, et ils deviennent la nourriture de celui-ci (la Mort) encore et encore.”
Cité pour
Le Véda n'est pas seulement les hymnes. Beaucoup d'hindous comptent aussi les Brahmanas comme Véda, et le Shatapatha Brahmana enseigne déjà la renaissance. Ceux qui n'ont pas la connaissance, dit-il, « reviennent à la vie quand ils sont morts ». Ils deviennent la nourriture de la Mort « encore et encore ».
La réponse
Ce passage du Shatapatha parle bien de revenir à la vie après la mort. Mais il ne dit pas où. Ceux qui savent « viennent à la vie immortelle » ; ceux qui ne savent pas meurent encore et encore. Macdonell y voit la forme la plus ancienne de la théorie. Mais il ajoute que cette notion « ne va pas au-delà de naissances et de morts répétées dans l'autre monde ». Elle a été transformée dans les Upanishads, écrit-il, « en supposant que la renaissance a lieu dans ce monde ». Hume est d'accord : la notion apparaît pour la première fois nettement dans ce Brahmana, non dans les hymnes. Ce passage ne nomme aucun retour par la pluie et les plantes, aucun sein et aucune naissance parmi les hommes. Ce retour est enseigné dans la Brihadaranyaka Upanishad, qui forme les derniers chapitres du même Brahmana. Et là, le roi dit que cette connaissance « n'a jamais demeuré jusqu'à présent chez aucun Brâhmane ». Ce passage ne montre donc pas que le Véda enseignait la renaissance sur terre. Il montre l'idée encore en formation, dans un livre plus tardif que les hymnes.
Ce qu'il en ressort — Ce passage du Brahmana parle de mourir de nouveau dans l'autre monde, non de renaître sur terre. Le retour sur terre vient dans l'Upanishad qui termine le Brahmana, laquelle dit qu'aucun brahmane ne l'avait reçu auparavant.
Brihadaranyaka Upanishad 3.2.13 — chapitre 3, section 2, verset 13
“« Yâgñavalkya, dit-il, quand la parole de cette personne morte entre dans le feu, le souffle dans l'air, l'œil dans le soleil, l'esprit dans la lune, l'ouïe dans l'espace, le corps dans la terre, le soi dans l'éther, les poils du corps dans les arbustes, les cheveux de la tête dans les arbres, quand le sang et la semence sont déposés dans l'eau, où est alors cette personne ? » Yâgñavalkya dit : « Prends ma main, mon ami. Nous deux seuls saurons cela ; que cette question entre nous ne soit pas (discutée) en public. » Alors ces deux-là sortirent et discutèrent, et ce qu'ils dirent fut le karman (l'œuvre), ce qu'ils louèrent fut le karman, à savoir qu'un homme devient bon par une bonne œuvre, et mauvais par une mauvaise œuvre.”
Cité pour
L'histoire des kshatriyas n'est pas toute l'Upanishad. Dans la Brihadaranyaka, le brahmane Yajnavalkya enseigne qu'un homme devient bon par une bonne œuvre et mauvais par une mauvaise œuvre. Les brahmanes connaissaient donc le karma, et le roi faisait l'éloge de sa propre classe.
La réponse
Regardez comment Yajnavalkya répond. On lui demande où est la personne quand son œil est entré dans le soleil et son corps dans la terre. Il répond : « Prends ma main, mon ami. Nous deux seuls saurons cela ; que cette question entre nous ne soit pas (discutée) en public. » Ce n'est qu'en privé que les deux parlent du karma. Même dans cette Upanishad, le karma est donc un enseignement gardé loin du public, non la doctrine connue des hymnes. Macdonell trouve ici, dans la Brihadaranyaka, « les débuts de la doctrine du karma », non dans les hymnes. L'Upanishad ne dit pas non plus qu'aucun brahmane n'a jamais parlé des actes. Elle dit que la connaissance de l'endroit où vont les morts et de la manière dont ils reviennent n'était allée à aucun brahmane auparavant. Et ce n'est pas seulement la vantardise du roi. L'Upanishad raconte l'histoire comme vraie, et montre le père et le fils brahmanes ne connaissant aucune des réponses.
Ce qu'il en ressort — Yajnavalkya ne parle du karma qu'en privé, et dans une Upanishad, non dans les hymnes. Cela ne montre pas que les hymnes enseignaient la renaissance.
Bhagavad-Gîtâ 2:22 — chapitre 2, verset 22
“Comme un homme, rejetant de vieux vêtements, en revêt d'autres et de neufs, ainsi l'(âme) incarnée, rejetant de vieux corps, va dans d'autres et de neufs.”
Cité pour
La Gita enseigne clairement la renaissance : le soi rejette de vieux corps et en prend de nouveaux, comme un homme change de vêtements. La renaissance est l'enseignement de l'écriture hindoue.
La réponse
La Gita enseigne bien la renaissance, et cette page ne le nie pas. Mais la Gita, un texte de la smriti, ne montre pas que les hymnes l'enseignaient. Elle montre plutôt le changement. De ceux qui connaissent « les trois (branches de la) connaissance » et boivent le Soma, elle dit qu'ils atteignent « le monde saint du seigneur des dieux ». Ils « entrent dans le monde des mortels quand (leur) mérite est épuisé ». Ceux qui suivent les trois Védas obtiennent « l'aller et le retour ». Le Rig-Véda priait pour être placé dans « ce monde immortel et incorruptible » et rendu immortel dans le royaume de Yama. La Gita fait du ciel des sacrificateurs un séjour qui se termine par un retour. Ce n'est pas le Véda qui enseigne la renaissance ; c'est un livre plus tardif qui change l'espérance du Véda.
Ce qu'il en ressort — La Gita enseigne la renaissance, mais elle fait du ciel védique un séjour qui prend fin.
Bhagavad-Gîtâ 9:20-22 — chapitre 9, versets 20-22
“Ceux qui connaissent les trois (branches de la) connaissance, qui boivent le jus du Soma, dont les péchés sont lavés, offrent des sacrifices et me prient pour un passage au ciel ; et atteignant le monde saint du seigneur des dieux, ils jouissent dans les régions célestes des plaisirs célestes des dieux. Et après avoir joui de ce grand monde céleste, ils entrent dans le monde des mortels quand (leur) mérite est épuisé. Ainsi ceux qui souhaitent des objets de désir, et recourent aux prescriptions des trois (Védas), obtiennent (pour fruit) l'aller et le retour. À ces hommes qui m'adorent, méditant sur moi et sur nul autre, et qui sont constamment dévoués, je donne de nouveaux dons et je préserve ce qu'ils ont acquis.”
Cité pour
Les hymnes appartiennent à la partie rituelle du Véda (karma-kanda). Leur ciel est la récompense du sacrifice, et les sages ont toujours su que ce n'était pas le but ultime. La Gita le dit : ceux qui suivent les trois Védas reviennent quand leur mérite est épuisé. Les Upanishads donnent la connaissance supérieure à ceux qui y sont prêts. Deux enseignements pour deux sortes de chercheurs ne font pas une contradiction.
La réponse
Les hymnes n'appellent pas leur ciel une marche inférieure. Ils prient : « place-moi dans ce monde immortel et incorruptible », et « Rends-moi immortel dans ce royaume ». Ils envoient le mort rencontrer son mérite « au plus haut du ciel », et demandent à Yama de lui faire « une demeure durable ». Rien en eux ne dit que le séjour prendra fin. Le classement de ce ciel comme un but inférieur vient des Upanishads et de la Gita. Ce sont précisément les livres dont l'enseignement est en question. L'objection lit donc les hymnes à travers les livres plus tardifs ; elle ne trouve pas la renaissance dans les hymnes. Un monde que les hymnes disent sans mort ne peut pas être aussi un séjour qui prend fin. Les livres plus tardifs n'ajoutent pas une marche à la promesse des hymnes ; ils la changent. Le Coran donne un seul récit des morts du début à la fin : une seule vie, une barrière, puis une seule résurrection (23:99-100).
Ce qu'il en ressort — Les hymnes promettent un monde sans mort. L'appeler le but inférieur change leur enseignement ; cela ne le complète pas.
Coran 2:28 — Sourate al-Baqara (La Vache), verset 28
“Comment pouvez-vous rejeter la foi en Allah, alors que vous étiez sans vie et qu'Il vous a donné la vie ; puis Il vous fera mourir, et vous ramènera de nouveau à la vie ; et de nouveau c'est vers Lui que vous retournerez ?”
Cité pour
L'islam a aussi un retour. Le Coran dit que Dieu vous a donné la vie, vous fera mourir, et « vous ramènera de nouveau à la vie ». Dans l'au-delà, les gens disent : « deux fois Tu nous as donné la Vie ». L'islam a aussi un séjour après la mort, le barzakh, tout comme l'Upanishad a le monde des pères. Et le Coran lui-même raconte des morts ramenés à la vie en ce monde. Revenir à la vie après la mort est une sorte de renaissance.
La réponse
Le Coran compte les vies, et le compte s'arrête. Vous étiez sans vie et Il vous a donné la vie ; Il vous fera mourir et vous ramènera de nouveau à la vie. Cela fait deux vies en tout : celle-ci et la résurrection. Les mécréants donnent le même compte en 40:11. Ibn Kathir rapporte l'explication d'Ibn Mas'ud selon laquelle le verset est comme 2:28. Il l'appelle l'avis juste, sans aucun doute, et rejette les lectures qui compteraient trois vies. Il est dit au mourant qui demande à revenir : « Non, jamais ! » Des générations détruites, le Coran dit : « Ils ne reviendront pas vers eux ». En 40:11, la supplication « y a-t-il un moyen d'en sortir ? » est une demande d'être ramené au monde, comme l'explique Ibn Kathir. Elle est refusée. Le barzakh est une barrière contre le retour, non une route de retour. Devant les morts il y a « une barrière jusqu'au Jour où ils seront ressuscités ». Il se termine par la résurrection et le jugement, jamais par un sein. Le Coran raconte bien que quelques-uns ont été ressuscités en ce monde par un miracle. Dieu (﷾) fit mourir un homme pendant cent ans, « puis le ressuscita ». À un peuple qui fuyait la mort, Dieu (﷾) dit « Mourez », puis « Il les rendit à la vie ». Du peuple de Moïse, Il dit : « Nous vous avons ressuscités après votre mort ». Jésus ranimait les morts « avec la permission d'Allah ». Chacun est revenu dans son propre corps, à la même vie, comme un signe de la puissance de Dieu (﷾). Aucun n'est né de nouveau comme une autre personne, pour être rétribué d'une vie passée. La renaissance est un retour en ce monde, encore et encore, de corps en corps, pour récolter les actes passés. La résurrection est un seul relèvement, une seule fois, pour le jugement.
Ce qu'il en ressort — Le Coran enseigne une seule résurrection pour le jugement, non un cycle de naissances. Personne ne renaît en ce monde pour être rétribué d'une vie passée.
Points de vue
La renaissance est l'enseignement du Véda (Vedanta)
Les Upanishads sont shruti, écriture révélée, et la fin du Véda. Elles enseignent où va l'âme à la mort et comment elle revient dans un corps selon ses actes, jusqu'à ce que la connaissance la libère (moksha). La Gita enseigne la même chose. Comme Vivekananda l'a dit au Parlement mondial des religions, les Védas déclarent que l'homme est un esprit qui a eu un passé. La mort n'est qu'un changement d'un corps à un autre.
La tradition du Vedanta, et des maîtres modernes comme Swami Vivekananda
La Chandogya Upanishad enseigne que ceux qui vivent de sacrifices et de charité vont à la lune. Quand leurs bonnes œuvres sont épuisées, ils reviennent pour naître.
Réfutation
Admettons que la Chandogya, que les hindous comptent comme shruti, enseigne un retour. La même Upanishad dit que cette connaissance « n'est allée à aucun Brâhmane avant toi ». Et elle fait du ciel sans mort des hymnes un séjour qui prend fin. Quand deux couches d'une même écriture divergent, le Coran tranche : les morts ne sont pas renvoyés (23:99-100).
La Gita dit que le soi incarné rejette de vieux corps et entre dans de nouveaux. C'est comme un homme qui revêt de nouveaux vêtements.
Réfutation
Admettons que la Gita l'enseigne. Mais elle fait de « ce monde immortel et incorruptible » des hymnes un séjour qui prend fin « quand (leur) mérite est épuisé ». Cela change l'espérance des hymnes ; cela ne montre pas qu'ils enseignaient la renaissance. Le Coran répond à la question de savoir si la renaissance est vraie : les morts ne sont pas renvoyés (23:99-100).
Vivekananda a parlé au Parlement des religions de 1893. Il a dit que les Védas enseignent que l'homme est un esprit qui a eu un passé, et que la mort est un changement de corps.
Réfutation
Vivekananda entendait le Véda tel que le lit le Vedanta, avec les Upanishads. Les hymnes eux-mêmes envoient les morts vers les Pères « au plus haut du ciel », jamais dans un sein. Et l'Upanishad dit que son enseignement du retour n'était allé à aucun brahmane auparavant.
Le Shatapatha Brahmana dit que ceux qui n'ont pas la connaissance « reviennent à la vie quand ils sont morts ». Encore et encore, ils deviennent la nourriture de la Mort.
Réfutation
Admettons que le Shatapatha parle de revenir à la vie. Macdonell dit que cette notion « ne va pas au-delà de naissances et de morts répétées dans l'autre monde ». La naissance sur terre vient d'abord dans les Upanishads, dit-il.
Le germe de la renaissance dans le Rig-Véda
Les Upanishads déploient ce que contiennent déjà les hymnes. L'hymne funéraire envoie le mort aux eaux et aux plantes, par où passe le chemin plus tardif du retour. Il prie aussi pour qu'il rejoigne un corps. Un vers de l'hymne-énigme, dans la lecture de Sayana, parle de quelqu'un qui, encore dans le sein de sa mère, est sujet à de nombreuses naissances. Swami Dayananda a trouvé des naissances antérieures et des renaissances dans une prière du dixième livre.
Des lecteurs hindous des hymnes : Swami Dayananda ; sur 1.164.32, le commentateur médiéval Sayana
L'hymne funéraire envoie le mort « selon ton mérite, à la terre ou au ciel ». Il l'envoie aussi aux eaux, et vers une demeure dans les plantes.
Réfutation
Admettons que la strophe nomme les eaux et les plantes. Elle rend d'abord l'œil au soleil et le souffle au vent. Muir lit « selon ton mérite » comme « selon la nature (de tes diverses parties) ». De toute façon, elle nomme la terre et le ciel, non un sein. La strophe suivante demande à Agni : « porte cet homme à la région des pieux ». Tout au plus, dit Macdonell, un passage « peut contenir les germes de la théorie ».
Le même hymne prie pour que le mort, revêtant une vie nouvelle, rejoigne un corps.
Réfutation
Admettons qu'il rejoigne un corps. Le vers commence par « De nouveau, ô Agni, envoie aux Pères ». Le même hymne dit de la même manière « remets-le aux Pères ». Le corps est donc revêtu parmi les Pères, non reçu d'une mère sur terre.
Wilson a traduit la lecture que Sayana fait de Rig-Véda 1.164.32. Dans celle-ci, le vers parle de quelqu'un enveloppé dans le sein de sa mère qui passe par de nombreuses naissances.
Réfutation
Admettons que Sayana l'ait lu ainsi. C'est une énigme, et le Nirukta, un ancien livre indien sur le sens des mots, rapporte une autre lecture : « Cela se rapporte au phénomène de la pluie ». Ce sont les hymnes funéraires, qui parlent clairement, qui tranchent la question.
Swami Dayananda a commencé son chapitre sur la renaissance par Rig-Véda 10.59.6-7. Il a dit que ces vers parlent de naissances antérieures et de renaissances.
Réfutation
Admettons que Dayananda l'ait lu ainsi. L'hymne lui-même demande à « contempler le Soleil levant » et prie : « rends plus longs les jours qu'il nous reste à vivre ». Il prie pour que cette vie continue, non pour une autre.
La position des universitaires
Statut : Consensus
Les spécialistes du Véda s'accordent à dire que le Rig-Véda n'enseigne pas la renaissance. Ses hymnes funéraires tiennent que le feu ou la tombe ne détruisent que le corps, tandis que les morts continuent de vivre avec Yama et les Pères. Macdonell n'a trouvé aucune indication de la transmigration des âmes, même dans les Védas plus tardifs. Il admettait seulement qu'un passage, où l'âme s'en va vers les eaux ou les plantes, peut en contenir les germes. Hume n'a trouvé dans le Rig-Véda aucune trace de métempsycose. Tous deux placent sa première forme nette dans le Shatapatha Brahmana, un livre en prose sur le rituel. Hume note aussi, après Hopkins, un spécialiste américain du sanskrit, un signe préliminaire de cette doctrine dans l'Atharva-Véda, le quatrième Véda. Macdonell dit que la forme du Brahmana ne va pas au-delà de naissances et de morts répétées dans l'autre monde. Les Upanishads, dit-il, en ont fait une renaissance en ce monde. Il appelle le séjour dans l'autre monde de la Chandogya une survivance de l'ancienne croyance védique sur la vie future.
Le point de vue islamique
Chaque personne vit une seule vie en ce monde, meurt, et attend derrière une barrière jusqu'à la résurrection. Alors tous sont ressuscités une fois et voient leurs propres actes. Personne ne renaît en ce monde dans un autre corps. Les hymnes funéraires du Rig-Véda, qui envoient les morts rencontrer leurs actes, sont plus proches de cela que l'enseignement plus tardif de la renaissance. Et l'Upanishad elle-même dit que son enseignement du retour n'était allé à aucun brahmane auparavant.
Le Coran refuse la supplication du mourant qui demande à être renvoyé. Il place une barrière devant les morts jusqu'au Jour où ils seront ressuscités.
Le Coran compte deux vies pour l'humanité : celle-ci, et la résurrection. Ibn Kathir dit que lire 40:11 à la lumière de 2:28 est l'avis juste.
Les quelques personnes que Dieu (﷾) a ressuscitées en ce monde sont revenues dans leur propre corps, comme des signes. Aucune n'est née de nouveau comme quelqu'un d'autre.
Chaque âme verra ses actes, jusqu'au poids d'un atome. Et tous seront amenés devant Dieu (﷾) pour être jugés.
Les hymnes funéraires du Rig-Véda envoient les morts vers Yama et les Pères au plus haut du ciel. Ils ne les renvoient jamais naître.
La Chandogya Upanishad dit qu'aucun brahmane n'avait su, avant cela, comment les morts reviennent. La Brihadaranyaka Upanishad est d'accord.